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5) La sérologie classique est positive alors que la syphilis n'est pas en cause.
— a) Ce peut être une découverte sérologique lors d'un examen systématique : l'interrogatoire et l'observation clinique ne sont pourtant pas en faveur de l'affection syphilitique. Là encore la sérologie quantitative peut être utile dans le diagnostic de la maladie. Elle indiquera, en effet, le degré de positivité des réactions et nous verrons qu'un taux d'anticorps élevé doit faire considérer comme très probable la syphilis que l'on confirmera par la mise en œuvre ultérieure d'examens plus spécifiques, mais aussi plus complexes, tels que le Test d'Immobilisation du tréponème : nous verrons aussi que ce titre élevé, non seulement oriente vers un diagnostic de syphilis mais peut permettre de préciser dans une certaine mesure le stade de cette affection. Par contre, si le taux d'anticorps est bas, il faudra envisager la possibilité de « fausses réactions biologiques ».
— b) Les tests qualitatifs sont positifs, alors que le patient présente une maladie sans rapport apparent avec la syphilis. Ce sont des. observations assez fréquemment rencontrées, et qui constituent, improprement du reste, « des fausses réactions ». De nombreux auteurs ont affirmé le grand intérêt des réactions quantita- tives dans cette éventualité.
Puisque nous avons vu que le sérodiagnostic de la syphilis semble actuellement être considéré comme les autres sérodiagnostics, comment expliquer ces fausses réactions ?
— L'Immunologie nous donne des exemples de réactions croisées : ainsi le sérodiagnostic de Weil et Félix qui utilise pour le diagnostic du typhus exanthématique la recherche d'anticorps vis-à-vis d'une suspension antigénique de proteus OX19 alors que le parasite responsable de la maladie est Rickettsia prowaseki; il en est de même pour la plupart des rickettsioses.
Les proteus et les rickettsies ont vraisemblablement des fractions antigéniques voisines si bien que le complexe antigèneanticorps est encore spécifique ; pourquoi ne pas supposer de même une parenté antigénique entre les lipoïdes du tréponème et les plasmodium ou les virus des pneumopathies virales ? De même, lors de la pénétration de germes tels que les mycobactéries (lèpre).