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à désirer. Ses heureux résultats, enregistrés par Kroner et Brossard, n’ont été le plus souvent observés que dans des cas de rupture utérine incomplète, sous-péritonéale, à pronostic bénin. Mais, nous ne pensons pas que les injections antiseptiques constituent un bon procédé de traitement des ruptures ulérines complètes (1). Quelles que soient les précautions prises, on s'expose toujours, dans ces caslà, à injecter à travers la déchirure une quantité plus ou moins considérable de liquide dans l'abdomen. Fait grave, si l’on considère la puissance d'absorption et de résorption de la séreuse péritonéale. Une péritonite, une iutoxication généralisée, peuvent être les conséquences immédiates, fatales, de la pénétration et du séjour dansles culsde-sac péritonéaux inférieurs d'un de ces antiseptiques violents dont on est déjà obligé de neutraliser l'effet toxique avec de l'eau bouillie dans la pratique journalière des injections intra-utérines.
Certains vulgarisateurs de la méthode des injections avaient vu le danger. C’est dans le but d'y remédier qu'ils” préconisaient les injections vaginales superficielles avec lesquelles la crainte de voir du liquide pénétrer dans la cavité péritonéale devient dans tous les cas absolument illusoire. Mais alors, nous rebroussons chemin, nous revenons presque, sans nous en douter, au premier mode de traitement: c'est l’expectation qui reprend ses droits. La patiente, une fois l’accouchement terminé, restelivrée à
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(4) Notre avis, ainsi que nous le déclarons dans nos conclusions générales, est que, même dans les cas de rupture utérine incomplète, souspéritonéale, dépourvue de toute complication grave (hémorrhagique ou infectieuse), les injections antiseptiques seules sont un mauvais mode de traitement. Dans ces cas bénins, on doit leur préférer le tamponnement auquel il est cependant bon de les associer dans les limites que nous fixerons ultérieurement.
elle-même, à la bonne nature, et le praticien borne son ministère à la pratique de quelques insignifiantes irrigations vulvaires et vaginales dans le vague espoir de barrer la route à l'infection.
Et l'hémorrhagie, comment la traite-t-on ? Elle n’est cependant pas une complication négligeable vu sa fréquence, son abondance et sa ténacité dans cet état de gravidité de la matrice et de dilatation des vaisseaux utérins. Pas plus que le drainage, lesinjectionsantiseptiquesnesont capables de mettre un terme à l'écoulement sanguin ; pas plus que le drainage, elles ne sont suffisantes pour enrayer une infection du péritoine par pénétration de germes infectieux dans sa cavité ; de sorte que, sauf dans certains cas peu graves {1) où il est indiqué de les associer au tamponnement, les injections antiseptiques se montrent tout aussi peu fertiles en bons résultats que le procédé qu’elles ont supplanté.
(1) Nous entendons par cas peu graves, les cas de rupture utérine incomplète interne, sous-périlonéale, dépourvue de toute complication hémorrhagique ou infectieuse.