‹ Etude critique de l'Electrophorèse de zone sur papier: Application à l’analyse des protéines extraites des tissus cancéreuxChapitre 20 sur 53 · IDENTIFICATION DES PROTÉINES A L'AIDE DE BANDES-TÉMOIN · texte numérisé non relu

IDENTIFICATION DES PROTÉINES A L'AIDE DE BANDES-TÉMOIN

Nous avons déjà signalé plus haut les différences très importantes de la migration rapportée à la ligne de départ, et cela dans des conditions opératoires cependant identiques.

Nous avons recherché ‘s’il y avait moyen de reconnaître sans difficulté des protéines inconnues en faisant migrer simultanément des protéines dont les fractions étaient préalablement identifiées.

Mode opératoire.

On remplace le support classique par un support construit spécialement ne comportant pas de séparation médiane. On peut alors disposer entre les deux bandes larges portant la solution à étudier une bande-témoin plus étroite (bande classique de largeur 38 mm. coupée par moitié dans le sens de la longueur, chargée soit avec un sérum normal, soit avec une solution d’albumine pure, ou la fraction IL-ITT W de Cohn (y globuline + prothrombine), ou un mélange albumine-fraction II-ITI-W (électrophorèse en tampon phosphate).

Comme 1l fallait s’y attendre, les fractions de même nature ne se retrouvent pas en des positions rigoureusement identiques par rapport à la ligne de départ. Ceci n’est pas d’ailleurs surprenant dans le cas où l’on compare une fraclion isolée, migrant seule, avec un sérum, dans lequel les fractions interferent.

Cependant, si l’on exprime ces « positions » en « mobilités relatives » par rapport à l’espace +-A, on obtient des chiffres qui restent sensiblement dans les limites de variaon des positions calculées statistiquement.

Il est donc possible, pour identifier des protéines de nalure inconnue (protéines tissulaires par exemple) de coupler ces deux procédés :

a) faire une bande-témoin avec un sérum où l’on calcule les « mobilités relatives » de chaque fraction :

b) comparer avec l’abaque de l’espace y-A obtenue staustiquement.

C’est ce que nous avons fait dans le cas des protéines des tissus sains et des tissus cancéreux (voir 2° partie).

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EMPLOI DU DEXTRAN

Kunkez et ‘Tiserus (36) ont étudié le phénomène osmotique qui, à lui seul, peut provoquer le déplacement des protéines sur la bande de papier-filtre et se superposer à la migration sous l'influence du courant électrique. IIS utilisent à cet eflet le Dextran, substance électriquement neutre. MacHEBœŒur (39 et 41), dans son étude sur l’électrorhéophorèse, en a fait également usage.

Nous avons ajouté systématiquement du Dextran à la solution protéique étudiée pour pouvoir juger de l’importance du flux osmotique que nous pensions être à l'origine des différences d’élongations constatées au cours d'expériences menées dans des conditions rigoureusement identiques. Nous avons dû y renoncer car la présence de Dextran altère le diagramme en provoquant la formation d'une trainée de colorant dans la zone des y globulines et en arrière de celles-ci. Son emploi ne peut donc revêtir qu'un intérêt théorique. Nous indiquerons cependant brièvement son mode d'utilisation.

Réactif : Dextran Clin, à employer en solution aqueuse.

KuxkeL et Tiserius emploient 0,005 ml. d'une solution à 3 %. Dans ces conditions, nous n'avons pas retrouvé la présence de Dextran après électrophorèse (coloration au bleu de bromophénol et au noir amide 10 B) ; les résultats ne sont pas meilleurs avec 0,005 ml. d’une solution à 10 %.

Il a fallu employer 0,020 mi. d’une solution à 20 % pour obtenir des taches nettes (blanches entourées d’un fond bleu). Mais alors, le diagramme est perturbé et on ne peut procéder qu'à un simple repérage qualitatif des fractIOnS.

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