‹ Étude critique sur la vie & l'œuvre de Saint PatrickChapitre 5 sur 24 · PALLADIUS ET LE CHRISTIANISME EN IRLANDE AVANT. SAINT PATRICK · texte numérisé non relu

PALLADIUS ET LE CHRISTIANISME EN IRLANDE AVANT. SAINT PATRICK

Une tentative avait été faite avant saint Patrick pour introduire le christianisme en Irlande. Il importe que nous nous arrètions quelques instants sur Palladius, qui fut le héros de cette première mission. On possède peu de données sur ce personnage dont la carrière historique fut très probablement de courte durée et qui a été éclipsé par son Successeur. Les biographes de saint Patrick nous fournissent quelques renseignements qu'ils reproduisent d'une façon uniforme.

Le nom de Palladius a été porté par plusieurs hommes illustres dans le clergé (1). Tillemont en cite cinq et en particulier un diacre, auteur d’une Ærstoire de Chrysostome (2). Ce dernier, qui vint à Rome vers 408, a été identifié par Baronius avec Palladius, apôtre d'Irlande (3). L’analogie n’est qu’apparente entre ces deux hommes qui ont eu des sphères d'activité différentes ; aussi cette hypothèse n'a-t elle été reproduite par aucun historien moderne. — D'après Tirechan (Collectanea). notre missionnaire aurait porté aussi le nom de Patricius: Palladius episcopus primo mittitur, qui Patrt-

(4) Shearman s'gnale quatre Palladius qui vivaient à la fin du 1v° et au commencement du v° siècle: un archevêque de Bourges (vers 377); un évêque d'Hélénopolis (vers 401) ; un contemporain et ami de saint Augustin ; et enfin un hérétique, évêque d'Antioche, qui mourut en 493.

(2) Tillemont, Mémoires, x1 p. 533.

(3) Baronius, Annales, vit, 294, ad annum 426. Lu © ques 1638-87.

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ctus alio nomine appellabatur (1). Cette simple mention suffit à l’abbé Shearman, et il considère Palladius comme le premier des trois apôtres d'Irlande du nom de Patrick. Quant à nous, nous y voyons seulement une confusion résultant de certains points de ressemblance dans la carrière de ces deux missionnaires (2). D'ailleurs, comme nous le verrons, le terme de Patricius, fréquent à cette époque. est plutôt un titre honorifique qu'un nom propre d'individu.

Nous ne savons rien de précis sur la date et le lieu de naissance de Palladius. Shearman croit qu'il était probablement originaire d’une des villes méridionales de la Gaule. Camerarius (3), Usher (4), les Bollandistes (5), pensent qu’il était plutôt issu de la Grande-Bretagne. Nous préférons nous rallier à la première de ces hypothèses, bien qu'il soit difficile de l’appuyer sur des faits certains; elle nous parait expliquer d’une façon plus naturelle les rapports de Palladius avec la cour de Rome. ;

En 423 ou 4%6, il fut envoyé en Grande-Bretagne pour combattre les Pélagiens. Prosper d'Aquitaine, dent la chronique s’étend jusqu’en 455(6), nous dit à ce sujet : A gricola Petagianus, Severtiant Pelagiant episcopt filius, ecclesias Britanniæ dogmatis sut insimulatione corrupit; sed actione Palladii diaconi, papa Celestinus Germanum Antisiodorensem vice sua

(1) Analecta Bolland, t. n, p. 67, $ 56. — Voir Usher, De primor- AS NEC APR 099)

(2) Dans la Glose à l'hymne de Fiecus, Patrick nous est dépeint comme ayant accompagné saint Germain en Grande-Bretagne pour combattre les erreurs de Pélage. £a tradition, nous le verrons, attribue à Palladius une mission analogue avant son voyage en Irlande.

(3) Scotianæ ecclesiæ infantia, virilis œlas, senectus, Paris 1653, D229;

(4) Britannicarum rerum antiquitates, Dublin 1639, chap. vin, p. 428.

(6) Acta SS. 1 mai, p. 259.

(6) Prosper d'Aquitaine, cité par Baronius, p. 292, a vécu de 403 à 405.

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mittit. Plus loin il dit : Ad Scottos in Christum credentes ordinatur a papa Celestino Palladius ef primus episcopus mittitur. Camerarius, s'inspirant d'anciennes chroniques, com— mente ainsi ce passage : Palladius missus ad Scotorum gentem ab impriis queæ trrepsisse potuerant super stitionibus revocandam et in fide tam ethnicorum idololatria, quam ab hærest pestifera tutam conservandam et confimandam ac denique ut in Scotia episcopos apostolica auctoritate crearet (1). L'’analogie des mots Scotia, Scotos, qui, dans le dernier passage cité de Prosper d'Aquitaine, désignent assez clairement l'Irlande et les Irlandais, avec les termes employés déjà à l’époque de Camerarius pour parler de l’Ecosse actuelle, la complètement induit en erreur. Evidemment le chroniqueur mentionne dans ce passage, rapporté à l’année 431, la mission de Palladius en Irlande et non en Grande-Bretagne. Cette donnée est reproduite en termes à peu près identiques dans Bède le Vénérable et dans la chronique de Sigebert de Gesblours.

Le premier s'exprime ainsi: Anno Dominicæ incarnationis GGCOXXII, Z'heodosius..…., cujus anno imperti NI Palladius ad Scotos in Christum credentes a pontifice Romanz ecclesiæ Celestino, primus mittitur episcopus (2). Sigebert dit de même : Celestinus papa ad Scotos in Christum credentes Palladium primum mitlit episcopum postquam ab eodem Celesfino ad eosdem missus est Patricius (3).

Les mots 27 Chrisltum credentes sont assez embarrassants, ef l’on se demande comment ils peuvent s'appliquer ax Irlandais avant l’arrivée de Palladius. S'il était possible de les rapporter aux chrétiens du nord de la Grande-Bretagne comme !e fait Camerarius, on y trouverait une confirmation d za mission de Palladius dans cg pays. Cependant cette

“hypothèse parait incompatible avec la date assignée par Prosper et Bède à cet évènement.

(2) Histoire ecclésiastique, 1, $ 13.

(3) Sigeberti Gemblac. Chronicon, citée par Dempster, Theol. apparalus ad histor. Scoticam, Bologne 1622, p. 522,

De retour à Rome, Palladius fit envoyer à sa place en Angleterre saint Germain et saint Loup, et partit lui-même pour entreprendre la conversion de l'Irlande.

L'accord unanime des biographes de saint Patrick sur cette mission et la concordance des données qu’ils nous fournissent nous dispense de citer à l'appui le témoignage des Annales irlandaises. Voici en résumé ce que ces auteurs nous racontent :

Palladius, archidiacre de Célestin, ayant entendu parler favorablement de l'Irlande dans son voyage en Grande-Bretagne, sollicita etobtint d’être consacré par ce pape pour aller évangéliser ce pays. Il aborda dans l'île sur le territoire de Hy-Garrchon (près de la ville moderne de Wicklow), au même emplacement que Patrick choisit quelques mois plus tard (1). Il avait emmené avec lui plusieurs disciples parmi lesquels sont nommés Auoustinus et Benedictus, (ce sont eux qui annoncèrent à Patrick la mort de leur maitre et se joignirent à sa suite); Palladius eut peu de succès dans sa mission et n’osa pas s’avancer dans l'intérieur du pays. Néanmoins il fonda trois églises dansle même bourg (in eodem pago) :.Cell Finé, Tech na Roman et Domnach Arda (à). Shearman identifie ces trois églises. Thech na Roman est pour lui Tigroney dans le comté de Wicklow ; Domnach Arda, Donard dans le même comté: Cell Finé, qui parait la plus importante, était sur l'emplacement de Killeen Cormac, où l'on a découvert des pierres funéraires et des inscriptions célèbres (3).

La Vita 11 nous donne quelques détails sur cette dernière église et nous dit qu’elle contenait des reliques de saint Pierre et de saint Paul et les tablettes de Palladius appelées en

(4) Vita nr de Colgan, $ 24.

(2) Voir Trias Thaum. de Colgan, Vitanr $ 4 ; Vita nt $ 26; Vita 1v$ 27, 28; Vitaw,u.1S 23; Vita vi S 25; Vita vi, L1, 839; Historia Britonum $ 50 ; Glose à l'hymne de Fiecus, etc. Cell Finé signifie l'église de la tribu ; Tech na Roman, la maison des Romains; Domnach Arda, l'église haute.

(3) Loca Patriciana N° ut : The Palladian churches.

ND

irlandais Pall-ere (onus Palladii) (1). A la fondation de ces trois églises parait s'être bornée l’activité du missionnaire.

Au bout de quelques mois, découragé probablement par son insuccès, manquant de la persévérance. de l'énergie et de l'habileté qui ont caractérisé son successeur, et ne se croyant pas qualifié pour cette mission. ilabandonnason champ detravail et retourna en Grande-Bretagne, où il mourut bientôt après à Fordun. dans la plaine de Girgin (Mearnes, en Ecosse). Tirechan dans ses « Fragments» donne une autre tradition, suivant laquelle il serait mort martyr en Irlande: Martirium passus est apud Scottos, ut tradunt Sancti aliqui. Les deux vies 11 etiv citent aussi cette opinion concurremment avec la précédente.

La première est la plus généralement acceptée.

La discussion intéressante soulevée par Schœl (De eccles. Brilonum..… histor. fontibus) et reproduite par Loofs mérite que nous nous y arrètions quelques instants.

Ces auteurs identifient Palladius avec Patrick lui-même ; suivant eux, il n’y aurait eu qu'un seul missionnaire en Irlande au v° siècle. Cette hypothèse est la contre-partie du courant actuel quitend à attribuer l’œuvre de l'évangélisation de l'Irlande à trois missionnaires du nom de Patrick.

Schæœl résume ainsi sa conclusion : Æoc verisimillimum fuerit Palladium alio nomine Patricium esse vocatum et a IX, demum seculo, quo Patricii Vitas scribere cœperunt, inter duas istas pers: nas es$e distinctum (2), et Loofs range sous les six chefs suivants les raisons que l’on peut faire valoir en faveur de cette hypothèse:

1° Ilest invraisemblable que Palladius et Patrick soient venus en Irlande au commencement du ve siècle.

qe Vèta 11 de Colgan $ 24; voir aussiune citation d’une Vie irlandaise dans Usher /Antiquilates),p. 368.

(2) Schœl, ouvr, cité p. 77; Herzog. R. E., x, 209

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2° Bède ne mentionne pas saint Patrick et cite la mission de Palladius (vi siècle).

3° Il n'existe d'autre mention de Palladius que celle que reproduisent divers chroniqueurs d’après Prosper d’Aquitaine.

4° Prosper a été induit en erreur par la similitude des noms de ces deux missionnaires.

90 Palladius selon Prosper, Patrickselon Tirechan., seraient venus en [Irlande la même année 432;

6° Palladius paraît avoir été Breton (1).

Plusieurs de ces raisons ne supportent pas un examen sérieux.

La 1'e et la 59 ne sont pas des arguments. Si Loofs avait tenu compte des traditions rapportées par les différentes vies de Colgan (pour lui ces vies n’ont aucune importance scientifique, peut-être parce qu'il n’a pas pu se les procurer (2), il saurait qu'elles ne parlent que d’un.séjour de quelques mois seulement fait par Palladius en Irlande. Il n’y a rien d’invraisemblable à cette courte mission; et d’ailleurs, ce n’est pas à l'année à 432, mais à l’année 431 que Prosper mentionne l’arrivée de Palladius (3).

La 8° raison tombe aussi par le fait que ces vies nous parlent de l’activité de Palladius indépendamment de la chronique de Prosper et nous citent même les trois églises que la tradition lui attribue.

La 6° serait tout au plus une confirmation de l'hypothèse de Schæll si elle était justifiée, mais ne constitue pas une preuve. Qu’y a-t-il d’étrange à ce que les deux missionnaires soient issus l’un et l’autre de la Grande-Bretagne ? D'ailleurs, nous préférons la tradition qui fait naître Palladius dans le Midi de la Gaule.

(1) Loofs, De antiqua Brilonum Scotorumque ecclesia p. 51. x

(2) Quem librum, cum ipsum adipisci non potuerim — deest enim etiam in bibliotheca regia Berolinensi — omnia quæ de ts vilis, quæ apud solun Colganum exstant, scilu opus erant, quantum polur ex eorum libris, qui ipso Colgano usi sunt, contuli. Sedcum, ut ipse lector videbit, earum vilarum auctoritas pœne nulla sit... (p.32, note 1).

(3) Shearman, Loca Patriciana, p. 403.

= PU re

Loofs n'ose pas reproduire Ja preuve capitale de Schæll, à savoir qu'il n'existe aucun témoignage sur saint Patrick, antérieur au 1xe siècle. « Cerla de Patricio neque lestimonia exstant, neque scripla Bedcæ lemporibus antiquioria ». (1). Cette assertion, que Schæll s'efforce de démontrer à grand renfort d'hypothèses, est incompatible avec les découvertes récentes, et nous renvoyons à notre seconde partie pour la discussion de la date approximative de ces différents documents.

Les seuls arguments sérieux qu'on puisse faire valoir en faveur de cette opinion sont les suivants :!

1° Prosper d'Aquitaine et. Bède mentionnent Palladius et semblent voir en lui l'unique apôtre de l'Irlande. D’un autre côté; plusieurs chroniqueurs et historiens du vin ou 1x° siècle connaissent Patrick seul et ne font nulle mention de Palladius;

20 Tirechan dit expressément: « Palladius qui alio nomine Patricius appellabatur ».(Voir p.24).

Quant à ce qui concerne le silence de Prosper d'Aquitaine relativement à Patriek, il nous paraitra moins étrange si nous rappelons qu’il écrivait du vivant même de ce missionnaire et qu’il termine sa chronique en 455. Qu'il ait connu Palladius, cela est assez naturel, puisque celui-ci était archidiacre de Célestin et occupait par conséquent une position en vue dans l’église. Patrick au contraire n’était pas encore célèbre et, malgré son séjour en Gaule, devait ètre peu connu des évèques de ce pays. Rien ne s'oppose à ce que Prosper ait eu des renseignements sur sa mission en Irlande, surtout si, comme nous essayons de le prouver plus loin, Patrick a été consacré par l'évêque Amatus et non par le pape lui-même.

On ne saurait faire valoir les mêmes raisons pour Bèdele Vénérable, qui écrivaitau commencement du vue siècle (672-730). Il est étrange que cet auteur, qui à passé la plus grande partie de sa vie en Grande-Bretagne et qui a composé l'Histoire ecclésiastique de ce pays la plus complète pour toute cette

(1) Scholl, ouv. cité, p. 73.

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période, ait omis de parler de l'œuvre admirable de saint Patrick en Irlande, tout en mentionnant la mission plus courte et moins importante de Palladius. Les critiques modernes n'ont pas assez insisté sur ce fait qui prouve bien certainement qu’à cette époque la renommée du grand missionnaire était moins répandue à l'étranger qu’on ne serait tenté de le croire.

Sans vouloir entrer dans de longues considérations à ce sujet, et tout en reconnaissant combien la question est obscure, nous ferons deux remarques qui atténueront quelque peu l'importance qu'a cet argument pour MM. Schæll et Loofs :

1° Le passage cité de l'Histoire ecclésiastique de Bède (1, 13) est presque littéralement transcrit de la chronique de Prosper d'Aquitaine. La date assignée à ce fait permet de supposer que Bède entend parler ici de la mission de Palladius en Grande-Bretagne et non en Irlande, et qu’il a compris dans ce sens la phrase qu’il reproduit : Palladius miltilur ad Scolos in Chrislum credentes ;

2 S'il estcurieux qu'il ne cite pas saint Patrick, nous trouvons plus étrange encore qu'il n'insiste pas davantage sur la conversion de l'Irlande. L'hypothèse de Schæll, si elle était prouvée, ne nous expliquerait pas cette lacune; tout autre serait la force de l'argument si cet historien avait rappelé en quelques phrases les principaux faits de la mission de Patrick en les attribuant à Palladius.

Il est facile de s'expliquer le silence de certains chroniqueurs relativement à Palladius, en considérant qu'il a laissé bien peu de traces de son activité, et que sa personnalité est restée dans l’ombre à cause de son insuccès et de la célébrité de son successeur.

Pour ce qui est du second argument qui s'appuie sur le fait que Palladius aurait porté le nom de Patricius, nous renvoyons à ce que nous avons déjà dit plus haut (1).

Cette hypothèse, si contraire aux données de l’érudition moderne. est absolument contredite par les traditions les plus

(1) Voir p.25.

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anciennes et les plus certaines qui, toutes, y compris celle de Tirechan, ont distingué nettement entre ces deux personnages.

& 2. — Le christianisme avait-il pénétré en Irlande avant Palladius? Nous croyons pouvoir répondre affirmativement en nous appuyant des faits suivants :

1° Célestius, le célèbre disciple de Pélage, était irlandais ; à la fin du rve siècle (397 ou 398) il écrivait de son monastère en Grande-Bretagne une lettre où il conseillait à ses parents restés en Irlande de suivre les principes de la religion chrétienne et de la vertu;

20 Dans plusieurs des Vies de saint Patrick, cet apôtre est dépeint durant ses voyages missionnaires comme rencontrant denombreuses croix (Vita Muirchu, n $ 21; Vita v,1.n, $ 22; Vila VIS 67, 147, etc.) ;

3° Les prédictions des Mages relativement à l’arrivée de * saint Patrick et au triomphe du christianisme, répétées unanimement par tous ses biographes et par plusieurs d’entre eux sous une forme mystérieuse (Glose de Fiecus, Vita Muirchu, 1$9; Vita v, 1 $ 26; Vita vx, 1, $ 43) nous laissent supposer que le christianisme était déjà connu en Irlande ;

40 Niall aurait recommandé avant sa mort à son fils Laoghaire de vivre dans la religion de ses pères. Cette ancienne tradition suppose que le christianisme était déjà considéré par lui comme un danger prochain dont il avait quelques notions. (Türechan, $ 12: « Niel pater meus non sinivit mini « credere, sed ut sepeliar in cacuminibus Temro quasi viris « consistentibus in bello. » — Voir encore Vila vu, nu, $ 8 ;

90 Dès le re siècle, Cormac Ufaldha (250-275) nous est présenté par certains chroniqueurs comme ayant embrassé le christianisme. Il mourut étranglé par un os de saumon. et les druides virent là une marque de la colère des dieux (Xeating, ist. of Ireland; Th. Moore, p. 103; Shearman, p. 406.)

Les rapports commerciaux de l'Irlande avec la Grande- Bretagne et la Gaule, les incursions fréquentes sur les côtes

note

de ces pays, suffisent à# nous expliquer la connaissance du christianisme, connaissance encore bien vague, qui facilita cependant la tâche de saint Patrick.

Il esttemps que nous abordions maintenant l'étude de l'œuvre de cet apôtre, telle qu'elle nous est donnée par ses différents biographes.

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