OBSERVATION DE MYKLITE SYPHILITIQUE
llit. — En même temps je remarque sur les téguments des maun pen rou^eâtres ; mais, interrogé au point de vue de la I syphilis, le malade nie en ergi queutent tout antécédent, et affirme I que ces taches viennent par poussées, et disparaissent spontanément, et cela depuis deux ans. D'autre part il raconte que, quelques mois auparavant, il a passé une partiede la unit sur on bauc, à la belle étoile, J'incline à penser que je suis en face d'une myélite ctirooique a frigore, et je conseille l'iiydrotiiérapie. Le malade en faitpendant un mois eldemi, et en obtient une guérison presque complète; il ne lui restait absolument qu'un peu de faiblesse dans la jambe gaucbe et la sensation de froid indiquée ' plushaut.Ilrestealors un mois sans suivre aucuntraitement. Le I 30 septembre on me rappelle, je constate alors les mêmes troubles
■ paralytiques qu'au mois de juin, la paraplégie est même absolue I cette fois ; eu outre il m'apprend qu'il n'a pas en de selles depuis I plusieurs jours, et qu'il n'a pas pu uriner depuis 24 beures. Cette I ïécidive était survenue aussi brusquement qu'un coup de foudre. \— Catbétérisme pendant un mois. Les taches que j'avais déjà obïservées ont reparu. Malgré les dénégations formelles que ce jeune
■ hom'mâ continue à opposer à mes questions, je prescris d'emblée
■ 3 grammes d'iodure de potassium, et j'élève assez rapidement la i 6 grammes. — 15 jours après celte médication, j'observais
I une rémission très notable de tous les symptômes. Au bout d'un l.mois, il urinait seul, et la constipation avait disparu avec la papraplégîe. — Il a continué àprendre un peu d'iodure chaque jour, IjActuellcment (fin février 79) la marche est normale, sauf un peu
■ d'hésitation dans les premiers pas, surtout après un repos prolon- Igé j il fait des courses de plusieurs heures, et peut descendre d'un i omnibus sans le faire arrêter. I! peut se tenir solidement debout, ïlespieds rapprochés et les yeux fermés. 11 exista encoreune ten-
■ dance à la constipation ; en outre, quand le besoin d'uriner se (■déclare, il est pressant, et, si le malade ne le satisfait pas aussitôt, il éprouve ensuite un certain degré de rétention, — Enfin, ce malade qui ressentait depuis près de 3 ans une somnolence très marquée, presque invincible dès qu'arrivait le soir, en est complètement guéri depuis qu'il prend l'iodure.
e n'est que tout récemment qu'il afiui par me faire des aveux loomplets ; voici son histoire : Chancre dur, occupant le sillon Ybalano-préputial , et s'accompagnant d'adénite bi-inguinale, sur
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venu à Pâques 1871 ; n'a jamais dépasse le volume d'une pièce de 50 centimes, et a duré 3 mois. Après la cicatrisation, il est resté une induration qui a persiste assez longtemps, et qui est remplacée par une tache cicatricielle blanchâtre. Quelque temps après^ alopécie. Jusque-là, aucicn t7*aitement. Alors un pharmacien lui prescrit du sirop de salsepareille ioduré (à la dose de 3 grammes d'iodure par jour) pendant 3 mois. Dès lors, plus de traitement. En 76, surviennent des macules rougeâtres, que des bains sulfureux faisaient disparaître chaque fois. — Aucun autre accident que la somnolence signalée plus haut.