‹ Étude comparée de la versification française et de la versification anglaiseChapitre 9 sur 20 · P. 93, IV · texte numérisé non relu

P. 93, IV

f A stress has a peculiarly strong attraction for its own proclitics and enclitics and... it will attach them by préférence, and override rule III, unless forbidden by some other law, as it sometimes is by rule V. »

€ A stress will not carrv a heavv svllable which is removed from it

division métrique, comme il le prétend, mais de division en groupes accentuels. Les " common stress-units or feet " dont il dresse la liste* sont des schémas accentuels de groupes.

Cette confusion amène des perplexités telles que la suivante : « Il se présente une question très difficile, qui intéresse également toutes les unilés dont la syllabe accentuée est visiblement surchargée d'un côté ou de l'autre, et que je trouve impossible de bien définir : à savoir, jusqu'à quel point l'impossibilité pour une syllabe accentuée de dominer toutes celles qui ont un rapport grammatical avec elle, forcera la ou les syllabes rejelées àse subordonner à une autre syllabe accentuée ; ou, en d'autres termes, jusqu'à quel point les syllabes accentuées peuvent d'une façon certaine dominer leurs propres compléments métriques iyidépendainment de la

by anotlier syllable; or Uius, a tieavy syUable must be conUquous with the slressed svllable ihal carries il. » Etc. * Voir Bridges, op. cit., p. 97, g 12. Il donne la liste suivante :

[y\ = syllabe accentuée v^ = syllabe sans accent — z= syllabe longue sans accent {htax)\f)\

A; Au, A-; A^.- A;uAu-Au,Aw-,-A-î

Il appelle les « mid-stress trisyllabics » britannics !

Remarquons en passant que les exemples cités par Bridges (p. 96) comme violant la règle V (citée ci-dessus) sont certainement très osés, pour ne pas dire mauvais. Mais ils sont peu métriques, non parce que les syllabes Each, Whilst, Like, Wrapped sont heavy, mais parce qu'étant frappées par l'accent principal d'un groupe accentuel elles sont peu adaptées à leur position à l'intérieur d'une période temporelle.

Each and ail like ministering angels were. . .

Whilst the lagging hours of the day went by. . .

Like young lovers whom youlh and love make dear. . .

Wrapped and filled by their mutual alhraosphere. . .

(Shelley : Sensitive Plant.)

grammaire. Je crois que la réponse est que cela dépend du genre de la poésie ; et cependant que dans le langage courant la grammaire doit se faire valoir très fortement, dans la haute poésie la grammaire cède la place à la versification. * »

Les înonopressures de Skeat {Chaucer^ vol. Vi, p. Lxxxn-xcvn) rentrent dans la mèuie catégorie que les « unités accentuelles ou pieds » de Bridges^.

< Voir Bridges, op. cit., p. 102 :

« A very difficuit queslion arises, which affecls equally ail those unils where Ihe stress is apparently overladen on one side or other, and concerning which I do not flnd il possible to make a clear définition: il is this, how far the refusai of a stress to carrv the whole of ils grammatical unit will cause the Ihrown off syllable or syllables to altach themselves to another stress : or, in other words, how far the stresses may be relied on to carry their proper metrical compléments independently of the grammar. I believe the answer to be thaï this dépends on the style in which the verse is wrilten; andwhile in colloquial language... the grammar must assert itself very slrongly, yet in a higher poetic diction. . . the grammar readily gives way to the versification. j>

' Voir Omond, op. cit., p. 24 ; Bridges, op. cit., p. 111.

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