Garraud. Droit criminel, p
Mais sous cette apparente tranquillité, ce qui devait être quelques années plus tard « l'esprit du Xvinr° siècle» travaillait, si bien,quel’évolution encore latente devait être forcément rapide. En effet, vers la fin du xvn° siècle déjà, dans toutes les branches des sciences sociales, un groupe de penseurs passait les institutions existantes au crible d’une critique, souvent superticielle peut-être mais indépendante néanmoins pour la première fois.
Si bien que, petit à petit, le mouvement philosophique qui signala la seconde moitié du siècle suivant, transforma « l’opinion publique » et amena, de la part de l’autorité royale elle-même, des mesures dont la tendance bien que timide est cependant plus que significative (1).
En effet, nous dit M. Seligmann dans son bel ouvrage sur la « Justice révolutionnaire » « à la
suite de Voltaire et de Beccaria (que le commerce
« des écrivains français avait amené à sentir profon- « dément l’horreur des sévérités excessives des lois « pénales) et qui traçait en Italie dans son Traité « des délits et des peines les lignes principales « d’une législation pénale fondée sur le respect de « l’humanité, toute une phalange de penseurs, phi- « losophes, magistrats, jurisconsultes, avocats prit « à partie la procédure secrète (2) ». Si bien que ce