‹ Étude comparative des thérapeutiques utilisées dans l'invagination intestinale aiguë du nourrissonChapitre 12 sur 25 · REC 1 NES · texte numérisé non relu

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quelques jours où le malade est resté en observation à l'hôpital. Depuis pius de huit mois écoulés, la santé de l’enfant reste parfaite.

Observation V

Invagination aiguë, traitée par te tavement baryté à la 482 heure. Guérison. (Résumé).

(De la Marnière, Gazette médicale de Bretagne, 1929).

Un garçon de 7 mois, adressé le 7 octobre 1928 par le Docteur Duterque de Lesnevers.

Coliques, sang par anus, vomissements; pas de boudin perceptible.

II n’arrive à Brest qu’au bout de 48 heures, les parents n’ayant appelé le médecin que tardivement. Lavement bismuthé sous écran. Un doigt est introduit dans l’anus à côté de la canule; figure très nette d’invagination dans le transverse puis déroulement et le bismuth dessine nettement le cœcum. Guérison.

Observation VI

Lavement baryté. Guérison (Delalande et de la Marnière, de Brest)

Kaigre, Jean, Claude, né le 25 mai 1927; très beau bébé nourri au sein. Le 24 avril 1928, vers 8 h. 30 du soir, l’enfant est pris brusquement de douleurs violentes survenant par accès paroxystiques. Il se tord, vomit, refuse la moindre tétée. Appelé à 9 h. 30 du soir, c’est-à-dire une heure après le début, je fais le diagnostie d’invagination intestinale. Il est transporté à mon domicile où sous radio je donne un lavement baryté, le lavement opaque progresse d’abord normalement, puis marque un temps d’arrét, puis reprend rapidement sa marche pour remplir le gros intestin. L'enfant ne erie plus et passe un très bonne nuit. Le lendemain matin, il se plaint de nouveau assez fortement, mais beaucoup moins que la veille au soir. Un lavement ordinaire donné sous légère. pression à raison de cette tentative de réinvagination.

ne

Le Docteur de Ja Marnière voit l'enfant dans la journée et confirme le diagnostic. ALES

Observation VII Lavement baryté el opération.

(Pouliquen)

Poitevin Jean, 1 an, né le 20 novembre 1926, est un très bel enfant nourri au sein. Après être resté deux jours sans se salir, il est réveillé dans la nuit du 15 août 1927 par des coliques procédant par crises : il crie, s’agibe, refuse le sein et a des vomissements répétés. Le Docteur Chambon de Nîmes pratique le toucher rectal débâcle de mucus rosé fétide. Le chirurgien consulté refuse d’opérer. Or, tout s'arrange. Le soir, l'enfant rend des gaz, la tempé- Tature atteint 400.

En septembre, 2° crise très courte, sans vomissements ni selles sanglantes.

Le 15 octobre, 3° crise, sans vomissements : deux médecins différents ont vu ces crises ou plutôt n’ont pu arriver qu'après leur terminaison et n’ont pu fajre le diagnostic.

Mais les parents sont très affirmatifs, l'enfant à souffert comme la première fois.

Le 6 décembre à midi, reprise brusque des accidents : eris, agitation, l’epfant refuse le sein, il vomit à plusieurs reprises.

Les parents vont chercher le Docteur Chambon, qui perçoit un boudin sous le foie. Le toucher rectal ne ramène rien, Je vois d'enfant à 6 h. 50. T1 paraît très calme et dort lourdement. Par moments une colique lui cause une grimace de douleur «et un peu d’agitation. Pas de vomissements depuis 15 heures, le boudin n’est plus perceptible, l'enfant se défend, le toucher rectal ramène un jet de mucus sanguinolent.

:: Etant donnée la terminaison favorable des trois premières crises des parents hésitent à accepter l'intervention, mais ils acceptent volontiers un lavement bismuthé. Celui-ci est donné à 8 h. 45 par le Docteur Pichenal, La bouillie opaque remplit rapidement

l’ampoule puis le descendant et le transverse et s'arrête à l'angle sous-hépaiique, dessinant nettement la tête de l’invagination. Cette image est fixe (Radio prise à ce moment).

Les contractions énergiques tendent à vider le côlon que l’on maintient empli en élevant le récipient à 80 em, environ. Une tentative de taxis sous écran ne donne rien, l'enfant se défend et l’on ne peut palper le boudin, mais les parents acceptent tout de suite l’intervention.

Opération le 6 décembre 1927, à 21 h. 45. Choloroforme. Aide le Docteur Chambon. Avant l'intervention, on sent admirablement le boudin horizontal sous le foie. Incision sus et sous-ombilicale, anses grêles dilatées. Liquide séro-hématique assez abondant. La main perçoit le boudin qui fuit dans le flane droit et je ramène le côlon droit désinvaginé. Je n'ai donc pas eu en mains la désinvagination, mais le côlon ascendant est cartonné, violacé, lappendice rouge et turgescent. 11 y à un amas de ganglions tuméfiés dans l’angle iléo-cæcal.

Fixation de la bandelette musculaire externe du eæcum ascendant, par deux catguts, au péritoine pariéta]l de la paroi iliaque.

Paroi en un plan aux erins. Le lendemain, l’enfant émet des gaz à 10 heures du matin, mais il vomit encore pendant 24 heures, puis les fonctions se rétablissent normalement.

Traitement chirurgical. — Malgré les résultats obtenus dans le traitement de l’invagination, par le lavement baryté, la plupart des chirurgiens en sont restés au traitement chirurgical pour produire la désinvagination. Cette désinvagination serait toujours possible dans les 48 premières heures (Ombredanne). Elle doit être réalisée par expression de bas en haut du cylindre invaginant; elle ne doit jamais être faite par traction sur le segment proximal.

Telle est l’opération idéale, mais elle n’est pas toujours réalisable, soit que la réduction soit impossible, soit qu’il ÿ ait déjà péritonite par perforation.

Les succès opératoires sont dus à la précocité de |’ interven-

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