Souligné par nous. 2. Souligné par nous
R. Mourgue 2
X ou y AN La dans le sens correspondant, enfin croyance à la réalité
extérieure de l'objet, par suite dela vivacité de l'image.
de la diminution d'activité des sens et du défaut de con-
trôle de la réflexion et des autres facultés, telles sont les conditions intellectuelles du phénomène de l’hallucination.» (1) (ibid, p. 289).
Remarquons dans ce dernier passage l'expression «dépaut de contrôles des autres facultés » que nous avons intentionnellement soulignée : Esquirol, qui est l'auteur d'une définition restée classique de Fhallucination (2) et de bonnes descriptions cliniques. est le premier aliéuiste, à notre connaissance du moins, qui ‘ait exprimé la même idée: « Celui qui rêve, disait-il, celui qui a des hallucina-
tions, n’est jamais étonné ni surpris des idées,des images
qui le préoccupent, tandis qu’elles eussent excité tout son étonnement, s'il eùt été éveillé ou s’il n'eût pas:
déliré. Ce phénomène, dans les deux circonstances, est
causé par l’absence de toute idée accessoire, de toute
image étrangère avec lesquelles celui qui rêve ou celui qui est halluciné puisse comparer les objets de son rêve ou de son délire » (15, p: 193) (3). :
Ce n'est pas là, autre chose que la fameuse fhborie
des réducteurs de Taine. Ge dernier conçoit les images,
comme étant soumises à une sorte de concurrence vitale ;
l’hallucination n’est rien d'autre qu’un phénomène nor-
mal exagéré, toute image nette ayant par elle-même L t