CHAPITRE QUATRIÈME
Les rewnus fixes des hospices et les subventions municipales, à Narbonne et dans le nord de la France.
I41 partie la plus faible de la gestion hospitalière à Narbonne, et, par conséquent la plus digne d'intérêt, de sollicitude et de sympathie pour les hommes dévoués aux paurres, la partie la plus faible est celle des revenus fixes, comprenant seulement pour une dépense nécessaire, dont le total s*^élève à près de cent mille francs, une rente sur l'Etat de trente-un nulle francs et une rente siir divers particuliers inférieure à trois cents francs. Sans la subvention municipale fixée à trente mille francs dans le budget ordinaire de 1881, les hospices n'auraient pas le tiers de la somme nécessaire pour faire face aux dépenses des deux établissements» Avec cette subvention, ils n'ont pas les deux tiers.
De là une grande gêne et une gestion difficile.
De là une grandie incertitude dans les ressources,
dont la conversion de la dette publique a donné de nos jours deux frappants exemples, en faisant perdre aux hospices trois mille francs de rente par la conversion du 5 pour cent en 4 1/2, et en les forçant à payer à l'Etat pour la conversion du i 1 /2 en 3 pour cent, une soulte de 3S,708 francs iO centimes. La conséquence de ces deux mesures, la perte d'une rente annuelle de quatre mille cinq cents francs a été si grande, que malgré les années écoulées depuis ces opérations financières, malgré des legs nombreux et des rachats de rentes multipliés, dont le capital a été versé au Trésor pour être placé sur les fonds publics, le chiffre de la rente sur l'Etat antérieur aux deux conversions n'est pas encore atteint.
De cette situation des hospices, de cette constitution spéciale de la fortune hospitalière à Narbonne, comparée avec celle des hospices du Nord, résultent des différences essentielles, que nous indiquerons dans les deux titres suivants, concernant les revenus fixes et les subventions municipales.