EXAMEN 1)1 TRAITÉ SUU L'ART DE CATÉCHISER
gieuse. Rien de simple et de charmant comme la manière dont il veut qu'on apprenne aux jeunes filles à trouver elles-mêmes Dieu, leur âme, et les principales vérités de la religion.
Ces détails montrent les différences qui séparent Fénelon et saint Augustin. Le premier a en vue des enfants élevés chrétiennement, qui n'ont à apprendre que l'esprit et comme la fleur de la religion. Augustin parle pour des hommes faits et vieillis dans le polythéisme : il faut tout leur apprendre, l'esprit comme la lettre du christianisme : ne leur en montrer que la poésie, ne s'adresser qu'à leur imagination, c'eût été les laisser païens. De là cette gravité sévère qu'Augustin recommande au catéchiste, à la condition qu'il saura la tempérer par les douceurs infinies de la charité. De là aussi cette hauteur toute religieuse qui nous étonne. Mais au quatrième siècle le christianisme hKtait : au dix-septième, il régnait.