‹ Étude comparée des différentes méthodes de traitement utilisées dans les ruptures de l'utérusChapitre 24 sur 51 · RE TE · texte numérisé non relu

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laparotomie permet de faire sur les organes abdominaux, est presque dépourvue de tout danger. Voilà pourquoi nous ne croyons pas {rop exagérer en concluant que toutes les ruptures Qilérines complètes, sans exceplion, sont justiciables de l'incision abdominale.

Bien que nous n'accordions aux statistiques en général qu'une médiocre valeur scientifique, nous ne considérons pas comme absolument superflu d'en citer quelques-unes indiquant le pourcentage des guérisons obtenues par la laparotomie dans les ruptures utérines.

Nombre de laparotomies Guérisons Pourcentages

SOLUHET CRT A 48 3162052 0/0 LS HONG EE PRET 38 68,4 ONE EN MERE 195 44,7 Piskacek als. ser 33 # 17 60,8 ML En En ne 54 26 48,1

Nous avons persounellement recueillt 124 cas de rupture utérine traitées par la laparotomie. ne nous à pas été donné de connaître les résultats certains de toutes ces opérations. Nous ne pouvons donc faire entrer en ligne de compte que les 120 cas sur lesquels nous sommes absolument fixé: 54 femmes ont guéri, ce qui fait un pourcentage de guérisons de 45 0/0. En faisant la moyenne de tous les

(1) Scaærrer, Sur le traitement de la rupture de l'utérus avec issue complète du fœtus. Münch. med. Woch., 22 octobre 1889, p. 735.

(2) Jaizce, Etude sur la gastrotomie dans les ruplures utérines. Thèse Paris, 1886.

(3) Scaucrz, Zur Ætiologie und Therapie der Uterusruptur.Orvosi Hililap, 1891, n°5 45, 47, 19.

(4) Pisxacex, Article Cholmogoroff : Zur Behandlung der completen Uterusrupturen. Zeitschr. f. Geb. und Gyn., 1895, XXXI, p. 89.

(5) Merz, Zur Behandlung der Uterusruptur. Arch. f. Gyn., 1893, XLV, Heft 2, p. 181.

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différents pourcentages précédents, nous arrivons en définitive au résultat suivant : 55 guérisons p. 100 environ. Ce nombre de guérisons est sans doute inférieur à ceux four-

nis par les statistiques déjà mentionnées de Trask et de

Jolly (4). Faut-il en conclure que la laparotomie va perdant

progressivement de sa valeur ? Point du tout, elle doit être

préconisée plus que jamais à l'heure où l’antisepsie en

rend tous les jours la pratique plus innocente. Il faut se

contenter de voir dans ce fait un exemple de la bizarrerie

des résultats statistiques.

IL est temps d'entreprendre l'étude des différents modes de traitement que la laparotomie permet d'appliquer aux ruptures de l'utérus. Pour bien classer ces divers procédés opératoires, nous allons prendre un exemple un cas de rupture utérine nettement défini.

Soit done une ruplure complète de l'utérus : le fœtus et le placenta sont tous les deux dans la cavité péritonéale : les culs-de-sac inférieurs du périloine regorgent de liquide amniotique et de caillots sanguins; du sang s'écoule en abondance par la vulve ; enfin la malade relativement peu affaissée, est en état de supporter l'opération.

Voilà un cas type, en présence duquel peu d'accoucheurs hésiteraient à pratiquer la laparotomie. On ineise sur la ligne médiane, couche par couche, la paroi abdominale, suivant la technique habituelle. Le péritoine ouvert, on le repère à l’aide de deux pinces et on s'occupe immédiatement de vider et de nettoyer la cavité en ligaturant sans relard les vaisseaux qui saignent. Ce n’est qu'après ces préliminaires qu'on pourra se rendre compte du siège et de l'étendue de la lésion utérine.

(1) Voir p. 66.

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On aura alors à choisir entre deux lignes de conduite bien différentes : conserver l'utérus ou en faire l'ablation.

La conservation de l'utérus est indiquée lorsque la déchirure né s'accompagne pas de délabrements très considérables, et que l'utérus n’est pas infecté.

Quand, au contraire, la matrice présente des lésions graves et nombreuses, contusion, infiltration de ses parois par du sang épanché, propagation de la déchirure aux tissus voisins et particulièrement aux ligamentslarges, quand enfin elle est remplie de détritus et de liquides putrides, indices de son envahissement par les microbes de la putréfaction et de la septicémie, l’ablation s'impose et est pour la femme la seule chance de salut.

Si, après examen, on se décide à conserver l'utérus, le choix sera à faire entre les trois procédés-suivants :

1° Laparotomie sans suture ;

2° Laparotomie avec suture ;

3° Laparotomie avec suture de la déchirure à la plaie abdominale.

Si, au contraire, les conditions défavorables que nous avons indiquées plus haut s'opposent à la conservation de l'utérus, on aura à faire son choix entre les deux opérations suivantes :

4° Hystérectomie partielle (opération de Porro):

5° Hystérectomie abdominale totale.

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