CONTROLE DES ANALYSES
On peut contrôler les analyses par trois méthodes :
1° Pour l’eau étudiée on fait un groupement hypothétique des éléments dosés. Le groupement permet de vérifier Les résultats d’analyse en rapprochant la somme des éléments hypothétiques augmentée du poids de l’acide carbonique supposé combiné, du poids trouvé pour l’extrait sec.
On le fera d’après Rodillon en se conformant à certaines règles peut-être empiriques mais qui sont conformes aux lois de la thermochimie et en tout cas donnent pour la présentation des résultats l'hypothèse la plus probable, ce qui, à notre époque de relativisme peut encore passer pour üne solution très satisfaisante.
Voici ces règles. Dans une solution de plusieurs corps les acides les plus électro-négatifs s'unissent d’abord aux bases les plus éiectro-positives. Ainsi l'acide sulfurique plus électro-négatif que l'acide chlorhydrique aura la priorité sur ce dernier dans la combinaison à contracter avec les bases et HCI aura la priorité sur CO?. Parmi ces bases, et pour une même raison, la chaux aura la priorité sur la soude dans l’union qu’elles contracteront avec les acides.
Et cette même raison fera que les bases Fe?20* et Mn*0* seront salifiées par CO? avec lequel elles donneront des bicarbonates à moins que les carbonates ainsi formés ne soient dissous à la faveur de la silice ou même de l’'H?S.
Pratiquement on transformera d’abord fout l'acide sulfurique en sulfate de calcium en multipliant son poids par 1,7.
S'il reste après cela un excès de chaux on la calcule en carbonate de calcium en multipliant le poids de chaux restante par 1,786.
La magnésie est calculée en curbonaie de magnésium en multipliant son poids par le cocfficient 2,1.
Si la proportion d’aeide sulfurique est supérieure à celle qui sature la chaux on calcule cet excédent de SO*H? en sulfate de
le poids de l'excédent d'SO*H? par le fac-
sodium en multipliant
teur 1,8.
Los bases Fe20*, Mn?0* scront associées d’abord à l'acide carbonique, puis à l'acide silicique Si0? si l'acide carbonique est en quantité trop faible.
Il y aura lieu d’ailleurs pour se guider dans cette sorte de puzzle chimique de se baser sur la nature chimique des couches géologiques traversées par l’eau.
Ce groupement hypothétique des éléments de l’eau peut d’ailleurs être soumis à un recoupage ultérieur par sa comparaison avec le taux de l'extrait sulfaté d’une part, et avec le dosage de l’alcalinité de l’eau d’autre part.
En effet, le poids d'extrait sulfaté doit être égal à la somme des poids de la silice, de l’oxyde de fer, de l’alumine et des autres éléments calculés en sulfates.
D'autre part le chiffre de l’alcalinité donné par le dosage indique la quantité d'SO*H? qui permet de transformer en sulfates les carbonates de Ca et Me contenus dans l’eau. Si done les résultats sont bons on doit trouver pour ee poids d'SO‘H? un poids égal à celui donné par la somme Ca + Mg calculée en sulfates de Ca et Me.
Pour bien faire comprendre ces vérifications nous allons prendre un exemple, Soit une eau ayant fourni les résultats analytiques ci-après :
Titre alcalimétrique. 0 gr. 2658 (exprimé en gr. d'SO4H2 p' litre)
Résidu fixe à 110°. 0 gr. 2750 Résidu sulfaté .... 0 gr. 3787 DOÉSEMAIMIN IN EL 0 gr. 0068 NAGER AE AREA 0 gr. 0080 CODE Perte Or 1006 MS ONEURE EN + MONOTIOCS SHOP ir re 0 Cr OUT
er FA —
Æa transformant tout l'acide sulfurique en sulfate de calcium On à:
0,0068 X° 1,7 — 0,0116 de SO1Ca Où puisque dans ces 0,0116 de SO*Ca il y a 0,0068 d'SO* c’est done que la différence 0,0116 — 0,0068 :— 0,0048 représente le poids de chaux combinée à l'acide.
Or nous avions trouvé comme poids de chaux 0,1006 à l’analyse, il reste doric imemployé uu excès, soit 0,1006 —- 0,0048 — 0,0958. Transformant done cet excès de chaux en carbonate de caleium il vient :
0,0958 SC 17860, 1711 de CO’Ca Transformant ensuite la magnésie en carbonate de magnésium, il vient :
0,063 X 2,1 — 0,0762 de COMsg
Ces résultats se résument ainsi :
SO+Ca == 0,0116 | COCa! © = 9,1711:4 COPMSu— 00762 Groupement hypothétique final.
NaCI — 0,0080 | 910? =. 00070 |
Ce sont donc ces résultats qui seront acquis comme définitifs. On pourra d’ailleurs les vérifier comme on l’a dit plus haut à la fois par l'extrait suifaté et par le titre alcalimétrique.
2° On transforme le résidu sec obtenu en résidu sulfaté. Pour cela, sur l’extrait sec à 180° on verse l’acide sulfurique normal dans la proportion de 10 ce. par gramme de résidu. On évapore au bain-marie bouillant ; on chauffe au rouge sombre jusqu’à cessation de vapeurs sulfuriques sous la hotte. Après avoir refroidi dans un dessiccateur on pèse sous verre de montre.
Avant obtenu ainsi le poids du résidu sulfaté, on
calcule en sulfate les éléments électropositifs dosés ;
on ajoute la silice, le fer et l’alumine calculés à l’état de peroxyde. La somme totale ainsi obtenue doit être très proche de celle du résidu sulfaté.
3° On calcule en milli-équivalents d’une part la somme des ions positifs et, d'autre part, la somme des ions négatifs, Les deux sommes doivent être semblables.