‹ Étude Critique Des Objections Faîtes Contre L'Existence D'une Juridiction Militaire SpécialeChapitre 43 sur 78 · Sereau,-p · texte numérisé non relu

Sereau,-p

officiers supérieurs habitués à commander et à considérer la discussion de leurs ordres comme un acte d'indiscipline sont tenus de tolérer la critique et même la contradiction directe de la part de leurs inférieurs (1). »

Avant le jugement de 1894, beaucoup de journaux suivis dans cette voie par une bonne partie de l’opinion publique, exprimèrent la crainte que des influences de caste, des considérations de camaraderic ou d’esprit de corps ne parvinssent à atténuer sinon à éviter la sentence impitoyable que la quasi-unanimité de tous les Français réclamait avec tant d’énergle.

Dès cette époque fut faite encore la réflexion tant de fois répétée depuis que les peines n'étaient pas pour les officiers les mêmes que pour les soldats.

Quelques années plus tard se produisirent en sens contraire les mêmes critiques et ce fut une vérité à peu près indiscutée par une élite intellectuelle que les Conseils de guerre condamnaient habituellement « par ordre ».

Empressons-nous de dire que cette affirmation, fausse à tous les points de vue, ne repose sur aucun fondement. Un court examen des faits pris dans

l’ensemble en montrera l’inanité. Tout d’abord à

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