‹ Etude Critique des Réactions dites Quantitatives utilisant les Antigènes Cardiolipidiques (Méthodes de floculation et de fixation du complément)Chapitre 10 sur 69 · CONCEPTION ANCIENNE DE LA RÉAGINE · texte numérisé non relu

CONCEPTION ANCIENNE DE LA RÉAGINE

Le mécanisme et la nature des réactions sérologiques ont longtemps paru énigmatiques. Les bases théoriques de la réaction de Wassermann furent ébranlées lorsque Landsteiner et Levaditi découvrirent la propriété antigénique des extraits alcooliques d'organes normaux : l'antigène apparaissait alors comme n'ayant aucun rapport avec la suspension tréponémique: par voie de conséquence, l'anticorps qu'il permettait de mettre en évidence était dépourvu de toute spécificité: la réaction ne devenait plus qu'une « réaction de labilité colloïdale » due aux modifications physicochimiques des sérums de syphilitiques causées par des « réagjines ».

Le, CHER

Lorsque, pour rendre plus sensibles les antigènes utilisés, les sérologistes employèrent du cholestérol, cette conception ne pouvait faire que se confirmer : quels rapports y avait-il entre ce corps et le treponema pallidum ?

Enfin, lorsque l'on injecte à un animal une suspension de bacilles typhiques, cet antigène fait développer dans l'organisme de l'animal en expérience des anticorps spécifiques ; or, en injectant l'antigène classique ou la cardiolipine on ne peut obtenir d'anticorps. La réagine donc n'a aucune propriété d'anticorps.

L'étude des fausses positivités, l'existence de sérologies nettement positives dans des accès palustres, des pneumonies primitives atypiques, ne font qu'apporter des arguments aux auteurs qui refusent tout fondement immunologique à la réaction de Wassermann. |

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