HISTORIQUE
Lorsqu'en 1906, Wassermann, Neiïsser et Brück appliquent au séro-diagnostic de la syphilis la méthode de fixation du complément décrite par Bordet et Gengou en 1901, ils veulent faire de cette réaction l'homologque immunologique du séro-diagnostic de Widal ou de celui de Wright, tous deux mis au point quelques années auparavant : mettre en évidence, dans le sérum, un anticorps spécifique de l'antigène employé qu'ils croient tréponémique. Ceui-ci est, pensent-ils, une suspension de tréponèmes provenant du foie d'hérédo-syphilitiques et qui s'unit par l'intermédiaire du complément à un anticorps spécifique de la maladie, comme une suspension de bacilles typhiques a un pouvoir antigénique vis-à-vis des anticorps élaborés par le sujet contaminé.
Aussi, dès 1909, Boas pratique sur les sérums des syphilitiques des dilutions en eau physiologique identiques à celles ayant cours dans les autres séro-diagnostics : la première réaction quantitative était née.
Mais bientôt, Levaditi, Marie et Landsteiner montrent que les extraits alcooliques d'organes sains peuvent jouer le même rôle antigénique : le fondement immunologique de la réaction était alors bien compromis et, à partir de ce moment, on fait de la réaction de Wassermann un test.non spécifique, mystérieux, dont les « antigènes empiriques » révèlent une « réagine » suivant un mécanisme qui ne saurait relever de l'Immunologjie.
Pourtant, les cliniciens, considérant peu à peu les avantages diagnostiques d'un tel test, essaient bientôt de différencier des
Apte / réactions très positives, positives, douteuses et négatives : on voit alors apparaître des appréciations quantitatives dans des réactions que l'on pourrait appeler à « un tube » puisque l'étude du sérum ne requiert qu'un seul tube, mis à part le témoin, par opposition aux méthodes utilisant plusieurs tubes-réactions.