‹ Ėtude critique sur les localisations spinales de la syphilisChapitre 11 sur 18 · MARCHE DES MYELITES SYPHILITIQUES 7J · texte numérisé non relu

MARCHE DES MYELITES SYPHILITIQUES 7J

l'observation I de Caizergues : à peine guéri de ses accidents secondaires, alors qu'il se croyait enfin délivré à jamais, il rossent brusquement les premières atteintes de sa paraplégie le 4 janvier sans qu'un excès d'aucun genre ait pu expliquer ces accidents.

Marche. Tous les types ont été signalés, depuis la sclérose la plus cbronique [ataxie locomotrice) jusqu'à la paralysie ascendante auraiguë qui tue en quelques jours (Dejérine et Goetz); cependant ce sont les myélites à marche subaiguë, presque chronique, et dont l'évolution, (quand elle est complète), dure plusieurs mois, qui forment la grande majorité des manifestations spinales de la s^hilis. La plupart des auteurs avancent que les myélites dont la marche oflre une certaine acuité éclatent de préférence dans les périodes initiales de l'infection. Je ne saurais trop mettre en garde le lecteur contre ces assertions absolues; voici d'ailleurs quelques chiffres comparatifs . *

Cas de myélites aiguës on subaiguës : Caizergues. {Observation IX). Chancre on 1807; trois mois après la disparition des accidents secondaires en décembre 1868, survient la myélite.

JiTLLiABD (Obs. I). Elisa A était à peine arrivée à la piî~

riode de transition lorsque éclatèrent ses accidenta médullaires.

Gaizerguss (Obs, I). Myélita aiguë chez un syphilitique qui a eu son chancre deux ans auparavant, et qui a présenté ensuite une sjphilide pustuleuse et ulcéreuse.

HoMOLLE. Méningo-my élite subaiguë chez une femme qui en est au moins à la période de transition. En effet, elle a eu un avortement en avril 72, une éruption en mai ; une iritis en septembre 73; et l'affection médullaire ne survient qu'en janvier 74, alors qu'elle présente une éruption papulo s corymhes.

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Bâter. Chancre en 1863. Depuis cette ëpnque. on a noté un exanthème papulo-puBtuleux, de la raideur à la nuque, une tumeur rénitente Yersi la dernière cervicale, et nnu tumeur au nÎTeau de la suture fronto-pariétale. Ce n'est qu'en mai i807 qu'il offre une paralysie ascendante aiguë.

Chevalet. Myélite ascendante subaiguë en novembre 68, chej! un honime qui a contracté la syphilis en 1860, et qui a pris pendent 4 ans de la liqueur àe van S\vii5teii et de l'iodiiro.

H. MOLLiÈRE. Myélite aiguë chez un colporteur qui a eu son uhancro infectant 15 ans auparavant, et qui offre actuellement une tumeur syphilitique des bourses, et une large plaque puslulocrustacée sur la paroi abdominale.

On voit combien est fausse l'idée que les myélites plus ou moins aiguës sont presque fatalement liées à la syphilis secondaire. Il serait plus vrai de dire que les myélites chroniques à forme scléreuse sont moins l'apanage de cette porioile que de la période tertiaire.

Signes 8ymptomatiq uea, 1° Motilité. Elle est, dit-on, généralement beaucoup plus atteinte que le système sensitif, et les troubles moteurs sont remarquables par l'irrégularité de leur distribution. Non seulement, dans la forme paraplégique, qui est là plus commune, les membres inférieurs peuvent être pris d'une façon très inégale, mais encore la paralysie peut offrir les variétés les plus complexes et les plus imprévues. Je me bornerai à citer quelques exemples frappants :

Charcot et GoMBAri.T. Le membre inférieur droit n'est pas paralysé ; à gauche, au contraire, la paralysie du mouvement. sans 6tre absolue, est très prononcée.

WiNGB. Le malade a éprouvé d'abord, dans la jambe gauche de la parésie et de l'anesthésie, qui ont commencé par le pied ; ce n'est que plus tard que la jambe druite a été prise de même.

Philipson. Mémo fait en sens inverse : la paralysie de la jambe {jauche n'est arrivée qu'un certain temps après celle de la droite

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