CHAPITRE II
Procédés opératoires
Nous étudierons successivement dans ce chapitre les traitements employés pour combattre et guérir :
1° Les prolapsus muqueux. À ;
2° Les prolapsus rectaux ou recto-coliques. B.
A. — PROLAPSUS MUQUEUX.
Les prolapsus muqueux sont réductibles (a) ou irréductibles (b).
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a) Prolapsus muqueux réduclibles.
Les prolapsus muqueux sont surtout l'apanage des enfants et des vieillards.
On interviendra d'abord en faisant suivre au malade un régime des selles. Si on a à soigner un enfant, on recommandera de le laisser le moins possible sur le vase et on provoquera les selles, à heures fixes, par des lavements laxatifs.
On fera disparaître les causes qui entretiennent le prolapsus : les oxuyres, les polypes, si fréquents dans le jeune âge ; les hémorrhoïdes, qu'on rencontre souvent à l’âge mür. On pratiquera la réduction et on la maintiendra en donnant l'opium à l'intérieur. On donnera au malade des injections et des douches froides.
Tous ces moyens préalables étant épuisés, il ne restera plus au chirurgien qu'à faire contracter à la muquêuse prolabée des adhérences avec les autres tuniques du rectum et à réveiller la contractilité sphinctérienne. Pour cela, on fera des cautérisations au thermocautère suivant le grand axe de la tumeur.
Technique opératoire. — Le malade, placé sur le dos, est, ou n’est pas chloroformé. Dans ce dernier cas, on pratique un badigeonnage de la muqueuse avec une solution de cocaïne au 1/10°. Aujourd'hui les injections sous-muqueuses ou sous-cutanées sont plus employées que les badigeonnages et on les pratique
Ro avec une solution au 1/30. Quatre raies de feu sont alors pratiquées, parallèlement au grand axe de la tumeur, et aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires, la cautérisation diminuant d'intensité du sommet vers Ja base. La réduction est faite ensuite.
On constipe le malade pendant huit jours environ, par l'opium et le bismuth.
Une seule intervention peut suffire ; s’il est besoin, o1 fait de nouvelles cautérisations, à des dates assez rapprochées.
Quelques chirurgiens emploient encore les badigeonnages d'acide nitrique concentré (Delens, Phocas, Obs. FT):
Le badigeonnage est léger et la tumeur est immédiatement réduite. On peut toucher, comme l'a fait Phocas, la région sphinctérienne avec quelques pointes de feu.
a) Prolapsus muqueux irréductibles.
Si l'irréductibilité est récente, on tente immédiatement avec les doigts la réduction, en s'aidant au besoin de la résolution chloroformique. Il est rare qu'on n'obtienne pas de résultat.
. Si le prolapsus est à la fois irréductible et gangréné, il faut laisser les parties s'éliminer en fâisant l’asepsie de la région.
Au cas d’irréductibilité absolue, il faudrait pratiquer la résection du boudin hernié en employant les méthodes que nous décrirons bientôt.
B. — PROLAPSUS RECTAUX OU RECTO-COLIQUES.
Pour obtenir la guérison des prolapsus complets, bien des méthodes ont été employées. Nous les diviserons en :
[. Opérations s'adressant à l'anus ;
IT. Opérations s'adressant au rectum ; [IIT. Procédés d’ablation ;