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hypophysaire dans les oBÉsITÉS. Certes, la réaction est souvent troublée (17 fois sur 30), mais, rappelons-le. ce n’est que dans 12 cas qu’elle a été augmentée; dans treize elle a été normale. On se souvient des résultats des auteurs strasbourgeois qui dans tous les cas avaient un test augmenté. Nous avons cherché si les troubles génitaux ne pouvaient expliquer une telle différence : or, les observations de MM. MERKLEN et ARON rapportent très souvent des troubles analogues; d'autre part si nous tenons compte uniquement des obésités sans hypofonctionnement ovarien, nous obtenons 7 tests augmentés, 6 normaux, 4 diminués. C’est dire que nous ne pouvons conclure sur de telles données. Mais ici encore, il eût été intéressant de voir l’action de la radiothérapie hypophysaire chez les malades à réaction augmentée et de pratiquer à nouveau le test après le traitement. Le problème se complique par ailleurs, du fait de troubles thyroïdiens associés : en effet, si dans certains cas (obs. 47) le M. B. est augmenté la chose est sans importance car l'obésité n’est assurément pas l’apanage des hyperthyroïdiens; dans d’autres (obs. 57 et 58), le M. B. est diminué : lobésité n’est-elle pas liée alors à lhypofonctionnement thyroïdien et le test d’Aron n'est-il pas augmenté à la suite d’une hypersécrétion réactionnelle de thyréo-stimuline ? Réserve analogue pour observation 76, où le test diminué est peut-être la conséquence de l’hyperthyroïdie traduite par un métabolisme de base à + 37%. Enfin, dans un cas d’obésité par suralimentation, le test a été normal, ce qui est logique; dans un cas de maladie de Dercum, le test a été diminué. Ce dernier exemple, comme les précédents, montre la diversité des résultats non seulement entre eux, mais également avec ceux des auteurs strasbourgeois.
Nous ne disposons que de deux observations con-
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cernant des MAIGREURS. L’une d’elle a un test diminué. Devant cet amaigrissement sans autres causes apparentes, il est naturel de penser à un hypopituitarisme. Mais dans le cas de Cha. (obs. 77), le test s’est trouvé à deux reprises augmenté. Ceci est paradoxal mais en apparence seulement. Cette enfant de 14 ans et demi avait été primitivement considérée comme atteinte de maladie de Simmonds : le début brusque, Pamaigrissement rapide et considérable, sans déformation du squelette, l’hypoglycémie, la sensibilité à l’insuline, l’aménorrhée y font invinciblement penser. Toutefois, depuis, on en a fait une anorexique mentale : l’anorexie mentale est fréquente à cet âge; la mélancolie, latrophie musculaire, une selle turcique radiologiquement normale, la rareté de la cachexie hypophysaire, l’hérédité mentale chargée sont en faveur de cette affection. La diminution du métaholisme de base habituelle chez les jeûneurs vient confirmer cette opinion. Quant au test d’Aron, il peut être augmenté secondairement, par réaction à l’hypothyroïdie. mais c’est une simple hypothèse. En tout cas, ce dernier résultat n’est un argument ni pour ni contre la valeur du test, mais il fait voir qu’il faut toujours demander l’aide de la clinique dans ces histoires de maigreur; là, il fallait étudier le fond mental du sujet; ailleurs, il faudra rechercher une hyperthyroïdie fruste, cause fréquente de l’amaigrissement.
Le test préhypophysaire est également perturbé dans les AFFECTIONS THYROÏDIENNES. Les hyperthyroïdies, dans la majorité des cas, s’accompagnent d’un test diminué. Ce résultat est en accord avec ceux de Strasbourg et avec l’idée que lon se fait actuellement de la pathogénie de la maladie de Basedow. Toutefois des auteurs nancéens, comme M. DROUET, croient à l’origine hypophysaire de cette affection : ils se fondent sur des recherches personnelles : modifications