‹ Étude Critique des Traitements des Prolapsus du RectumChapitre 39 sur 42 · JON · texte numérisé non relu

JON

tions ; toutefois le périnée paraît manquer de résistance. — Mauvais état général.

15 septembre 1801. Opération. M. Poncet fait au dessus de l'arcade crurale une incision parallèle, comme s'il avait voulu pratiquer une colotomie iliaque. Arrivé sur l’'S iliaque il l’attire doucement au dehors, entre les lèvres de la plaie, jusqu'à ce que la chute du rectum ait complètement disparu. Alors, il passe un fil de soie au dessous de l’S iliaque au niveau du bout inférieur de l’anse attirée au dehors; ce fil n'ayant d’autre but que de maintenir VS iliaque et la réduction du prolapsus, ct d'indiquer à quel niveau doivent être faites les sutures.

L’intestin réintégré, ‘M. Poncet applique quatre points de suture à la soie : chaque fil traverse dans une certaine épaisseur la couche musculaire de la plaie, l’aponévrose, le péritoine, chemine ensuite dans la paroi antérieure de l’anse intestinale sans entamer la muqueuse, puis sort par le bord aponévro musculaire inférieur de la plaie.

Quatre fils sont ainsi méthodiquement placés. Avant de les nouer, on s'assure, le doigt d’un aide étant introduit dans le rectum, que cet organe est bien soulevé et maintenu tel.

M. Poncet applique ensuite un second plan de suture à la soie aseptique réunissant ce qui reste des bords musculaires et aponévrotiques.

Suture métallique des lèvres cutanées.

Les suites de l'opération ont été des plus simples. Les fils métalliques ont été enlevés le huitième jour.

Réunion par première intention. Un deuxième pansement a été laissé encore 10 jours en place.

Pendant les premiers jours, l'enfant a été intentionnellement constipée et alimentée seulement avec du lait.

M. Poncet a revu cette enfant six mois après l'opération : elle

était gaie, enjouée ; elle avait engraissé. Lorsqu'elle:allait. à-la selle, il ne se produisait plus aucun bourrelet.

Après une” première opération (opération de Segond), pratquée à cette époque, pour recouvrir la paroi postérieure de la vessie, il renvoya l’enfant chez ses parents. Le médecin qui lui donne des soins à la campagne écrit, à la date du 23 février 1893, que le résultat colopexique s’est maintenu.

La guérison.date ainsi de dix-huit mois.

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