‹ Étude critique du traitement des épithéliomas des paupièresChapitre 12 sur 49 · DENIS · texte numérisé non relu

DENIS

A ce type appartiennent l’épithélioma papillaire, l’épithélioma papillaire sans revêtement corné, et l’épithélioma cancroïde.

C'est ce type qui s'accroît le plus rapidement; il est le plus lymphopbhile et finit à la longue par envahir quelquelois les ganglions, plus fréquemment que le basocellulaire.

Il peut naître en’ peau saine ou sur une lésion de dyskératose, sur une cicatrice de brûlure, de lupus, de radiodermite, sur un nævus. x

Il est moins radiosensible que le basocellulaire, mais avec les techniques actuelles cette question ne préoccupe plus autant les radiothérapeutes. La plupart des auteurs s’accordent à dire qu'avec une bonne technique, la radiothérapie donne autant de succès que dans le type basocellulaire.

2° Epithélioma basocellulaire. — Les amas néoplasiques affectent une disposition très variable, en travées étroites diversement ramifiées, affectant plus ou moins la forme de tubes, d’où le nom d’épithélioma tubocellulaire donné à cette variété par Cornil et Ranvier.

Les cellules rappellent les cellules de la couche basale, justifiant le nom d’épithélioma basocellulaire de Krompecher; elles sont petites, uniformes dans leur structure, plus ou moins ovales, dépourvues d'épines; leur noyau est arrondi, ovalaire ou polyédrique, le protoplasme plus ou moins abondant. Le caractère le plus important de ces cellules est de ne pas présenter la transformation cornée; au terme de leur évolution, elles meurent, et de leur désintégration résultent des lacunes.

A ce type appartiennent les cancers les plus fréquents au niveau des paupières : l’épithélioma plan cicatriciel, l’ulcus rodens et l’épithélioma térébrant.

Ce type est d’accroissement beaucoup plus lent que le spinocellulaire; son évolution se compte par années. Sa malignité reste presque toujours locale; les propagations ganglionnaires sont très rares.

C'est la variété histologique la plus radiosensible.

3° Epithélioma du type intermédiaire. — I1 se différencie du basocellulaire par son évolution plus rapide, son affinité plus grande pour les ganglions, sa moindre radiosensibilité.

Cliniquement, il ressemble à l’épithélioma basocellulaire.

Au point de vue anatomo-pathologique, il comprend toute une gamme de formes de transition entre le baso et le spinocellulaire. Dans la pratique, on les dit à tendance basocellulaire ou à tendance spinocellulaire, la première variété étant de beaucoup la plus fréquente, d’après Mme $S. Laborde.

À l'examen, on peut y trouver quelques groupes de cellules présentant des filaments d'union ou des dispositions cellulaires ressemblant aux globes épidermiques, mais les cellules ne subissent qu'une transformation incomplète; elles ont encore leur noyau.

Cette variété d’épithélioma est très rare. MM. Bérard et Ponthers signalent, sur 48 biopsies, 2 cas seulement de type intermédiaire, 28 du type basocellulaire, 13 du type spinocellulaire. ;

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