ARS
rines doivent être faites avec de la soie et non point avec du til d'argent. Notre opinion est basée sur des expériences faites par le D' Gamgee sur la brebis : elles montrent, de façon péremptoire, l'avantage de la soie sur le fil métallique qui développe une bien plus grande irrilation des parties enserrées.
Avant de faire la réunion des lèvres de la plaie, il faut s'assurer de leur état, et en réséquer, s’il y a lieu, les parties déchiquetées et mortifiées. Puis on pratique la suture comme dans l'opération césarienne, en ayant soin de ne pas traverser la muqueuse. Cette suture, indiquée par Sänger, doit être faite sur deux plans : le plan profond est suturé avec du fil de soie très fort, le plan superficiel avec du fil plus fin. L’aiguille (on peut se servir d'une Reverdin courbe), enfoncée à un centimètre environ d'un des bords de la plaie, chemine dans l'épaisseur de la paroi utérine et va opérer sa sortie immédiatement au-dessus de la couche muqueuse de la solution de continuité ; on lui fait ensuite suivre un trajet inverse dans l’autre lèvre de la rupture ; on passe ainsi un certain nombre de fils, distants de deux centimètres, dont on saisit les chefs entre les mors d'une pince à forcipressure. Quand ils sont tous en place, on les noue en ayant soin de les serrer fortement de facon à affronter autant que possible les bords de la plaie.
Cest le moment de procéder à la suture superficielle dont les fils sont appliqués dans les intervalles des points précédents. Cette suture peut n’intéresser que le péritoine ou comprendre une minime portion de tissu musculaire.
Après une bonne loilette de la séreuse péritonéale et surtout des culs-de-sac de Douglas et vésico-utérin, on referme la plaie abdominale, non sans laisser à sa partie inférieure une ouverture pour le passage d’un drain, tube