Général Pedoya p. 15 et s
‘Ajoutons du reste que nous croyons que cette indulgence de quelques membres du Conseil, les officiers qui en furent l’objet, l’eussent presque certainement rencontrée de la part des jurés des Cours d'assises, s’ils aavient été traduits devant elles. Il est à supposer que, comme le dit encore le général Pedoya, « les jurés auraient tenu compte aux officiers des sentiments qui les avaient fait agir, de leur franchise.… et qu'il y aurait eu un acquittement non par la minorité de faveur qui est une condamnation par la majorité des juges mais un acquittement absolu» (1):
Du reste, ce reproche formulé au sujet de quelques acquittements dus à certains Conseils de guerre est loin d'être général et ne peut être adressé à tous les Conseils de guerre car la grande majorité ne prononça à la même époque aucun acquittement au sujet de cas semblables. Du reste les responsabilités ne sont-elles pas individuelles et un groupe d'hommes ne saurait en toute justice répondre des actes d’autres personnes mème revêtues d'un semblable uniforme, attendu que les uns et les autres sont complètement libres et indépendants dansleurs manières de voir ou les décisions qu’ils ont pu prendre.
Dans maintes circonstances critiques plus ou moins récentes, la Sécurité Nationale fut sauvegardée, rappe-
lons-le, par l'autorité militaire et quelques très ra-