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qu'on conçoit fort bien qu'avec le caractère particulier du Schwangerer, c'est-à-dire d’un débiteur d’une pension alimentaire et rien de plus, la loi saxonne puisse en admettre plusieurs et les condamner solidairement,
Ces quelques explications indispensables étant données, quel sera le jeu de la procédure d'exécution forcée dans cette hypothèse ?
L'enfant soumis à cette quasi-reconnaissance sera pratiquement et surtout immédiatement dans une situation supérieure, non seulement à notre enfant naturel non reconnu, qui n'a rien, mais encore à l'enfant reconnu.
Dès sanaissance, grace au $794 (702 anc.) du Code de procédure civile allemand que nous étudions, il aura, sans frais, sans débats, un titre exécutoire tout prêt, une sorte de modeste brevet de pension, et, nous ne saurions trop insister en cette matière, une assurance immédiate contre ses premiers besoins {1}.
Au contraire, que notre père naturel refuse de subvenir aux besoins de son enfant ? Un procès estinévitable, quand il est possible, avec ses frais, ses complications et ses lenteurs.
Ce n'est pas le seul avantage de la procédure que nous étudions. Le scandale si redouté résultant de la recherche de la paternité n'existe plus, puisqu'il n’y a ni recherche, ni procès, ni chantage, ni diffamation possible, pas
de correspondance intime dévoilée, pas de témoignage
(1) Cette assistance portée à l'enfant dès sa naissance est un bienfait capital dont la statistique elle-même nous montre l'importance. Les mortinatalités sont en nombre effrayant pour les naissances illégitimes (8,26 0/0) par rapport aux naissances légitimes (4,16 0/0), soit à peu près exactement Ta moitié. IL est bien certain que le premier chiffre est surtout élevé par suite de la misère, du dénûment el du besoin.