LOUIS XIV
Cepandant l'opinion publique, qu'on veut maîtriser parla terreur, échappe et regimbe. Le duc de Nevers qui, il y a deux ans, voyait à Germigny Bossuet imposer les livrées de la pénitence à M™^ de Montespan qu'il a si glorieusement ramenée à Versailles sur son trône d'adultère, fait courir à la ville et à la cour ces quatrains applaudis :
Meaux est un très grand esprit, Tout plein de littérature, Mais quand on le contredit Il a l'âme un peu bien dure.
Aimer Dieu sans intérêt, C'est pécher contre nature, La charité lui déplaît Quand sa flamme est toute pure.
Il fait vêtir Montespan D'étamine et de bure.
Que nous vend ce charlatan ?
De l'onguent pour la brûlure ^.
Le 29 juin, le roi, qui sent le besoin de soutenir Bossuet dans l'opinion et d'autoriser de tout son poids cet oracle en discrédit, le
^Amédée Reni-e, Les nièces de Maiarin, 1856, p. 159.
noninic consLillcr dluat. C'est le hochet qui lui :>icd trop bien à cette heure et toujours. « Après tout, c'est un conseiller d'Etat », dira de nos jours un homme d'esprit, « parlant de l'éveque politique ' »■>. Le 1" juillet, Bossuet, parlant de cette charge honorifique, écrira à .son neveu : « Le roi me l'accorda à son lever à Marly, sans que je l'eusse demandée, avec toutes les bontés dont sa Majesté s.iit accompagner ses grâces. » C'est l'indemnité creuse de ce cardinalat dont Bossuet écrira de Marly, le 15 juillet : « Ni M. de Reims ni moi ne l'emporterons sur l'archevêque de Paris dont la ùmille... » La plume lui tombe ici des mains, et il reprend : « Ce n'est pas à moi qu'il convient de se donner du mouvement. Ma vraie grandeur est de soutenir mon caractère, d'édifier et de servir l'Eglise... Je ne dois être ni remuant ni insensible ». Qu'il remplit bien ce devoir de n'être pas « insensible » à l'éclat de la pourpre ! Il va s'obstiner à son rêve ; et, pour le réaliser, il poursuit avec une ardeur de plus en plus fiévreuse ces manœuvres qui visent à l'expulsion de Fénelon de la cour, service dont Louis XIV lui devra le haut salaire.
Il est fâcheux, cependant, que ce i" juillet où l'éveque de Meaux est proclamé ^conseiller d'Etat, son frère, écrivant à sor neveu à Rome, le montre associé dans sa correspondance intime à M"<^ de Mauléon.
Le 29 juillet, Bossuet écrira à ce neveu, joignant la cruauté vis-àvis de Fénelon à l'impertinence vis-à-vis de Louis XIV : « On se servira de la main du roi pour écrire au Pape ; le pauvre M. de Cambrai aura ordre de se retirer ». Le jeu fonctionne déjà. Le roi vient de servir de copiste à l'éveque, et va lui servir d'exécuteur des hautes œuvres.
« Après la publication du livre des Maximes des saints, écrit Ledieu, répétant ce qu'il tient de Bossuet, quelque bruit qui s'élevât contre cette nouvelle doctrine, le roi demeura incertain et irrésolu sur le parti qu'il avait à prendre, et ce fut M. de Meaux qui détermina Sa Majesté à poursuivre la condamnation de ce livre^ après qu'il lui
' Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, 17 mai. 11 cite M. de Rémusat.
eut expliqué en particulier tous les faux principes de cet ouvrage, et les conséquences qu'il y en avait à craindre ; qu'il lui répondoit du succès, et que la condamnation étoit immanquable '. »
Louis XIV, un ignorant, qui s'en rapporte à Bossuet sur les principes du mysticisme, comme jadis sur ceux de la puissance ecclésiastique, y trouvant les deux fois son compte, se remet à faire le théologien autocrate. Il transcrit de sa main une lettre composée par Bossuet, qu'il adresse à Innocent XII, le 26 juillet. Disant de ceux par qui il a fait examiner le livre de l'archevêque de Cambrai : d Tous unanimement, tant les évêques que les docteurs, m'ont rapporté que le livre étoit très mauvais et très dangereux, et que l'explication donnée par le même archevêque n'étoit pas soutenable », il supplie le Pape « de prononcer le plus tôt qu'il lui sera possible sur ce livre et sur la doctrine qu'il contient », et l'assure qu'il emploiera tout ce qu'il a d'autorité « pour faire exécuter ses décisions ». Le 25 juillet, Fénelon lui ayant demandé la permission d'aller à Rome, il lui intimera, le 1" août, l'ordre de rentrer dans son diocèse. Le duc de Bourgogne, âgé de seize ans, s'est jeté en vain à ses pieds, protestant des bons enseignements de son précepteur. « Mon fils, a dit le roi, il s'agit de la pureté de la foi, et M. de Meaux en sait plus sur cette partie que vous et moi. » Le roi qui, touchant la pureté de la foi, a vu les Quatre Articles de Bossuet si hautement réprouvés par Rome, le roi qui, depuis dix-huit ans, est convaincu et le sera toujours du « jansénisme » de Bossuet ^ ! Mais l'animosité contre Fénelon prime à cette heure la foi chez Louis XIV. Il a besoin de Bossuet pour venger sa politique : il transforme le prélat anti-romain et janséniste en oracle.
* Mémoires, passage cité par Bausset, Bossuet, 1. X, XIII. Bausset a eu en main le I*'' volume de ces Mémoires, perdu jusqu'à présent. j
*« Il (de Toreil) m'a dit entre autres choses que M. du Perron (Bossuet), parlant de l'accusation du jansénisme, dit qu'il y a vingt ans qu'il travaille à s'en disculper dans l'esprit de M. Desmarets (Louis XIV), et qu'il n'a pu encore en venir à bout. » Lettre de du Vaucel à Quesnel, 23 oct. 1700. — Bouix, Bossuet et le jansénisme. Revue des sciences ecclésiastiques, 20 août 1865, p. 127.
ÉCRIT ANONYME DE BOSSUET CONTRE l-ÉNELON, l'ÉVÈQUE DE MEAUX. DIT A ROME LE PAPE FRANÇAIS, MEMBRE DE LA CABALE JANSÉNISTE. DEUX ÉCRITS SIGNÉS DE LUI IRRITENT TOUS LES SAVANTS ROMAINS.
Le 2 août, Fénelon quitte Versailles, et le 3, Paris, pour ne les plus revoir. Sitôt rentré à Cambrai il "envoie à Rome, comme défenseur, l'abbé de Chauterac, son parent et grand vicaire, «homme sage, pacifique, instruit et vertueux », dit Pirot, appréciateur non suspect '.
En quittant Paris il a écrit deux lettres : Tune à M. Tronson où il dit : « Je m'abstiens, Monsieur, de vous aller embrasser, pour ne vous commettre en rien... M. de Meaux me représente comme «?î fanatique et un hypocrite » ; l'autre au duc de Beauvilliers. « Ne soyez point en peine de moi, Monsieur, dit-il : l'affaire de mon livre est à Rome. Si je me suis trompé, l'autorité du Saint-Siège me détrompera ; et c'est ce que je cherche avec un cœur docile et soumis : si je me suis mal expliqué, on réformera mes expressions... Je ne veux que deux choses, qui composent ma doctrine : la première, c'est que la charité est un amour de Dieu pour lui-même, indépendamment du motif de la béatitude qu'on trouve en lui ; la seconde est que dans la vie des âmes les plus parfaites, c'est la charité qui prévient toutes les autres vertus, qui les anime et qui en commande les 'actes pour les rapporter à sa fin ; en sorte que le juste de cet état exerce alors d'ordinaire l'espérance et toutes les autres
' Bausset, Fénelon, 1. III, § 24.
vertus avec tout le désintéressement de la charité même qui en commande l'exercice. Je dis d'ordinaire, parce que cet état n'est pas sans exception, n'étant qu'habituel et point invariable... Je sais qu'on abuse du pur amour et de l'abandon... mais le pur amour n'en est pas moins la perfection du christianisme ; et le pire de tous les remèdes est de vouloir détruire les choses parfaites, pour empêcher qu'on en abuse. »
Le duc de Beauvilliers fit imprimer sur le champ cette lettre, la présenta au roi, la répandit à la cour et dans le public. Bossuet, qui, le 6 août, en s'adjoignant l'archevêque de Paris et l'évêque de Chartres, dénonce au P^ape le livre de Fénelon comme contraire aux trente-quatre articles d'Issy qu'il a signés et contenant « une doctrine improuvée par l'Eglise romaine », écrira le 18 août à son neveu : « Il n'y a rien de nouveau sur M. de .Cambrai, sinon que sa lettre, qu'on a répandue avec tant de soin, soulève tout le monde autant que le livre. Je vous envoie à toutes fins une réponse que j'y ai faite sous le nom d'un tiers ».
La première attaque publique de Bossuet contre Fénelon est en effet une pièce anonyme, Réponse à une lettre de M. l'archevêque de Cambrai, signée : Un docteur. On y lit naturellement dès l'abord : « Il faut louer M. de Meaux » ; et naturellement, pour finir : « On sait trop de qui et de quoi il (l'archevêque de Cambrai) est le martyr : son obéissance sera louée, quand elle cessera de menacer l'Eglise de restrictions sur le jugement qu'elle attend; il eût fallu la prévenir ; il est temps encore ; c'est ce qu'il faut demander à Dieu avec larmes et s'affliger sans mesure, de voir un homme de ce rang et de ce mérite, réduit à défendre une cause si déplorée, et ne se faire valoir que par tant de fausses suppositions. »
Ainsi voilà Fénelon dénoncé comme le martyr de M'"^ Guyon et de ses impiétés horribles ; voilà son obéissance à l'Eglise démasquée comme contenant des restrictions ipleines pour elle de menaces, Bossuet étant, lui, un si parfait modèle d'obéissance à l'EgHse ; voilà sa. cause si déplorable qu'il faut demander à Dieu avec larmes — les larmes de Bossuet ! — qu'il renonce au jugement du Pape auquel il s'est soumis, en se condamnant lui-même, puisque Bossuet le condamne.
Le lait est qui- la (.k)cirinc de l'éiiclon qu'il va maintenir, le 15 septembre, dan., une Inslriiilion pastorale sur son livre, en l'appuyant des textes des Pères et des , auteurs mystiques dont ce livre a été mallieureusenient dépouillé, ne sera jamais censurée à Rome, mais au contraire >< approuvée et admirée de tout le monde ' ». On réjornu-ra les expressions de son livre : sa doctrine restera. C'est celle de l'Eglise opposée à celle des jansénistes et de Bossuet. Bossuct est déjà condamne à l'avouer quand il écrit, le 12 août, de Paris à son neveu : « Les jésuites ont fait soutenir ici quatre thèses, et font valoir le pur amour : je crois qu'on leur parlera ». Quel chevalier du pur amour TEglise a vu en Ignace de Loyola prêt à sacrifier la certitude de son salut « à la plus grande gloire de Dieu ! » Ignace suit saint Paul : c'est l'école sublime des saints.
Après les dix-huit Provinciales anonymes de Pascal, en voilà donc une de Bossuet, non moins meuleuse, pour répéter le mot du comte de Maistre % que les autres, mais tout autrement violente. Aussi n'est-elle plus d'un laïque contre des religieux, mais d'un éyêque contre un archevêque, qu'il porte, dit-il, dans ses entrailles. Elle ouvre le feu meurtrier de Bossuet contre Fénelon.
Il l'a fait précéder de la publication de deux lettres virulentes à lui adressées par Tabbé de Rancé, et sans doute concertées, que raille le duc de Nevers, disant de cet abbé qui, du fond de ses déserts, rompt ses sacrels statuts en rompant le silence pour déclamer co:.tre un saint prélat ;
Bien moins humble de cœur que fier de sa doctrine Il Oie décider ce que Rome examine •*.
Il la fait suivre à Rome, qu'il faut échirer, d'un Sommaire latin du livre des Maximes des saints et des défenses et des explications qui en ont été donnée s , daté « de notre château de Germigny, ce vingtième d'août 1697 "• Imprimé au commencement d'octobre, l'écrit sera
• Lettre de l'abbé de Chanterac, de Rome, le 17 décembre 1697.
* Soirées de Saint-Pétersbourg , deuxième entretien, ^ Les nièces de Ma^iarin, p. 157.
bientôt donné au public en français. Déjà, dès la fin de septembre, a été publiée à Pans et afficliée, avec l'agrément du roi, une Déclu' ration en latin de l'archevêque de Paris, des évèques de Meaux et de Chartres, composée par Bossuet contre le livre des Maximes des saints, bientôt servie au public en français, mais mal reçue, Fénelon devant écrire le 27 novembre : « Presque tout Paris est contre la Déclaration. Voici venir, le 27 octobre, ï Instruction pastorale sur la perfection chrétienne et sur la vie intérieure de l'archevêque de Paris, inspirée par Bossuet, soumJse à son examen et louée par lui sans mesure, « dont le dessein est de réfuter au long toutes erreurs contenues dans le livre de l'Explication des Maximes des saints ». Ainsi parle le secrétaire de Bossuet, qui ne peut s'empêcher de reprocher à Noailles d'avoir noté la doctrine de son confrère " par les plus fortes qualifications, en termes durs et impérieux ' ». Voici, en février 1698, un Avertissement suivi de cinq Ecrits de Bossuet, et une Préface sur r Instruction pastorale de Fénelon, deux fois étendue corrime elle. Voici enfin, le ro juin, une Lettre pastorale de l'évêque de Chartres au clergé de son diocèse condamnant avec le livre de Fénelon ses explications. Toutes condamnations épiscopales pour le moins indécentes, car il s'agit d'une cause pendante au tribunal du Pape.
Le 28 octobre 1697 Louis XIV a nommé Bossuet premier aumônier de la duchesse de Bourgogne, dont le mariage aura lieu le 7 décembre. Le prélat, empressé de supplanter Fénelon, précepteur du duc, n'a pas rougi de solliciter cette charge, il y a plus d'un an -. Louis XIV donne ce nouvel appui à son champion contre l'archevêque.
Bossuet à présent mène et entraîne tout. A Rome, on ne peut s'empêcher de stigmatiser son outrecuidance qui va jusqu^à braver le ridicule. «J'eus hier, écrira le 4 janvier 1698 l'abbé de Chanterac à Fénelon, une conversation particulière avec une personne qui jusqu'ici m'a dit des nouvelles assez secrètes et assez fidèles... Il me parla de la multitude des écrits que M. de Meaux a publiés ici contre vous, et de son ton décisif dont il ne paraissait pas content. Dans
' Ledieu, textes cités dans l'édition de Fénelon, t. II, p. 421. ^ Lettre à la Broue, 4 sept. 1696.
son chagrin il nie dit assez plaisamment : Mcldcnsis episcopus est Papa Gallus ; sed vuU con/innarc suas decisioncs brachio suciilari, brachio regiû '. Il convint après cela qu'il y avait cette différence entre ces deux Papes, que celui de l'rance qui ne voulait pas souffrir qu'on crût celui de Rome infaillible, parlait pourtant avec autant d'autorité que s"il l'était lui-même, et que tout le monde le dût croire ainsi. »
Voilà, en outre, que le Papa Gallus, le Pape français^ est signalé à Rome, et non sans raison, comme taisant partie de la cabale jansénisle, et eniaché de jansériis me. Le 25 janvier il va écrire à son complice, un janséniste bien avéré plus tard, l'évêque de Mirepoix : « Je ne ménage plus guère M. de Cambrai, qui se déclare trop ouvertement, et veut faire une illusion trop manifeste à l'Eglise. Les écrits qu'on donne à Rome de sa part et dont j'ai des copies, portent expressément que si nous nous sommes déclarés contre lui, c'est à cause qu'il n'a pas voulu entrer dans notre cabale, qui était celle des jansénistes ; et qu'on a besoin en France d'évêques comme lui, pour défendre l'autorité du Saint-Siège. Ces bassesses sont bien indignes d'un archevêque, mais j'ai vu l'accusation du jansénisme écrite de sa main. »
Il y a plus encore. La doctrine du Pape français , i^a.r trop janséniste ^ est loin d'être orthodoxe sur les points où il prononce du haut de son infaillibilité. Le 29 avril, le « sage » et « instruit » Chanterac écrira à Fénelon : « Cette Préface et cet Avertissement, qui devait convaincre tout le monde, choque toujours davantage les personnes de piété, et irrite tous les savants. Je sais que quelques-uns de nos examinateurs mêmes ont dit qu'il était surprenant que personne ne le déférât (Bossuet) au Saint-Office, et qu'il n'était pas possible qu'il n'y fût condamné '. »
Innocent XII, au jugement de 'qui Louis XIV, après Fénelon, a soumis le livre des Maximes des saints, a, dès le commencement de septembre 1697, nommé sept consulteurs pour donner, entre eux
* « L'évêque de Meaux est le pape français ; il veut, de plus, appuyer ses décisions du bras séculier, du bras royal.
2 Lettre de Chanterac à Langeron.
seuls d'abord, un premier avis ; et, au commencement de janvier 1698, il a porté à dix le nombre de ces examinateurs. Le 29 janvier, cinq sont favorables au livre, cinq sont opposés ; et il en sera ainsi jusqu'au 30 avril, à la vingt et unième et dernière séance, après un examen de huit mois. A cette date, ce n'est plus Fénelon qui semble devoir être condamné, c'est Bossuet.
Et à cette date nous trouvons Bossuet, à Rome comme à Versailles, de plus en plus à la poursuite de son chapeau de cardinal '. Fénelon qui, en expliquant son livre, d'une rédaction non assez irréprochable, a pour lui la vrai^ doctrine, et déploie les ressources du plus subtil, du plus brillant, du plus attra3'ant génie pour la mettre dans ses hauteurs métaphysiques à la portée même des simples, s'est révélé comme le plus merveilleux des athlètes et le plus terrible ; et c'est à cet accusé, à ce prétendu « hérétique », à ce signalé « hypocrite - » que va la faveur publique. Aussi, quand Tarchevêque de Cambrai termine Quatre lettres d'une discussion limpide et accablante, en disant à l'évêque de Meaux : « Vous vous irritez de ce que je ne me tais pas, quand vous faites contre ma foi les accusations les plus atroces et les plus mal fondées ; et vous ne cessez de me déchirer, sans attendre que l'Eglise décide après ma soumission sans réserve », Bossuet, dans une irritation qui n'a plus de bornes, arrive-t-il, en mai, à conclure ainsi sa Réponse à Quatre lettres : « Pour des lettres, composez-en tant qu'il vous plaira; divertissez la ville et la cour, faites "adniirer votre esprit et votre éloquence, et ramenez les grâces des Provinciales : Je ne veux point avoir de part au spectacle que vous semblez vouloir donner au public ; et je ne vois plus que les procédés sur quoi je suis obligé de vous satisfaire, puisque vous le demandez avec tant d'insistance '\ »
' Lettre de l'abbé Bossuet à son oncle, Rome, 22 avril 1698 : « Vous pouvez dire que vos amis et Rome vous marquent la bonne volonté et la grande estime du Pape et vous pressent d'avoir le consentement du Roi ; qu'au moins Sa Majesté n'en demande pas un autre, etc. »
- « M. de Meaux, qui me traite d'hypocrite et d'hérétique dissimulé qui cache son venin ». Fénelon au duc de Beauvilliers, de Cambrai, 16 août 1697.
3 B.'^USSET, Histoire de Fénelon, 1. III, § 44.
C'est l\innoncc du lacluni, la Relation sur le (jnictisiiic que l'historien de R'nclon et de Bossuet appela « le monument le plus affligeant de cette controverse ' --.
' CiuivAU, llliidf sur Ici condaiumtion '. du livre des Maximes des saints », 1878 t. I, p. 271.