CHAPITRE II
Les théories anatomiques (Parchappe, Luys
et Ritti, Tamburini, Tanzi).
Comment a-t-on alors cherché à renouveler le problème théorique de l’hallucination ? Dès cette fameuse discussion de 1855-1856, Parchappe l'avait indiqué. M. Rittia bien fait ressortir ce point: « Avec Parchappe, anatomo-pathologiste d’une rare perspicacité, à qui nous devons celte démonstration magistrale des fonctions de l’écorce du cerveau, « siège commun de l'intelligence, de la volonté et de la sensibilité chez l'homme » (1), — avec Parchappe, nous dit l’éminent historien de la Société médico-psychologique, nous sortons du domaine du vague et de l'imprécis pour entrer dans celui du réel et du précis.
Dans sa communication d’une incontestableimportance scientifique et même historique, « après avoir défini l’hallucination vraie, et l’avoir distinguée des autres phénomènes qui ont aussi pour caractère l’inhérence
des conditions psychiques de l'illusion ; après avoir
4. Parchappe, Du siège commun de ‘l'intelligence, de la volonté et de la sensibilité, chez l'homme, 1” partie : preuve pathologique. Paris, Masson, 1856,
établi que l’hallucination est une altération de modalité, et non simplement de quantité dans l'aclivité qui produit les phénomènes d'imagination ; quelle est, dans sa manifestation actuelle, indépendante du concours des organes des sens ; qu'elle ne peut être rigoureusement rapportée à un état physiologique, bien qu'elle n'implique essentiellement ni l'altération de la santé ni même l'altération de la raison », notre éminent collègue se demande quelles sont les conditions organiques de production de ce phénomène, en un mot, quelle est sa lacalisalion. Sa réponse, sans aucune ambiguïté, mérite d'être reproduite textuellement.
:« Si, comme je pense, dit-il, etcomme j'en ai commencé la démonstration dans un ouvrage dont une parte est publiée, la couche corticale cérébrale est le siège organique commun de l'intellizence, de la volonté et de la sensibilité, le siège organique des hallucinations ne pourrait faire. question. .
Ainsi, pour moi, nou seulement les hallucinations vraies sont FOUOS encéphaliques, mais encore elles sont cérébrales, et la condition organique de leur mani- «festation doit être c herchée essentiellement dans un état vilal particulier de la couche corticale cérébrale ». (lbid., p. 44-19).
… Divers auleurs et en France M, Rilti le premier, sous l'influence de Luvs (33) dé éveloppèrent ces idées, qui devaient aboalie à la (héorie de Tamburiai, dont le suc-
cès a été consulté able. M. Rilli faisait remarquer, dès
celle époque ( (4878), le peu de place qu'occapait la DAY siologie pi athologique dans les traités et les mémoires !
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