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partisans d’une théorie tuberculeuse du psoriasis, la grossesse, par la décalcification dont elle s'accompagne, déterminerait des poussées de psoriasis, comme elle détermine des poussées évolutives chez les tuberculeux : les deux affections seraient assimilables. Gaucher rapporte le cas d’une femme qui, à chaque grossesse, faisait une poussée de psoriasis qui disparaissait dans l'intervalle. ;
Notre statistique personnelle nous donne 14 femmes sur 40 psoriasiques; leurs lésions ne semblaient pas avoir été influencées par les grossesses.
H est certain que la grossesse a pu provoquer des poussées de psoriasis; mais c’est un fait banal dans une maladie à poussées déterminées parfois, par les causes les plus variées : froid, émotion, traumatisme, troubles glandulaires; il est un fait indiscutable : le psoriasis est moins fréquent chez la femme et sa coïncidence
avec la grossesse reste une rareté. ; c) Influence du climat et de la race sur le psoriasis.
Le psoriasis s’observe dans tous les pays, sous tous les climats : on l’a signalé en Polynésie, . Annam, il serait rare chez les nègres (Audry). Dans fes Indes, on observerait seulement des formes rudimentaires et presque jamais des formes avec éruptions généralisées (Kayser). |
Sa fréquence varie suivant les contrées, il y aurait : pour Nielsen (Danemark), 993 psoriasis sur 15.376 af fections cutanées, soit 6 0/0; pour White (Amérique), 1.924 sur 58.617, soit 3,28 0/0; pour Audry (Tou-
louse), 160 sur 6.000, soit 3 0/0; pour Maclale Ander: son (Glascow), 725 sur 10.000, soit 7,25 0/0.
Pelletier, dans sa thèse, fait remarquer la fréquence plus grande du psoriasis en Ecosse en en Danemark, contrées froides : les basses températures favorisant le développement du psoriasis comme celui de la tuberculose. {
Certes, la tuberculose chronique s’observe, surtout, dans les pays froids ou tempérés, sur des sujets vaccinés par une première atteinte dans le jeune âge; les indigènes des pays tropicaux faisant des tuberculoses, à marche trop rapide, pour créer l’état « d'allergie », si favorable au développement des lésions atténuées. Mais, à notre avis, il faut faire des réserves sur l'exactitude des statistiques qüe nous citons : elles sont anciennes et ont été faites par des dermatologistes d'écoles différentes, ne séparant pas toujours le psoriasis des parakératoses psôriasiformes.
Les saisons exercent. aussi, leur influence sur le psoriasis et Brocq signale (Dermatologie pratique, p. 339) la plus grande fréquence des poussées aiguës au printemps et à l’automne; leur influence est la même sur les poussées évolutives de la tuberculose chronique... et sur bien d’autres affections.
Berthier (in Tuberculose pulmonaire chronique, coll. Sergent), signale la rareté de la mortalité phymique chez les israélites, alors que chez eux, d’après Battmann Squire, le psoriasis serait fréquent. Cette double constatation pourrait s'expliquer par l'existence, chez les israélites, de lésions bacillaires latentes, très immunisantes,
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