‹ Étude critique des résultats éloignés dans les cholécystectomiesChapitre 26 sur 33 · I. — SEQUELLES DOULOUREUSES · texte numérisé non relu

I. — SEQUELLES DOULOUREUSES

| Nous avons vu plus haut les troubles mécani-

ques que peuvent apporter les adhérences post-opé-

ratoires et les séquelles douloureuses qui peuvent les accompagner. Îl nous faut serrer de plus près le problème. Quand un opéré souffre, qui présente de façon indiscutable les signes radiologiques d’adhérence, on peut attribuer à ces adhérences les douleurs persistantes. Mais on ne peut le faire de façon certaine. Il faut insister à nouveau sur ce fait: il est des malades qui, porteurs d'adhérences massives, sont guéris. Il en est d’autres qui, même pour des adhérences minimes, vont, au contraire, souffrir de façon persistante. D’autres enfin, sans qu'il y ait aucune raison mécanique plausible, vont présenter ces mêmes séquelles douloureuses.

Il faut étudier minutieusement le caractère des douleurs persistantes ou récidivées. Si elles reproduisent de façon absolument identique celles qui précédaient l'intervention, il semble bien que, même s’il existe des images typiques d’adhérences, on ne puisse les rattacher à ces adhérences. Dans ces cas il faut . plutôt rechercher la cause des douleurs par une critique serrée des. indications opératoires, par une

étude du terrain sur lequel s’est développée la

maladie.

Si, au contraire, les douleurs ont disparu un temps plus où moins long après l'intervention, si elles présentent d’autres caractères qu'avant cette intervention, il est logique de penser aux adhérences.

Ce que nous voulons bien mettre en évidence, cest qu'il ne faut pas se contenter toujours de cette explication unique, les adhérences, pour expliquer l'échec d’une cholécystectomie. La notion d’adhérences indiscutable ne s’accompagnant d'aucun trouble est une première preuve de ce fait. Les résultats bien souvent décevants: des réinterventions pour adhérences en sont une autre. S'il est des cas où opérant à à nouveau et libérant le carrefour on met fin aux séquelles douloureuses, bien plus fréquents sont ceux. où la réintervention reste sans succès. Au hasard des statistiques on ne pourrait multiplier les exemples. |

Il ne faut donc pas’se hâter, nous l’avons dit, de réintervenir. Îl faut suivre ces malades sans que se lasse ni notre patience ni la leur. Et cette enquête minutieuse amènera parfois à des explications moins évidentes de l'échec opératoire :

— Indications non formelles de l’ectomie :

— Rôle du terrain humoral et neuro-végétatif.

Ce que sont les rapports de l'indication opératoire et de son résultat, nous l'avons vu plus haut, nous n° y reviendrons pas. Nous n° aurons donc maintenant en vuë que : |

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