‹ Étude comparative des thérapeutiques utilisées dans l'invagination intestinale aiguë du nourrissonChapitre 18 sur 25 · SE AA EE · texte numérisé non relu

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guinolentes; l'enfant mise au sein en prend un peu, mais aussitôt après, présente un vomissement verdâtre.

De 8 heures et demie à 18 heures, des cerises douloureuses surviennent tous les quart d’heure, avec vomissements après chaque tétée et émission de glaires sanguinolentes par l’anus, plusieurs fois dans la journée. ï

Le Docteur Forton, envoie d'urgence la malade à l'hôpital des Enfants.

L’enfant est très abattue, le ventre tendu; le toucher rectal permet de sentir la tête de l’invagination. Pouls à 126; température à 370 4.

Intervention de M. le Professeur Rocher à 22 heures (21 heures après le début des accidents). Anesthésie à l’éther. Laparotomie médiane sus et sous ombilicale. Les anses grêles sont distendues et rouges; la tête de l’invagination est rapidement trouvée dans le côlon iléo-pelvien. La réduction de l’invagination se fait facilement. L’appendice est rouge et sa pointe est le siège d’un léger infarctus. Le péritoine est fermé par des points séparés. L’aponévrose par un surjet,

La peau est suturée aux erins. Durée 14 minutes.

Le lendemain matin, l’enfant est pâle, vomit un peu d’eau qu’on lui donne et n’a pas eu de selles. Son abdomen est tendu, température 3909, pouls à 146, à 5 heures du soir la température est à 3904, le pouls à 180.

On lui donne 100 cm* d’eau bicarbonatée en goutte à goutte rectal. La nuit est très mauvaise.

Le 1er mai à 9 heures du matin, l’enfant est très pâle, ses yeux sont excavés, ses fontanelles sont déprimées, la température atteint 4006 et le pouls est imperceptible.

Malgré le goutte à goutte rectal, les enveloppements humides et les injections de solucamphre, l’état général continue à décliner et l’enfant meurt à 21 heures. |

L'autopsie démontra une distension légère du côlon transverse et du côlon descendant, un état de contracture du côlon ascendant et du cœcum qui avait le diamètre du petit doigt; la dernière portion de l’iléon, violacée, était rétractée sur 3 centimètres delongueur.

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Au niveau de l’angle colique gauche, on trouve une compressé et de la sérosité jaune acajou, trouble, dans le ventre; les anses grêles étaient très distendues comme avant l'intervention.

«La présence de la compresse à-t-elle déclenché des phénomènes de péritonite, cause de la mort en hyperthermie. Nous ne le croyons pas; l’aspect des anses grêles s'explique par la persistance d’une contracture du segment intestinal primitivement invaginé. Les suites post-opératoires rappelaient dans leurs grandes lignes ceiles des nourrissons qui meurent avec le syndrome pâleur, hyperthermie. »

Observation 1X

Invagination iléo-colique chez un nourrisson de 6 mois — Désinvagination — (ruérison (Service de M. le professeur Rocher)

C. Antoine,6 mois, est né à terme; nourri au sein; aucun trouble digestif.

Le 9 juin au matin, l’enfant parait un peu fatigué. Il vomit un peu vers 10 heures, et à 11 heures il fait une selle avec des matières striées de sang.

Depuis ce moment-là, il présente des crises douloureuses fréquentes, et à plusieurs émissions de selles sanglantes.

Son médecin l'envoie avec le diagnostic d’invagination intestinale. ,

L'enfant arrive à l'hôpital à 9 heures du soir, et il est opéré immédiatement par le docteur Guêrin, chef de clinique. La palpation permet de sentir le boudin d’invagination, mais le toucher rectal est négatif. Anesthésie chloroforme-éther. Incision médiane sus et sous-ombilicale. L’abdomen ouvert, on trouve facilement la tête de l’invagination qui siège dans le côlon descendant. La réduction est rendue difficile par l’anesthésie imparfaite; l’enfant pousse, entraînant une éviscération partielle. La réduction ter. minée, l’anse invaginée n’est pas fixée. ;

Suture de la paroi avec des crins totaux; surjet péritonéal et surjet musculaire. Injection de sérum glucosé (20 emi). La tempéra-

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