PEU
IIODE
i TBUPORELLB.
Le mètre n'est donc pas syllabique. Aucun accent ne manque; il n'y en a pas de douteux ^
Shelley ne soigne pas trop sa versification, qui échappe à toutes les règles.
(4) The day is corne, and thon wilt fly with me.
To whatsoe *er of dull mortallly
Is mine, remain a vestal sister still ; I (;) To the \ intense, the deep, the imperisliable,
Not mine but me, henceforth be thou uni | ted I A Even | as a bride | , deligbt | ing A and | delight | éd.
. .. Ëmily
A ship is float | ing A in \ tbe barbour now,
A wind is bov | ering A o*er \ tbe mountain 's brow ; I (;) There is | a patb | on the sea 's | az | ure floor,
No keel bas ever.ploughed that path before ;
Tbe halcyons brood around the foamless isles ;
The Ireacherous O | cean A has \ forsworn its wiles ;
Say, I my beart's sis | ter, wilt thon sail with me ?
(Epipsychidion.)
Le passage est syilabique : Shelley ne compte pas
^ Les mots is a straight staff constituent un groupe accentuel, car le mot staff se subordonne évidemment au mot straight, mis en contraste avec benl. La division périodique n'est donc nullement douteuse.
les désinences atones (-ed) à la Bn des vers. Un poète qui soigne beaucoup son syllabisme les évite tout à fait — ou peu s'en faut. Dans les vers non syllabiques, comme nous avons vu, elles comptent dans la première période du vers suivant. L'accentuation du dernier vers du passage est douteuse On ne sait trop où finit la seconde période.
(5) Considérons quelques stances du Masque de l'Anarchie :
As I lay I asleep in Ilaly There came a voice from o | ver the S«a | , — (») And with | great power it forth led me To walk I in tlie vis | ions of Pc | esy.
I I met Mur | der on \ the way — He had a mask like Gastlereagh — Ver I y smooth he looked, yet grim :
Sev I en blood-hounds followed him :
Ciothed I with the Bib \ le, as \ with light, And I the shad | ows of \ the night, Like Sidmouth, next, Hypocrisy
1 O^M I a croc | odiie rode by.
Last I came Anarchy : he rode
On I a white horse, splashed with blood ;
2 He I was pale | even to \ the lips, Like Death | in the \ Apocalypse.
And I he wore a Kingly crown ; And in \ his grasp a sceptre shone ;
3 On I his brow this mark I saw —
" I I am God, and King, and Law ! ". . .^
On voit que le syllabisme n'est pas observé ; mais beaucoup d'accents manquent tout de même. Le rythme supporte assez mal le schéma métrique voulu. Plusieurs vers sont métriquement ambigus : par exemple ceux marqués 1, 2, 3, ci-dessus.
^ Dans toutes les citations ci-dessus, je souligne les périodes où l'accent manque.