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lombaire est de nouveau pratiquée qui ne montre aucune réaction cytologique.
Le 15 novembre, la sérosité continue à s’écouler, les anses intestinales paraissent sous la peau, une éventration est à craindre.
Jusqu'au 20 novembre, l’état reste stationnaire, la température tend à baisser et l’enfant s’alimente bien.
Dans la nuit du 20 au 21 novembre, il commence à vomir, la température monte à 4006.
Le 21 novembre au matin, la température est à 390, il à encore des vomissements verts.
Devant l’imminence d’une éventration, le pansement est refait sous anesthésie générale La paroi cependant paraît en voie de eicatrisation, un peu de liquide s’écoule toujours entre deux points. On se contente d’enlever les crins cutanés et de refaire un pansement avec bandage de leucoplaste.
Le 22 novembre : l’état de l’enfant est de plus en plus grave; les yeux sont excavés, le nez pincé, il vomit sans arrêt; il est sans aucun doute en occlusion intestinale Intervention à 18 heures. Rachi-anesthésie, syncaïne à 5 %, 4 cgr., laparotomie médiane sus-ombilicale. On trouve aussitôt des anses adhérentes à la paroi et adhérentes entre elles; les anses intestinales dilatées dans toute la partie supérieure de l’abdomen, sont aplaties au contraire dans le reste de la cavité abdominale; il n’y a pas de liquide dans le ventre et les anses ne sont pas rouges. ,
Le déroulement du grêle jusqu’à l’endroit où siège l’occlusion montre qu'il s’agit d’un volvulus autour du mésentère faisant pivot.
En un point où le péritoine est déchiré, on fait une suture au fil de lin par points séparés.
L'état de l'enfant s'aggrave pendant l'opération et il meurt sur la table d'opération. # . Du côté de la région désinvaginée les anses sont revenues à un état tout à fait normal, sans aucune trace de l’invagination opérée il y a treize jours.
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Observation XI
Invagination iléo-colique chez un nourrisson de 11 mois, désinvagi-
nation, guérison; occlusion tardive, mort. (Service de M. le Professeur Rocher.)
Mazeau Odette, 11 mois, à présenté le jeudi soir 18 juin 1925 des signes d’invagination intestinale : coliques violentes avec cris, vomissements, une selle sanglante, pas de fièvre.
L'enfant est amenée à l’hôpital des Enfants le 20 juin 1925, soit 36 heures après le début de la erise. L’abdomen est distendu; on sent à la palpation une tumeur siégeant à gauche de l’ombilic,
. mobile, non douloureuse, allongée verticalement. Le toucher
rectal est négatif.
L'intervention d'urgence est faite : anesthésie parfaite au chloroforme. La laparotomie a montré qu’il s'agissait d’une invagination iléo-colique ayant migré jusqu'à la partie terminale du côlon pelvien.
La désinvagination ne présente de difficultés que par l’importance et la longueur du segment invaginé. Il à fallu faire une éviscération partielle de l'intestin grêle.
Suture de l’abdomen avec cæcopexie sur la ligne médiane.
Les suites opératoires sont marquées dans les premières vingt-
quatre heures par une hyperthermie allant jusqu’à 400, pouls
Le 3° jour, selle spontanée; depuis, température normale, selles journalières.
L'enfant sort de l’hôpital le 1er juillet, en parfait état.
Vers le 20 juillet 1925, nouvelle crise douloureuse abdominale avec vomissements sans hémorragie intestinale. L’enfant ramenée à l'hôpital est mise en observation; les accidents cèdent rapidement au bout de 24 heures et la petite malade repart à la campagne; pendant deux mois et demi elle à une santé parfaite.
Récidive vers le 18 octobre : diarrhée, vomissements.
Le Docteur Lartigaut prescrit la diète; la diarrhée persiste, la température monte, le ventre se ballonne.
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A HED 22
Le 22 octobre : la température est à 400, la diarrhée persiste; pas de sang dans les selles. Baïns, glace sur le ventre, huile camphrée.
Le 24, l’enfant entre dans le service. Son ventre est uniformément ballonné, crises douloureuses qui font gémir l’enfant, facies non péritonéal, pas de vomissements.
Le 25 octobre à 18 heures, laparotomie exploratrice. Anesthésie générale au chloroforme On trouve une bride péritonéale lâche ne faisant pas de sténose; aucune lésion ni sur le grêle, ni sur le côlon. Cependant le eæcum, les côlons et même la portion terminale du grêle sont très distendus. Aucun obstacle ne peut être décelé malgré une exploration complète de tout le tube digestif. On abouche alors l’anse sigmoiïde à la paroi, au moyen d’une baguette de verre. L’anse est ponctionnée avec une aiguille, sans que l’on obtienne d’affaissement. L'enfant à bien supporté cette intervention.
Le 26 octobre, température 390, état général non modifié; sérum sous-cutané, huile camphrée, eau sucrée.
Le 27, température 3805; l’état de l’enfant s’aggrave, ses yeux se creusent, son pouls devient rapide, mal frappé malgré les tonicardiaques employés.
La famille emmène l’enfant mourante le jour même.
Observation XII
Invagination iléo-cæcale chez un nourrisson de T mois, Opération. Guérison (Service de M. le Professeur Rocher)
Raoul L..., âgé de 7 mois, à présenté le 23 mars 1926 des signes d’invagination intestinale : coliques avec crises paroxystiques, quelques vomissements; sang et glaires dans les matières, au bout de 12 heures,
L'enfant à été opéré à la quarante huitième heure, le 23 mars 1926, à cinq heures de l’après-midi. La laparotomie à montré
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qu'il $ ’agissait d’une invagination iléo-cæcale et ayant migré jusqu'au milieu du côlon descendant.
La désinvagination à été facile. Il n’a pas été pratiqué de pexie du cæeum. La nuit qui a suivi l'intervention est assez calme, mais les suites opératoires ont été marquées, dans les premières vingt-quatre heures, par une hyperthermie très élevée, allant jusqu’à 4006. Sous l'influence des enveloppements froids de tout le torps pendant vingt-quatre heures, la température descend le soir à 390, et le 25 mars, la température redevient normale.
Dès le soir de l’opération, l’enfant à pris de l’eau sucrée et un peu de lait; on y a ajouté quelques gouttes d’adrénaline pour parer au choc opératoire.
Du 28 mars au 12 avril, diarrhée verte. Probablement le iait de la mère était modifié du fait des émotions qu’elle avait eues-
Actuellement, l’enfant se porte parfaitement bien et a engraissé.
Observation XIII
Invagination iléo colique chez un nourrisson de 9 mois. Désinvagination. Guérison (Docteurs Bohème et Paniz)
M. Paul, neuf mois, bel enfant sans antécédents, [a présenté dans la matinée du 27 mars 1928, des crises douloureuses à types coliques; au bout de queques heures, une selle sanglante consécutive à un lavement.
On sent à ce moment une tuméfaction transversale épigastrique.
I1a été fait une tentative de désinvagination au cours de l’exploration du gros intestin par un lavement opaque. On a vu ainsi l’ampoule rectale, un long côlon sigmoïde, un côlon descendant et la portion gauche du transverse normaux.
À la partie moyenne du côlon transverse, on voit la bouillie s’atrêter sous forme d’un croissant à concavité dirigée vers la droite, dessinant la tête de l’invagination.
Sous l'influence d’une pression de lavement de 1 m. 20, l’image
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recule vers la droite presque sous le foie, mais reste distante de 6 cm. de la fosse iliaque.
On ne peut désinvaginer plus.
On envoie l’enfant immédiatement à Nancy où nous l’examinons.
Pendant ce voyage, il vomit encore et crie à plusieurs reprises. A l'entrée, enfant calme, bon facies, bon pouls. Mais dès qu’on touche le ventre, il crie et se défend. La fosse iliaque est normalement dépressible. Sous les droits contracturés, on ne sent rien.
Toucher rectal rien non plus, mais en retirant le doigt, évacuation du lavement baryté teinté de sang.
On anesthésie l’enfant et dès que la contracture des droits est vaincue, on accroche très facilement un boudin. Invagination transversale dans la région ombilicale plongeant dans l’hypocondre droit.
La laparotomie suit immédiatement. Incision de 9 cm. sus et sous-ombilicale. On trouve l’estomac et un paquet d’anses grêles très dilatées qui font issue à l’ouverture du ventre. Vers l’angle droit, on tombe sur la tête de l’invagination que l’on suit. Type iléo-colique à collet serré. Le cæcum est en place mais attiré vers la gauche et en profondeur, ce qui explique la vacuité de la fosse iliaque. La racine de l’appendice est prise dans le collet et c’est qui est au maximum étranglé. — Il est rouge vineux, turgescent, mais paraît viable et pour ne pas allonger on le laisse. Par expression, lentement, en cinq minutes d’efforts doux et continus, on désinvagine. L’anse réduite est normale, quoique très . ædématée.
On ferme en trois plans.
Suites : l’enfant peu shocké, réchauffé (huile camphrée) s’endort dans la nuit et ne vomit plus.
Le lendemain, bonne mine, 40° de température le matin; selle dans la journée, le soir 3905.
Le surlendemain matin, 3805, pas de vomissements, selles normales. Guérison.