‹ Étude critique du traitement des épithéliomas des paupièresChapitre 24 sur 49 · III. — Diathermo-coagulation · texte numérisé non relu

III. — Diathermo-coagulation

Cette méthode utilise l’action thermo-pénétrante des courants de haute fréquence pour coaguiler les tissus à éliminer.

À. — Technique.

La technique en est très simple. Il existe de nombreux appareils; dans le service d’ophtalmologie de Bordeaux, M. le Professeur Teulières emploie couramment l'appareil de R. Toury, l'intensité du courant étant portée à 150 milliampères environ. Pour traiter un épithélioma des paupières, on se sert d’une électrode appropriée à la lésion, le plus souvent d’une électrode à boule. L’électrode indifférente, étant placée en un point quelconque du corps, l’électrode active est mise au contact du tissu à coaguler. Le courant est établi. La partie de l’épithélioma au contact devient grisâtre; on déplace l’électrode pour soumettre tout l'épithélioma à l’action de la diathermo-coagulation,

Le plus souvent, le temps opératoire ne dure que quelques secondes.

Il est préférable de pratiquer toujours l’anesthésie avant la coagulation; le meilleur moyen est de faire une anesthésie locale à la novocaïne, On fait une injection hypodermique en 2 ou 3 fois autour de la tumeur à coaguler, elle suffit amplement.

B. — Marche des lésions après diathermo-coagulation.

Après l'opération, autour de la zone coagulée, on voit une aréole rouge; puis apparaît un œdème; il est accompagné de lymphorrée. Tous deux disparaissent en deux ou trois Jours.

L'escarre qui s'est formée est aseptique, friable; elle est entourée d’une zone inflammatoire. On applique sur la région un pansement au tulle gras pour la protéger des contacts. extérieurs. ;

Laissée à elle-même, cette escarre s’élimine vers le dixième jour en moyenne. Il reste un enduit sphacélé correspondant à une région que la diathermo-coagulation a frappée moins brutalement, et qui disparaîtra peu à peu.

C'est alors que va commencer la cicatrisation. Elle est toujours assez longue, un mois et plus, suivant l’étendue de la région coagulée.

La cicatrice, d’abord surélevée et rosée, s’aplanit, blanchit, et au bout de quelques mois devient à peine visible.

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