‹ Étude complète du christianisme a l'usage des catéchismes de persévranceChapitre 12 sur 50 · ÉVANGILES · texte numérisé non relu

ÉVANGILES

Pourquoi et à quoi bon les Evangiles? — L'Église vivait, s'étendait, régnait déjà sur le monde, elle « enseignait toutes les nations; » elle appuyait sa prédication de miracles « plus grands » que ceux du Maître ; elle était pour toute la durée des siècles la dépositaire en titre des vérités révélées. Tout ce qu'elle avait appris de son divin Fondateur, tout ce qu'elle avait contemplé de sa merveilleuse existence, « ce que ses mains avaient touché du Verbe de vie, » elle le transmettait avec une mémoire divinement sûre d'elle-même. Son enseignement oral eût pu suffire , et toutes les générations chrétiennes eussent pu vivre de la tradition (1). — Mais de même qu'il avait fait pour l'Ancien Testament il plut à Dieu de consigner dans des écrits une partie des enseignements et des actes de Jésus-Christ.

(1) « Le christianisme ne repose pas uniquement sur une foi biblique, de telle sorte qu'il \ ouïrait être anéanti, si un livre disparaissait. Le christianisme est vivant dans l'Église, la tradition que l'on pourrait appeler la conscience de l'Église, dépose pour lui. » Hettinger, Apologie, tom. II, p. 224.

Les Évangiles resteront donc, avec la Tradition, le récit sacré où nous apprendrons à connaître le Verbe , le Fils de Dieu incarné (1).

Les Évangiles sont authentiques et conservés dans une intégrité absolue.

Les Évangiles sont véridiques.

Les Évangiles sont authentiques et nous sont parvenus dans une complète intégrité. — 1° Remarquons tout d'abord que les Évangiles ne se glissent pas furtivement dans la communauté chrétienne. Leur apparition est un fait considérable. Leurs pages sont sacrées. L'Église les couvre de son autorité, les répand de sa propre main, veille sur eux avec une sollicitude parfois impitoyable , les sépare des écrits apocryphes, en un mot leur communique toute leur valeur et leur donne toute leur autorité. Autant donc l'Église est divine, autant les quatre Évangiles qu'elle nous transmet nous sont divinement garantis. — 2° Puis voici que, dès l'origine, les témoignages qui nous attestent l'authenticité des Évangiles rendent ,

(1) Les Évangiles, tous le savent, sont au nombre de quatre : — L'Evangile de saint Mathieu, composé par cet apôtre en langue Syro- Chaldaïque, vers l'an 42 de Jésus-Christ. Cet Évangile fut aussitôt traduit en grec et répandu en Palestine, en Orient, en Occident. — L'Évangile de saint Marc, disciple et secrétaire de saint Pierre. C'est du chef des Apôtres que saint Marc reçut avant tout la substance de son Evangile qu'il écrivit en grec à la prière des Romains , vers l'an 45 de Jésus-Christ. — L'Évangile de saint Luc. Converti par Saint Paul, Luc vécut dans l'intimité des Apôtres et de la très sainte Vierge. Souvent dans les récits de l'enfance de Jésus , il complète les deux précédents. Il écrivit en grec, vers l'an 70 de Jésus-Christ. — L'Évangile de saint Jean. Ecrit par cet Apôtre à la fin du premier siècle, cet Évangile a surtout pour but de faire briller d'un invincible éclat la divinité de Jésus-Christ, que les hérétiques commençaient à rejeter. Rien n'égale la sublimité de cet Évangile.

d'année en année, toute tentative de faussaire absolument impossible. Dès l'an 70, Hermas dans ses écrits cite les Évangiles. Avec lui, saint Clément, l'épître de saint Barnabe, les épîtres de saint Ignace, l'épître de saint Polycarpe, les épîtres à Diognète, renferment plus de seize cents citations des Évangiles, et cela avant la fin du premier siècle. — Puis les Évangiles sont traduits, répandus, commentés partout, en Occident comme en Orient. Les Évangiles sont le livre par excellence , tous y puisent , et tous les regardent comme l'histoire authentique du Fils de Dieu. — 3° Ces livres divins obtiennent le plus irréfragable des témoignages : celui du sang. Des milliers de martyrs meurent dans d'effroyables tortures pour leur foi en l'Évangile. Quoi! ces milliers d'hommes meurent pour attester une supercherie? — 4° Nous le disions plus haut, les Évangiles ne sont pas répandus dans l'ombre et subrepticement : pas un livre n'a été contrôlé comme celui-là ; pas un n'a plus constamment passé sous le regard haineux d'ennemis acharnés. Païens, juifs, hérétiques les fouillent sans cesse pour y trouver matière à accusation et à blasphème. Julien, Celse, Porphyre, les étudient et les citent. Quelle possibilité restait-il donc de fabriquer de pareils livres? Quelle possibilité aussi de les altérer? — 5° Au quatrième siècle nous sommes en plein épanouissement des Pères et des Docteurs. Tous commentent les Évangiles, en citent les textes , en prouvent la parfaite authenticité et la parfaite intégrité. Leur texte ne diffère pas du nôtre , et il reproduit en même temps le texte des premiers écrivains et des premiers Pères. D'Hermas à nous , du icr siècle au xixe, pas un doute, pas une incertitude, pas une possibilité d'un instant de falsification ou de substitution. Nous possédons l'histoire de Jésus-Christ faite sur place, dans

le temps de Jésus-Christ , devant tous les témoins de sa vie, faite par les témoins oculaires et leurs disciples immédiats.

Les Évangiles sont vëridiques.

Si jamais livre n'eut autant de garanties d'authenticité, jamais non plus livre n'offrit de telles marques de véracité. — Qu'il nous suffise d'établir les trois affirmations suivantes. — 1° Les Apôtres n'ont pas voulu tromper. On le voit surabondamment à leur texte. Une simplicité y règne qui n'est pas d'un faussaire. Le faussaire est adroit, tait tout ce qui peut lui être nuisible, amplifie ce qui lui est favorable , arrange ce qui le gêne : eux racontent sans artifice, ni atténuation. — Leur sincérité ne se dément pas un instant. Ce qui les condamne, ce qui les montre sous l'aspect le plus défavorable , ils le disent avec une entière droiture. — Telle est cette droiture, telle cette merveilleuse préoccupation de la vérité , qu'on les croirait insensibles à tout. Jamais d'enthousiasme, jamais de haine, jamais de transports; ils racontent avec impassibilité ce qu'ils ont vu : rien de plus. — Les minutieux détails , dans lesquels le récit les fait entrer et où il a été toujours impossible de trouver des erreurs , montrent qu'ils sont témoins oculaires , et qu'ils ont vécu longtemps dans le milieu qu'ils décrivent. — De plus ces détails ne sont pas seulement exacts en eux-mêmes, mais il s'adaptent avec l'histoire extérieure. Par exemple le mélange des Romains et des Grecs dans la société juive, les événements passés ou contemporains de l'histoire profane. Quel autre qu'un contemporain et un témoin oculaire peut se retrouver dans un tel labyrinthe de détails? — Que sont ces hommes, auteurs des Évangiles? Leur défiance naturelle va parfois jusqu'à la dérai-

son. » Lents à croire (1), » ils sont étonnamment prompts à la méfiance et à la négation. Après mille prodiges et des assurances sans nombre ils se refusent à croire que le Fils de Dieu est vivant; il faut que saint Thomas touche ses plaies pour se rendre à l'évidence. En vrais juifs ils ont en horreur la souffrance et la croix, et comme leurs frères ils veulent un Messie brillant de gloire et des places de choix dans le royaume de ce Messie. Quelle sincérité leur faut-il pour consigner comme ils le font les plus sanglants épisodes de la vie de Jésus expiateur? — Mais si leur caractère nous est une garantie de véracité, que n'en sera-t-il pas de leur vie entière? Cette vie est sainte, héroïque dans les vertus pratiquées, les sacrifices accomplis, l'œuvre entreprise; dans l'apostolat abreuvé de persécutions et terminé par le martyre. — N'est-ce pas ce martyre qui vient mettre à leur véracité le dernier sceau. «J'aime, disait Pascal, les témoins qui se font tuer. » Attester une vérité jusqu'à mourir pour elle , n'est-ce pas le terme suprême de la certitude historique? Non , les Apôtres n'ont pas voulu tromper. — 2° Les Apôtres ri ont pas pu être trompés. Le prétendre, c'est se heurter à de nouvelles impossibilités. — L'œuvre colossale de ces hommes, leurs écrits qui les élève, sans discussion possible, au plus haut sommet du génie rendront toujours absurde l'hypothèse qu'ils n'ont été que des dupes et des imbécilles. Quoi! ils illuminent le monde, le transfigurent magnifiquement; ils y font naître toutes les grandeurs d'àme, tous les héroïsmes du cœur, toutes les flammes du génie chrétien, et ils ne sont eux-mêmes que des hallucinés et des sots! — 3° Les Apôtres riau-

(1) Luc, xxiv, 25. — Marc, xvi , 13, 15. — Luc, xxiv, 11, il. — Joan., xxi, 25.

raient pas pu tromper. Pourquoi? — D'abord ils n'eussent pu inventer le type merveilleusement surhumain de Jésus-Christ. Cet argument frappait J.-J. Rousseau et lui semblait décisif. « Jamais des auteurs juifs n'eussent trouvé ce ton ni cette morale , et l'Évangile a des caractères si grands, si frappants, si parfaitement inimitables que l'inventeur en serait plus étonnant que le héros (1). » — De plus le mythe, la figure légendaire, est absolument impossible à l'époque de Jésus-Christ et des Évangiles. Outre que le peuple juif est depuis longtemps en pleine lumière historique, Rome et la Grèce auxquelles il est mêlé et qui commencent à l'envahir sont à l'apogée de leur civilisation. Nous sommes en plein siècle d'Auguste, et infiniment loin des brumes de l'âge préhistorique, seul âge possible des mythes et des légendes. — Si maintenant nous nous tournons vers les faits évangéliques eux-mêmes , l'impossibilité du mensonge nous apparaît encore plus clairement. Les écrivains évangéliques racontent des faits publics; ils les racontent devant tout le peuple qui les a vus et constatés. Ce sont des faits saillants, extraordinaires, des faits où des milliers d'hommes venaient d'être mêlés comme spectateurs, témoins, acteurs. C'était par milliers que Jésus avait guéri les infirmes ; par milliers qu'il les avait miraculeusement nourris dans le désert; tout le peuple avait assisté aux grandes scènes de sa vie publique ; tout le peuple aussi au drame de sa mort. C'est la multitude innombrable enfermée dans Jérusalem pour la Pâque qui avait vu le soleil s'obscurcir, le sol trembler, les rochers se fendre, le voile du temple se déchirer du haut en bas ; et tous ces juifs vont bénévolement accepter ces faits inventés

(1) Emile, IV.

par douze mariniers de Galilée! Et pas un de ces faits, où l'on dit qu'ils ont été mêlés, n'est vrai; c'est invention pure , et les Apôtres sont crus ! — Si l'on admettait que tout un peuple s'est laissé ainsi follement abuser, que dire de l'élite intelligente de ce peuple? Quoi! les pharisiens, ennemis acharnés de Jésus, s'efforcent d'échapper au récit évangélique par des expédients misérables , quand ils n'auraient qu'à en constater et à en dénoncer la fausseté et le mensonge? Ils ne le font pas; ils subissent les narrations évangéliques sans protester! A quelles absurdités faut-il donc aboutir, quand on s'attaque à la véracité des Évangiles ; et par contre quelle inébranlable garantie de cette véracité?

Maintenant concluons. La vie de Jésus-Christ a été pleine de miracles. — Ces miracles il les accomplissait comme preuve de sa divinité. — Donc Jésus-Christ est vraiment le Dieu venu sur la terre pour nous racheter et nous sauver : tu es Christus, Films Dei vivi (1).

Jésus-Christ s'est montré Dieu dans les prophéties qui l'annoncent et la divine préparation de son avènement.

Après la preuve du miracle, ce qui marque Dieu le plus manifestement, c'est la pleine possession des temps. L'homme peut être illustre et laisser après lui une traînée

(1) Matlh., xvi, 1G.

de lumières : mais jamais le temps qui précède son berceau n'est à lui. Là, silence, solitude, néant : nul ne parle de lui ni ne s'en occupe : il n'est pas. — Pour Dieu c'est tout le contraire, Dieu remplit à la fois le passé comme le présent; Dieu était, il est, il sera. C'est la formule que saint Paul emploie pour Jésus-Christ : II était hier, il est aujourd'hui; il sera dans les siècles des siècles (1), et cette pleine possession des temps lui est un titre absolu de divinité.

Jésus-Christ n'apparut pas comme ces grands hommes, dont le berceau a été sans gloire, dont le siècle qui les précéda n'eut pas même le plus vague pressentiment : Jésus-Christ est Dieu , et comme tel il remplira tous les siècles. Il apparaîtra royalement, précédé par des hérauts de toute sorte; et ces hérauts proclameront, quarante siècles avant sa venue, son origine, sa puissance, sa vie, son œuvre, son impérissable splendeur. — En Israël ces précurseurs et ces hérauts seront des prophètes manifestement députés par Dieu. Dans le reste du monde la prophétie, moins lumineuse, restera toujours claire et saisissante. — A ces prophéties Dieu ajoutera une longue préparation politique, qui fera de Jésus-Christ la clef de l'histoire humaine avant comme après sa naissance.

La triple nécessité de cette préparation explique surabondamment le délai de quatre mille ans mis par Dieu à la venue de son fils sur la terre. 1° Venu parmi nous sans être divinement annoncé , le Fils de Dieu n'eût trouvé qu'un monde tumultueux et inattentif , et sa mission comme sa divine origine perdait son premier et indispensable prestige. 2° Venu trop tôt, dans un monde orgueilleux , dont une longue misère n'eût pas abattu la

(1) Heb.,xm, 8.

fatuité présomptueuse , le Fils de Dieu eût été mille fois plus repoussé comme inutile et imposteur. 3° Enfin , sans l'éducation première par laquelle Dieu fit passer l'humanité, sans la législation mosaïque qui jeta dans les âmes les premiers rudiments de la perfection évangélique, Jésus-Christ fût venu dans un monde trop vicieux pour le comprendre et le goûter, trop malade pour supporter le traitement, trop désespéré pour revenir à la vie.

Ainsi une longue préparation aura le double effet de remplir par avance le monde de la divinité du Messie, et de disposer le monde à sa rédemption et à sa sainteté.

Quelle fut cette préparation? 1° Des prophéties divines. 2° D'universelles traditions. 3° Une préparation politique.

I. Une longue suite de prophéties. — Dieu qui créa le monde en six jours, en six progrès différents s'y prit de même dans le grand œuvre de sa rénovation. Depuis l'Éden jusqu'aux jours du Messie , il entretient le monde de son Fils , il l'annonce , il le fait entrevoir : d'abord en promesses, puis en figures, enfin en portraits pris sur le vif et de plus en plus saisissants.

1. Les promesses commencent dès les jours sombres et terribles de la chute. Adam et Eve repentants apprennent que de leur sang naîtra leur Rédempteur, et qu'une autre Eve brisera la tête de ce serpent infernal qui vient de les séduire et de les perdre (1). — Cette solennelle

(1) Genèse, m, 15.

annonce passe de génération en génération. Noé l'emporte dans son arche , figure elle-même du Christ sauvant le monde par un bois mystérieux. Les patriarches se la transmettent les uns aux autres (1), et Dieu, durant l'âge de cette primitive Église, ne cesse d'en augmenter l'éclat. A Abraham il annonce la prodigieuse fécondité de la race sainte, « bénie dans l'un de ses rejetons. » Jacob reçoit la même promesse : « tous les peuples seront » un jour « bénis dans celui qui sortira de toi. » Illuminé de clartés nouvelles Jacob précise les circonstances et les temps de la venue du Messie. Plus tard Dieu désigne la famille même d'où le Messie sortira, c'est la famille de Jessé, et David (2) est son plus auguste ancêtre. — Mais voici les prophètes : avec eux ce ne sont plus seulement la promesse, c'est, comme nous le verrons tout à l'heure, la peinture la plus minutieuse, la plus saisissante, de Jésus-Christ.

2. Mais avant ces derniers coups de pinceau , Dieu trace une vaste esquisse de Jésus- Christ dans le cadre le plus grandiose. Il écrit en figure l'histoire de son Fils, et c'est tout un peuple , toute la Loi Ancienne qui deviennent l'immense tableau où le Christ se lit en entier. — Il se lit (3) dans une suite de personnages qui sans prophétiser, sont eux-mêmes une étonnante prophétie. Noé sauve le monde en traversant les eaux de perdition sur un bois protecteur. Melchisédech passe sous nos yeux avec l'image du sacrifice Eucharistique. Isaac gravit le Moria le bois du sacrifice sur ses épaules innocentes. Avant lui Joseph vendu par ses frères tire de son supplice

(1) Genèse, xn, 3; xvni, 18; xxu, 18; xxvi, 4; xxvm, 14.

(2) Psaume 109. — Malth., xxu, 42,

(3) Genèse, xix, 8, 9, 10. Juges. Rois.

le germe de sa destinée glorieuse. Moïse figure le législateur véritable, celui qui doit consommer toute justice et mettre à la Loi son suprême couronnement. Un Jésus figuratif introduit Israël dans la patrie promise. Nous serions infini s'il nous fallait ici être complet (1). — • Toutes les cérémonies et tous les rites de l'Ancienne Loi figurent Jésus-Christ. Les victimes dont le sang coule matin et soir n'ont d'autre mission ni d'autre sens que d'être l'image du « vrai Agneau de Dieu (2). » Ce bouc qu'on chasse du camp chargé des crimes du peuple et des malédictions de Dieu, que signifie-t-il, sinon l'Homme-Dieu expiateur, chassé hors de Jérusalem au Golgotha (3)? Cette Pâque ou passage , durant laquelle on se nourrit des chairs de l'Agneau , en chantant l'hymne de la délivrance, qu'est-ce sinon la Rédemption du monde par la divine Victime? Ce grand prêtre pénétrant seul « avec du sang (-4) » jusque dans le Saint des Saints , c'est notre Pontife Jésus-Christ nous ouvrant, par l'effusion de son sang divin, le ciel, le vrai et éternel Saint des Saints. Ainsi , le culte entier était comme une vaste et perpétuelle représentation de la venue, de la vie , de la mort, de la rédemption de Jésus-Christ (5).

3. C'était l'esquisse : voici maintenant le plus saisissant portrait. Le Christ y est en entier. Chaque prophète donne son trait, et l'ensemble de ces prophéties qui se déroulent durant deux mille ans finissent par former tout le Christ. — 1° Qu est-il? Il est homme , il

(1) Saint Paul étudié, l. 1, pag. 65.

(2) Ev. Joan., i, 20.

(3) Hebr., xui, 11.

(Y) Hebr., ix, 7.

(5) Lire le beau sermon de Bossuet : lor pour la Circoncision , Ie partie.

participe à notre nature passible : David le voit « boire à l'eau du torrent (1). » Isaïe le voit devenu « l'homme de douleurs (2). » « Il naît de la femme (3), » et une Vierge d'Israël l'enfantera (-4). Mais s'il est homme parfait, il est aussi le Dieu parfait (5). Ce sera 1' « Emmanuel , » le « Dieu avec nous , » dit Isaïe. Et encore : « Il sera appelé l'Admirable, le Conseiller, le Dieu puissant, le Père de l'Éternité (6). » Jérémie lui aussi aperçoit sous les dehors de l'humanité la nature divine. « Voici le nom que je lui donnerai, (dit le Seigneur,) Jehovah (7) , » le nom le plus incommunicable entre tous les noms de Dieu. — 2° Quelles seront les circonstances de sa venue? Il naîtra « petit enfant (S). » Où? « Toi, ô Bethléem, si petite entre les villes de Juda, c'est de toi que sortira le Dominateur (9). » Comment? O prophétie merveilleuse ! Dieu révèle la « Vierge » qui doit donner le jour au Messie : « une Vierge enfantera un fils et il sera nommé l'Emmanuel. » David avait prédit l'arrivée à la crèche et l'adoration des Mages (10); leurs présents même, l'encens et l'or n'échappent pas à Isaïe (11). — Osée vit cet Enfant-Dieu revenir de son exil d'Egypte (12). — 3° Quelle est sa mission? Il vient avant tout pour expier les péchés

(1) Psaume 109.

(2) Isaïe , lui, 3.

(3) D. Paul. Galat., iv, 4.

(4) Isaïe , vu, 14.

(5) Isaïe, Jérémie, xxin.

(6) Isaïe , ix.

(7) xxxiii, 15.

(8) Isaïe, ix.

(9) Mich., v, 2.

(10) Psaume 71, 10.

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