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acte de l’inconstance de la relation entre les signes de fonctionnement de la préhypophyse et le rythme de la croissance. » M. ARoN laisse alors une grande importance à la « constitution héréditaire » et il serait vain, dit-il, de prétendre à faire grandir plus vite des enfants condamnés à rester petits.
Il nous semble pourtant que, étant donné le fait récemment acquis que la puberté, avec son accroissement de la sécrétion thyréo- et gonado-stimulante, provoque le ralentissement de la production d’hormone de croissance, avant elle il serait possible d’entreprendre un traitement opothérapique efficace. Mais, nous le répétons, le test d’Aron dans cette sorte de trouble endocrinien ne peut nous être d’aucun se cours. Il en est de même dans le diabète insipide mais lon sait que c’est un dysfonctionnement post-hypophysaire. Signalons toutefois que les auteurs strasbourgeois ont observé qu’en même temps qu’une obésité il n’était pas rare de voir de la glycosurie, de la polyurie en même temps que certaines maigreurs.
Dans un complexe symptomatique, il est souvent utile en clinique de chercher une note endocrinienne. Nous avons pratiqué le test préhypophysaire dans certains cas de DIABÈTE, d'INSUFFISANCE SURRÉNALE. Il serait intéressant de le faire dans des troubles parathyroïdiens et surtout dans la MALADIE DE RECKLINGHAU- SEN. Dans cette affection, à côté des adénomes parathyroïdiens, il peut exister d’autres lésions glandulaires : un adénome peu volumineux de l’hypophyse. une hyperplasie diffuse du cortex surrénal et de la thyroïde.
Dans tous ces cas, le test a été normal, bien qu’une petite participation pituitaire soit probable. Remarquons d’ailleurs que c’est en cherchant systématique : ment un facteur endocrinien dans la maladie de Dercum que les auteurs strasbourgeois sont arrivés à
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deux, puis à cinq cas intéressants et qu’ils ont étendu leurs investigations à d’autres types d’adiposité.
Le test préhypophysaire a été augmenté dans deux cas de MALADIE DE MICKULICZ, diminué dans deux observations D'ACROCYANOSE isolée, diminué enfin dans deux cas de MYASTHÉNIE.
Que faut-il penser de ces résultats ? Faut-il voir là une origine hypophysaire possible de la maladie de Mikuliez, de l’acrocyanose ? Pour cette dernière affection, on remarquera que le test n’est diminué que dans les cas où l’acrocyanose est isolée, où aucun trouble endocrinien concomitant n’a pu être trouvé. Dans les autres, au contraire, le test a été augmenté.
Dans une observation de myasthénie (obs. 104) il s'agissait d’une histoire très complexe : Lel.…., névropathe et psychopathe, accuse des troubles caractérisés surtout par des vertiges et de la diplopie. Il est vu par cinq neurologues consécutivement. Les diagnostics d’encéphalopathie, de sclérose en plaques, de myasthénie, sont tour à tour posés. On s’arrête finalement au dernier. Tous les tests endocriniens sont troublés, mais aucun traitement ne l’améliore. Actuellement, il demande à l’homéopathie de le soulager. Le résultat est identique. On conçoit qu’interpréter le test d’Aron dans ces conditions devienne particulièrement difficile et que le trouble hypophysaire soit loin d’être démontré.
Enfin, dans quelques cas isolés, chez des sujets atteints d’affections non-endocriniennes, le test a été diminué; ailleurs, augmenté. Peut-être faut-il voir là des erreurs de technique comme dans ces deux cas déjà rapportés de sujets normaux en apparence avec réactions diminuées. On ne peut tenir compte de tels
résultats.