A. France. L'anneau d’améthysle, p, 148 et
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tion publique, on ne conçoit pas qu’il existe une justice militaire quand il n’existe ni justice agricole, ni justice financière, ni justice universitaire. Toute justice particulière est en opposition avec les principes du droit moderne. Les prévôtés militaires paraîtront à nos descendants aussi gothiques et barbares que nous paraissent à nous les justices seigneuriales et et les officialités (1). »
Hätons-nous de remarquer d’abord que, ainsi que nous l’avons montré à la fin de notre première partie, il existe à l'heure actuelle une tendance très marquée à la spécialisation et à l’augmentation progressive des juridictions d’exceptions à côté de toutes celles existant déjà à l’heure actuelle (1).
Du reste, en écrivant ces lignes, M. Anatole France oubliait-il peut-être d’une part qu’il est bien rare, dans les institutions, de rencontrer de ces principes absolus qui ne comportent aucune exception et que d'autre part il avait écrit lui-même dans un autre de ses ouvrages : « Il ne faut toucher aux choses de l’armée qu'avec une extrême prudence, l’armée c’est la sécurité et c’est l'espérance, c’est aussi l’école du devoir (2). »
1. Voir notre 1" partie dans le chapitre : La conception actuelle, les tendances, ce que nous disons au sujet d'une prud’homie agricole ou du tribunal de paix scolaire (Roger Thalanas).