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B l'Empire, qui n'est autre que Port-aur-Saône, thinod, tout en com- » battant r opinion de Chiilet, reconnaît l'importanc* de Port-Leaney > dans les temps antiques. Des auteurs modernes seraient tentés d'y » placer ia fameiise forteresse d'Olîno, montioanéc dans la carte de M Peutinger, en raison de la ressemblance de ce nom arec celui de » StOHlima; mais celte conjecture est inadmissible. Tout ce que nous )■ pouTons affirmerj c'est qu'entre Champagne et Portr-Lesney, dansle « lieu dit aux Murets, on reconnaît, de chaque côté de la rÎTiére, de " yasles débris de murs, des fondations d'édifices, des briques et des u tuiles fL rebords semées jusqu'au pied des montagnes... Au bas d'un Il coteau couTert de vignes, rapproché de ces débris, s'échappe une » source appelée la Fontaine-de^Bacchus [1). s
ManI de Creaille. — Roule ctinlnurnant Châlel-Belin. — Embrimckemeat mr Geraite et Cemans.
M. le dodJîur Germain, qui en a étudié avec soin le point de départ, ia regarde comme montant de ia ville même de Salins jusqu'au devant de Saint-AnatoDe, et passant entre cet antique monument et les ruines de Cliitel-GuyDn, Elle s'élève autour delà montagne, arrive en regard de Poupet, monte i. Cresiile ; là on a trouvé sur ses bords, au nord et fort près de Clucy, des haches en bronze et en pierre. Ses empreintes, que j'ai vues, sont, à mesure qu'elle monte, profondément gravées dans le rocher; auprès du hameau de la Chaux, elle se bifurque; une des lignes s'avance vers Geraise et prend, avant d'y arriver, le nom de Pèrouse; puis elle semble se continuer vers le fioû-des-Tuiles ou vers Sainte- Arme , chàteau-fort de premier ordre, regardé comme imprenable jusqu'à la conquête de Louis XIV, qui l'a 'témautelÉ. L'autre embranchement se dirige par les Cftamps-Panaiia, ïers Cernans, village de cette région élevée, oii il se joint à ime autre route romaine. Ainsi Châfel-Belin, ce roi de la contrée, ce rocher dont l'histoire, si elle était bien connue, serait comme le résiuné
(!) Voyez pour flulTard la carte joinlo à la Franche-Cornié ri
de rhistoire même du pays qui est à ses pieds^ est littéralement en- Yeloppé de voies antiques.
Cette zone est fort digne d'étude (1). Le Bois-Bouvard en fait partie. M. Désiré Monnier y signale des tumulus. La même observation est faite, pour les terrains voisins du château Sainte-Anne, par M. le curé d*Amancey. Bien que les habitants attribuent ces tombelles au siège de la forteresse par les Suédois, M. le curé les croit semblables à celles des campagnes qu'il habite. Ce qui prouverait que la circonscription des tombeaux s'étend loin des limites du champ de bataiUe étudié jusqu'à ce jour, et que, à une époque inconnue, des peuplades se sont cantonnées sur ces hauteurs, s'y sont battues, y ont péri, sans qu'on sache quelle cause elles servaient, ni sous quelle bannière elles étaient armées. Mais, on le voit, là comme ailleurs les tombeaux sont au bord de la route antique des salines.