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rouge sous forme de phosphate organique soluble. Ce phosphore est hydrolysé très facilement dans le plasma quand il y a besoin. »
Cela nous a amené à étudier l’hydrolyse des phosphates contenus dans les globules.
Nous nous sommes procurés des globules de mouton frais, après les avoir davés avec du sérum physiologique ne contenant pas trace de phosphate. Nous les avons placés dans différentes conditions.
Dans une série de tubes, on verse un centimètre cube de globules et une certaine quantité de sérum, 10 centimètres cubes par exemple. Un quart d’heure après, on centrifuge le premier tube, et, dans le liquide surnageant qui est trouhle et légèrement albuminoïde, nous dosons les phosphates inorganiques par la méthode Denigès. Après avoir précipité les albumines par l’acide trichloracétique, un quart d'heure après, on dose de la même façon les phosphates du second tube et tous les quarts d’heures on procède à de nouveaux dosages.
Et l’on constate que la quantité de phosphate décelable à la réaction céruléomolybdique est proportionnelle au temps pendant les 5 ou 6 premiers quarts d'heures. Ensuite le taux augmente plus lentement, jusqu’à rester stationnaire vers la cinquième ou la dixième heure d’après la dilution de lexpérience.
D'autre part, on dispose pour une autre série d’expériences des tubes à essai, où l’on verse un demi-centimètre cube de globules de mouton lavés et où l’on ajoute du sérum physiologique en quantité croissante : 1 centimètre cube dans le premier tube, 2 ce. dans le deuxième, etc., jusqu’à une dilution de 1 ce. de mouton pour 40 ou 50 centimètres cubes de sérum physiologique.
Au bout de plusieurs heures, on procède au dosage par la méthode Denigès du phosphore dans le liquide surnageant, et on constate que le taux du phosphore augmente dans les premiers tubes en proportion directe de
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la dilution, A partir d’une cecrtaine dilution, la quanüité plus grande de phosphore ne compense plus la quantité plus grande de sérum et l'intensité de la couleur bleue qui avait augmenté dans les premiers tubes diminue.
Si le dosage suit de peu la dilution, le taux du phosphore augmente seulement dans les premiers tubes pour redescendre dans les tubes suivants, mais si le dosage se fait 24 ou 48 heures après la dilution, le taux augmente dans un beaucoup plus grand nombre de tubes.
Ces expériences peuvent servir en partie à étayer l’hypothèse de Zuker et Gutmann.
En possession de ces différentes notions qui nous indiquent que la quantité de phosphate inorganique trouvée augmente :
1° Avec le temps, dans le sérum après la sortie des Vaisseaux ;
2° Avec la dilution de ce sérum, on est amené à penser que les chiffres obtenus sont beaucoup trop élevés et que peut-être le phosphate inorganique ainsi mesuré n’est que le résultat de phénomènes qui se passent in vitro et que dans le sang circulant, la seule forme sous laquelle existe le phosphore, pourrait être le phosphore organique soluble.
Les variations observées dans les chiffres trouvés s’expliqueraient donc par les différentes manières de procéder des auteurs d’une part, mais aussi et surtout, par l'aptitude différente des phosphates organiques à s’hydrolyser, chez les différents individus.
En effet, quelques auteurs remarquent, que, si le phosphore inorganique présente une diminution marquée dans certaines conditions pathologiques, le taux du phosphore total est sensiblement le même chez la plupart des individus.
Dans le rachitisme, notamment, on observe par le dosage des phosphates, une diminution du phosphate inorganique alors que le phosphore total ne paraît pas modifié d’une facon sensible.
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Pathogéniquement on peut penser que le rachitisme est caractérisé par une moins grande aptitude du phosphate à passer de la forme organique soluble sous laquelle il se présente dans le sang, à la forme inorganique, qui est celle des phosphates du tissu osseux.
Et le dosage que l’on fait des phosphates inorganiques, loin de donner le taux de ces phosphates dans le sang, ne renseigne que sur sa difficulté plus ou moins grande de prendre la forme inorganique.
Nous avons vu, d'autre part, que les rayons solaires avaient une influence sur l’hydrolvse des phosphates. Cette action que l’on peut mesurer in vitro, se produit également in v'vo et l’on sait l'influence considérable de l’héliothérapie sur l’ossification des rachitiques.
Cette hypothèse expliquerait également le fait que chez des rachitiques, après lingestion d’une certaine quantité de phosphore minéral, le taux des phosphates inorganiques est augmenté rapidement, et peut même atteindre un chiffre considérable, mais si l’on cesse la médication phosphatée le taux ne tarde pas à baisser et à redevenir ce qu'il était auparavant.
L'action du soleil est différente et ses résultats sont beaucoup plus durables. On sait, d'autre part, l’influence des saisons ensoleiïllées sur l’évolution du rachitisme.