‹ Étude comparée des différentes méthodes de traitement utilisées dans les ruptures de l'utérusChapitre 27 sur 51 · SAT · texte numérisé non relu

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en caoutchouc où mèche de gaze, qu'on ne retire qu'au bout de deux jours.

Merz (1) rapporte 24 observalions de laparotomie avec suture de KR déchirure: 10 femmes ont guéri; soit 41,7 0/0 de guérisons.

Nous avons recueilli 32 cas de rupture dela matrice traitées de semblable façon (par la laparotomie avec suture). "Les résultats opératoires ont été heureux pour la mère dans l’exacte moitié des interventions ; soit donc 30 0/0 de guérisons et un égal pourcentage de décès.

On remarquera que ces résultatsstatistiques sont moins bons que ceux fournis par la laparotomie sans suture. Pour la dernière fois, revenant sur une question dont nous avons déjà parlé dans le chapitre [° de notre seconde partie, nous déclarons que les statistiques fournissent des résultats trop curieux et le plus souvent trop contradictoires pour qu'on puisse raisonnablement les prendre pour base de conclusions solides. Voilà pourquoi, les chiffres.que nous donnons ne sauraient, dans aucun cas, infirmer les opinions que nous jugeons bon d'émettre.

Il résulte de la lecture des 32 observations de laparotomie avec suture de la déchirure qui nous sont tombées sous la main, que l'utérus à peu de tendance à se cicatriser et que la réunion de la solution de continuité est toujours rendue difficile par les irrégularités et par l’état contus. de ses lèvres. L’occlusion n’est obtenue, en général, que par des brides adventices venues du péritoine, ce qui fait clairement concevoir l’immense importance de la suture superficielle dont nous avons parlé.

Ces quelques constatations nous permettent d'établir,

(1) Merz, loc. cit.

autant que faire se peut, dans quels cas la laparotomie avec suture doit être considérée comme le traitement de choix des ruptures de la matrice.

Nous avons déjà dit (1) pour quelles raisons la laparotomie avec suture devait toujours être préférée à la laparotomie sans suture. Point n’est besoin d’argumenter de nouveau à ce sujet, il nous suffira d'affirmer ici qu'en dépit de certains résultats statistiques bizarres, la suture de la plaie est une meilleure pratique que l'établissement à demeure d'un double tamponnement intra et extra-utérin qui fait mal l'hémostase et obture insuffisamment l'orifice accidentel de l'utérus. Si nous tenons compte maintenant du peu de tendance qu'a l'utérus à se cicatriser et des empêchements que les irrégularités et les contusions de la plaie apportent à cette cicatrisation, nous admettrons sans peine que toute vaste déchirure de l'utérus, à bords contus, déchiquetés, sphacélés, infectés, contre-indique la suture et justifie, au contraire, une ablation de l'organe. De sorte que, par déduction logique, nous sommes amené irrésisliblement à cette conclusion : à moins de contreindicalions particulières impossibles à prévoir, toutes les petiles ruptures utérines complèles n'ayant encore donné lieu à aucune infection secondaire, el dont les bords sont réquliers, peu contus el point sphacélés, doivent toujours être traitées par la suture au fil de soie. |

(1) Deuxième partie, chap. Il, p. 78.

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