CHANCES
28 malades étudiés, deux évolutions possibles de la sérologie pendant le traitement:
Dans ie premier cas, la négativation est obtenue en un bref délai, après une chute importante et régulière du taux des anticorps : pourtant parfois cette décroissance du titre, rapide au début, se ralentit par la suite, mais la négativation est toujours obtenue.
Dans la deuxième éventualité, après une baisse très prononcée, les anticorps antilipoïdiques demeurent à un niveau plus ou moins proche de la négativation mais n'y parviennent pas: c'est le. stade « asymptote de la courbe sérologique » qui est alors dans son ensemble une hyperbole.
Ce stade asymptote traduit ce que l'on a appelé les « sérologies irréductibles » et le taux en est le taux résiduel d'anticorps. Certains auteurs ont proposé le terme de « séro-résistances ».
Suivant les auteurs, leur fréquence dans la syphilis secondaire varie beaucoup : pour Meneres Sampaio elle serait de 5 à 10 %, malgré un traitement intensif à la pénicilline. Pour Mahoney, sur 22 cas traités, il y en a eu 5. Axel Perdrup en a rencontré 13 sur 157 syphilis secondaires. Tous ces auteurs ont employé des traitements pénicillinés.
Thomas, dès 1946, avait essayé d'expliquer pourquoi certaines syphilis récentes mettent longtemps à se négativer ou ne se négativent pas. || pensait que ce phénomène était dû au fait que l'individu guéri continue à sécréter des anticorps bien que l'agent pathogène ait été éliminé : plus l'infestation a été longue, plus l'organisme contaminé sera le lieu de production de réagines : il s'agissait en quelque sorte d'une « mémoire sérologique ». Nous verrons ultérieurement que les hypothèses concernant ce phénomène sont nombreuses et nous discuterons de ce probleme dans le paragraphe des syphilis latentes.
Examinons maintenant l'évolution sérologique des syphilis secondaires qu'il nous a été donné d'étudier.
— Nous disposons de 36 observations de syphilis secondaire : nous n'en rapporterons que quelques-unes, à titre d'exemple, les autres leur étant superposables.
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— (14) Obs. Bon... H., h. {service du Médecin-Commandant Olivier].
Rapatrié d'Indochine. Plaques muqueuses sur la verge ; polyadénopathies. Traitement : pénicilline, du 30 mai au 15 juin 1954: 15.000.000 unités.
Muthanol en séries de 15 injections commencées les 15 juin et 2 septembre 1954, |
Sérologie : Kline Kahn Kolmer Debains Kline Q Kolmer Q IRTE
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Revu après 8 mois 4 9 mois 4, | an et 5 mois : la sérologie qualitative et quantitative est négative. Le test de Nelson est toujours à 100 % LS.
— (15) Obs. Biv.. E., h. [Médecin-Commandant Olivier).
Syphilis secondaire avec roséole. Splénomégalie + +.
Traitement : pénicilline, avec 3 cyanures au préalable, du 23 janvier au Il février 1954: 15.000.000 unités. Muthanol : 3 séries commencées les : 12 février, 3 mai, 5 août.
Sérologie : Kline Kahn Kolmer Debains Kline © "Koimer Or ME
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Par la suite, la sérologie est toujours restée négative.
— (16) Obs. Riv… L., h., 22 ans (Médecin-Commandant Olivier] (fig. 11). Polyadénopathies.
Traitement : pénicilline, du 15 au 30 novembre 1953 : 15.000.000 unités.
Muthanol : 5 séries commencées les : |‘ décembre 1953, 16 février, 17 mai, 17 août, 15 novembre 1954.
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