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Le spasme bronchique, nous venons de le voir, est la pierre angulaire du syndrôme qui constitue l’accès d’asthme. Il peut encore servir de base à d’autres complexus morbides.
On l’a prouvé précédemment en traitant des réactions respiratoires lirant leur origine d’excilations cardio-aorliques (p. 31).
Le processus physiologique auquel nous faisons allusion est suffisamment établi par les travaux du D' Franck pour que nous croyons inutile d’insister.
D'autre part, le D' Joal du Mont-Dore a observéchez des enfants nerveux présentant de l’adénopathie trachéo-bronchique à la suite de maladies infectieuses (rougeole, coqueluche), plusieurs cas de dyspnées, qu’il qualifie d'asthme ganglionnaire réflexe. Il leur donne pour cause l’irritation des filets du pneumogastrique contenus dans l'épaisseur des bronches par les ganglions hypertrophiés et venant à. se congestionner sous l'influence de plusieurs causes occasionnelles (émotion vive, refroidissement).
Tout en rejetant le mécanisme invoqué par le D' Joal (spasme réflexe des inspirateurs), nous nous pensons autorisés à assimiler ces accès de dyspnée à ceux que provoque l'excitation du bout périphérique du pneumogastrique.
Lorsqu’au spasme bronchique vient s'ajouter le spasme de la glotte, le tableau est tout autre. On assiste alors à un véritable accès de suffocation. Ne pourrait-on pas trouver là l'explication physiologiquede l'accès de dyspnée qui distingue le faux-croup ?