‹ Étude critique du traitement des rhumatismes chroniques par l'association acide ascorbique - désoxycorticostéroneChapitre 4 sur 15 · SAN À · texte numérisé non relu

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dues à tout le système mesenchymateux en tout point comparables à certaines altérations observées en pathologie humaine. Ce sont des infiltrats nodulaires périartériels, les lésions des tubes urinifères, les lésions de synovite et de périarthrite aigues. Le même résultat a été obtenu par des injections de sérum chez des animaux sensibilisés (Klinge), des infections microbiennes répétées de la peau (Murphy et Swift). Ceci rapproché des résultats spectaculaires obtenus avec la cortisone et VA. C. T. H., montre qu’il existe bien un « syndrome d’adaptation » que Selye a mis en évidence.

Il était donc rationnel de s'adresser pour le traitement de la maladie rhumatismale à des substances permettant à l’organisme de soutenir une lutte inégale. La glande surrénale, toute indiquée de ce fait, a fait l’objet de nombreuses recherches de la part de bien des chercheurs, et particulièrment du chimiste américain Kendaïll. Ces dernières années, ce dernier a isolé le complexe cortico surrénalien E, ou cortisone, qui s’est révélé comme étant efficace dans le traitement des arthrites rhumatismales.

Un deuxième remède, plus efficace encore, l’A. T. C. H.on hormone adreno corticotrope, extraite de l’hypophyse, est venu confirmer les espérances que l’on avait dans les 17 celosteroïdes ci-dessus cités.

L'action de l'A. C. T. H., dans les maladies rhumatismales est le suivant : Peu de temps après l'administration de cette hormone, les symptômes inflammatoires des articulations disparaissent et leur mobilité augmente rapidement dans la limite des lésions anatomiques préexistantes, le spasme musculaire disparait ainsi que la fièvre, la sédimentation devient noimsle. Il existe, en outre, une épreuve de laboratoire de crande ulilité pour suivre l’évolution de ces malades : labaissement du taux des eosinophiles au cours du traitement. C’est ce qu'or. appelle le test de Thorn. Suivant l’abaissemnent de ce taux ,on augmentera ou on diminuera les doses d’A. C. T. H.

Mais l'augmentation dans la production d'hormones de la

glande surrénale apporte avec elles des effets pathologiques comportant :

1°. — ume rétention d'ions Na 2°. — une perte d’ion K,

de ce fait, on observera en cours de traitement, des œdèmes; les hormones androgènes peuvent entrainer un syndrôme de Cushing, une aménorrhée, une augmentation de la glycogenese.

Il faut enfin ajouter que la cessation du traitement entraine la reprise de la maladie.

A l'heure actuelle, l'A. C. T. P. est à l’étude. Ses effets seraient plus remarquables, et son chtention beaucoup plus aisée.

Néanmoins, ces produits sont encore du domaine, sinon de l'expérimentation, du moins de linaccessible, étant donné les petites quantités d'hormones extraites ou synthétisées, et surtout leur prix de revient.

C’est pourquoi, les chercheurs se sont penchés sur ces différentes hormones. En novembre 1949, Lewin et Wassen ont découvert l’action anti-rhumatismale de l’acétate de desoxycorticosterone associée à l’acide ascorbique.

Quelques observations ont été faites dans les pays européens, et jusqu’à ces derniers temps les résultats restaient contradictoires, tant au point de vue clinique, que du point de vue laboratoire. Selon Lewin, Wassen, Fox, Douthwaïite, Le Vay, Loxton, lle pourcentage de malades guéris serait assez élevé et les effets seraient apparentés à ceux de l’A. C. T. H. et du cortisone. Pour d’autres, tels Kellgreen, Hartfall, Harris, Spies, Stone, Hart, Starer, les bons résultats seraient minimes, sinon inexistants.

Les Hautes-Pyrénées étant certainement un des départements les mieux fournis en rhumatisants, il y avait à l’hôpital de Tarbes un champ d’expérimentation que nous n’avons

SARL PEU

pas voulu négliger. Grâce aussi à l'obligeance et à la compétence scïupuleuse de certains laboratoires, nous avons pu apporter cette contribution à l’étude du traitement des rhumatismes chroniques. Le plan de cette étude sera le suivant

D'abord, nous donnerons le mode de traitement des malades avec le nom des produits utilisés. Suivent 30 observations prises à l'Hôpital de Tarbes, dans le service du Dr Turon. Nous étudierons les effets du produit d’après les résultats obtenus.

En novembre 1949, deux auteurs suédois, Lewin et Wassen, ont publié les résultats excellents et rapides obtenus avec l’acétate de desoxycorticosterone, combinée avec l’acide ascorbique, chez des malades atteints de rhumatisme chronique, dont certains depuis de nombreuses années. Ils injectent 5 mg de desoxycorticosterone par voie intra-musculaire et, 2 à 5 minutes plus tard, 1 gamme d’acide ascorbique par voie intra-veineuse.

D’après Lewin et Wassen, cinq minutes après la double injection, les douleurs diminuent d'intensité et le relâchement articulaire apparaît ; ensuite après une légère vaso dilatation des téguments plus ou moins marquée, les douleurs ont complètement disparu et le jeu des articulations peut se faire dans la limite des lésions anatomiques préexistantes,.

Toujours d’après ces auteurs, l'effet persisterait de deux à six heures en moyenne, et parfois plus de 24 heures. Plus le traitement avance, plus la sédation semble se prolonger.

Ces travaux publiés dans le « Lancet » du 26 novembre 1949, ont soulevé de nombreuses controverses, À l’heure actuelle, la polémique semble atteindre à son paroxysme, cer“ tains soutenant, preuves à l’appui, que le traitement de Lewin et Wassen est efficace, d’autres affirment avoir eu des résultats bien supérieurs avec différents produits, tels que le salicylate, les hormones, les dérivés soufrés, etc.

En France, deux produits nous ont semblé donner satisfaclion en ce qui concerne le desoxycorticosterone, ce sont : le

En

pércotène Ciba, 5 mg. hydrosoluble, et pour ce qui est de la vitamine C, le vitascorbol 500 mg. et le laroserobine 500 mg.

Dans les premiers cas étudiés par nous et qui remontent en janvier 1950, la méthode de Lewin et Wassen a été suivie à la lettre. Ensuite nous avons préféré injecter Îles deux produits simultanément par voie intra-veineuse. Les résultats sont

d’ailleurs restés les mêmes.

Ceci amène d’ailleurs la remarque suivante : c’est que tout autre mode d'administration, éloignement de l'injection des 2 produits, prise orale et même la voie intégralement musculaire, se sont montrés, au cours des expérimentations, parfaitement inefficaces.

I! est entendu que dans ces observations, nous ne traitons pas du rhumatisme articulaire aigu. Cette maladie étant, à l'heure actuelle, il faut bien le dire, bien mieux guérie par le sulicylate de soude.

Lewin et Wassen préconisent cependant leur traitement qui, non seulement ferait disparaître le rhumatisme, mais encore préviendrait les accidents cardiaques.

Pour chaque malade dont l’observation va suivre, nous nous sommes appuyés sur une triarde diagnostique clinique radiologique humorale.

Au point de vue clinique, nous recherchons l’ancienneté, les douleurs, les impotences, les déformations et les signes @’inflammation. Au point de vue radiologique, nous pourrons confirmer le diagnostic et faire déjà la distinction entre Îes arthroses et les arthrites. Enfin, le diagnostic humoral a rétenu toute notre attention, car C’est sur lui que nous pouvions suivre d’une façon objective l’évolution des malades. En ce sens, la sédimentation globulaire après une heure, le Vernes, le dosage des eosinophiles et la calcémie ont surtout retenu notre attention, et nous les avons recherchés dans le plus grand nombre de cas.

Nous distinguerons dañs les observations qui vont suivre,

SAS | POUR les arthroses des arthrites, car, comme il est déjà à prévoir, ces dernières ont un pronostic bien plus favorable que celui des arthroses. En outre, le laboratoire ne nous donnera pas de

renseignements aussi utiles pour les arthroses que pour les arthrites.

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