‹ Etude Critique Sur Les Rapports Supposes EntreChapitre 21 sur 66 · CHAPITRE Vni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vni

Bxmeu de eonBQence, eonfesiioii, «b^dation» pécbé originel.

Lei points de comparaison que nous allons examiner «ont d^nne invraisemblance moins choquante; et nous comprenons qu'en étudiant Bénèque comme si la philo* aopbie ancienne commençait et se bornait à ses écrits, il y ait lieu de voir avec surprise certaines conformités de sa doctrine avec le christianisme. Mais on ne voit pas tout ce qui a précédé et inspiré Sénèque. — Par exemple, à quoi bon insinuer qu'il a pris de saint Paul l'habitude d'examiner chaque soir sa conscience, et de se confesser lui-même, puisqu'on sait que cet usage est ancien parmi les philosopheSy et qu'il remonte jusqu'à Pythagore et aux gymnosophistes de l'Inde * ; puisque Sénèque nous dit qu'il le tient de son maître Sextius et qu'il le pratiquait depuis sa jeunesse * ? Ou il n'y a plus d'évidence et de

* « Pythagoreoramqae more, eiercend» memori» gratia, qaid qaoque die dixerim, audirerim, egerim, commemoro vesperi. » {De Senect,, n.) — a On dit que Pythagore recommandait sans cesse à ses disciples de s'adresser ces questions quand ils rentraient chez eux : irii irapi^Yiv ; rt Si i^ila.1 Tt (Ml ^lov oùx èTcXtoOv). 2> (Diog. de Laer.) Tel est le premier mode de confession ; il consiste à s'examiner soi-même. Cet examen peut être fait par d'autres, et ce mode se rapproche un peu plus de la confession chrétienne : il était pratiqué par les philosophes indiens. « Igitur, ubi mensa posita, priusquam edulia apponuntur, omnes adolescentes ex diversis locis et officiis ad dapem conTeniunt. Magistri perrogant quod factum a lucis ortu, ad illud diei, bonum fecerint? Hic alius se commémorât inter duos arbitrum dilectum, sanata simultate, amicosex infensis reddidisse; Inde alius, sese parentibus quippiam imperanlibus obedisse : alius aliquid meditatione sua reperisse, vel alterius demonstratione didicisse. Qui nihil afferre cur prandeat, impransus ad opus foras extrnditnr. » (Apulée, Florid., 1.)

' Le passage de Séoéqoe est bien connu : « Faciebat hoc Sextius, ut

DES epiTBES DE SAINT PAUL. 96»

certitude, ou il faut admettre un témoignage si eatégo» rique.

Quelle différence du reste mtre le sacrement da la codi» fesfiion et cet exameii plûloBophique de la eonsoience, gq compte rendu journalier qu'une àioe bien réglée se de* mande à 8oi*méme I Où est le coupable qui s'humilie aux pieds d'un autre homme quUl prmid pour confident et pour médecin de fe» maux? Où est le pouvoir de lier et de délier, de condamner et d'absoudre ? Le caractère re-* ligieux, sacramentel, manque eiitièrement àlasagepra* tique des philosophes anciens. On a bien essayé de voir dans Sénèque l'analogue de la confession chrétienne, mais c'est au moyen de textes tronqués et dénaturés. On cite ces fragments : a Ckmscientiam suam {yir bo^ nus) Diis aperit... ^ Nemo insfenitur qui sepossU ab^ sohere... ^ » qui signifient, dit<*on: « Thommedebien se confesse à Dieu même ; nul ne peut s'absoudre soimême, ou se donner Tabsolution. y> Mais tel n'est pas le sens véritable de ces passages. Dans le premier, Sénèque veut dire que si, entre autres vertus, le sage possède la franchise et l'innocence, s'il tient son cœur ouvert aux dieux et vit comme sous les yeux du public, il parviendra à une sagesse consommée '. La seconde de ses pen-

coDsovinaio die» oam 18 ad poclarnam qqletem reoapiMetj interrogaret animum suam ; Quod hodie malum taam sanasti? Cal ?iUû obsUtisli ? etc.. Utor hacpotestate e( quoUdie apud me causam dico^cum sublatam e couspectu lumen est, et conticait nxor moris Jam mai conscia ; totam diem mecum fcrator, facta ac dicta maa remetior... n (De Ira, m, 36.)

* Debenef,, vu, i,

2 De Ira, i, 14.

' a Si animus fortoita contempsit, si sa supra raetam saitallt,... al deorum hominumque formidinem ejecit... si sociale animal et in commune genitus, mundum ut unam omnium domurn spectat^ et eenseientiam suam diis aperit, semperque tanquam in publico vivit, se magis Veritas quam alios : subductus ille tempestatibus in solide ac sereuo stetit. »

264 DES ËGRITS DE SÉI^QUE.

sées est qaetoQs les hommes sontpécheurs, et qu'un juge ne doit pas être sévère envers ceux dont peut-être il partage le crime. Nous ne trouvons rien dans les anciens qui ressemble au sacrement de la pénitence ; le sit erranti medicina confessio de Qcéron ^ est un conseil sensé et non une prescription religieuse. Platon recommande de s'accuser en public, au grand jour, lorsqu'on a commis quelque faute ; il veut même qu'on dénonce ses proches, s'ils sont coupables : a Etre châtié, dit-il, quand on a fait le mal, est ce qu'il y a de plus heureux après l'innocence... Si l'on a commis quelque injustice, il faut aller de soi-même se présenter au lieu où l'on recevra la correction convenable, et s'empresser de se rendre auprès du juge, comme auprès dumédecin, de peur que la maladie de l'injustice, venant à séjourner dans l'âme, n'y engendre une corruption secrète et ne la rende incurable ^. » Voilà du moins le principe de l'expiation de la faute par le repentir et par l'aveu volontaire ; nous touchons ici au dogme chrétien d'assez près, beaucoup plus près que par l'examen de conscience des stoïciens qui est une précaution plutôt qu'une confession; mais le caractère de la doctrine platonicienne est tout politique; il s'agit de fautes commises contre les lois, et le juge, le médecin qu'il faut aller trouver, est un magistrat.

Lorsque Sénèque recommande à Lucilius d'avoir tout à la fois un conseiller et un modèle ^, il est entièrement dans l'esprit de sa secte, ou plutôt de la philosophie parénétique de l'antiquité. Son langage est celui de tous les philosophes qui depuis Thaïes et les sept sages ont pris pour objet de leur étude la culture morale des âmes et l'art de faire des progrès dans la vertu. De tout temps

' Ad Quintum fratrem. .

^ Gorgias.

' Ep. XX.

DES ËPHRES de SâIMT PAUL. 265

les moralistes, oomme les auteurs de pioétiques, ont proclamé Tutilité d^un causeur et d'un guide. <c Ayez un ami sincère qui vous éclaire sur vos défauts, disait Diogène, si vous voulez devenir et rester homme de bien ^ . » — a Fuyez les méchants, disait aussi Platon, sous peine de leur ressembler, et fréquentez ceux dont vous voulez imiter la conduite ^. » Cen^étaient pas seulement les écoles spiritualistes qui recommandaient cette double pratique : les mêmes prescriptions sont dans Epicure, et la preuve c'est que Sénèque, en les formulant, lui emprunte son autorité et ses propres ternies ; bien qu'on ait soin en citant Sénèque d'omettre ce qui a rapport à Epicure. — « Aliquis vir bonus nobis eligendus est, ac » semper ante oculos habendys, ut sic tanquam illo » spectante vivamus, et omnia tanquam illo vidente » faciamus. » a Hoc Epicurus prœcepit : Custodem » nobis et pœdagogum dedit\ nec immérité. Ma- » gna pars peccatorum tollitur, si peccaturis testis » adsit ^. » — (( Sic fac, inquit, omnia tanquam spec- » tet Epicurus. Prodest, sine dnbio, custodem sibi im- )) posuisse , et habere quem respicias, quem interesse » cogitationibus tuis judices ^. j) — « Quosdam ait Epi- » curus ad veritatem sine uUius adjutorio contendere • • . » quosdam indigere ope aliéna; non ituros si nemo prae- » cessent, sed bene secuturos : ex his Metrodorum ait » esse... Praeter haec adhuc invenies aliud genus bomi- » num... quibus non duce tantum opus sit, sed adjuto- » re, et (ut ita dicam) coactore. Hic tertius color est. Si » quaeris hujus exemplar, Hermachum ait Epicurus » talem fuisse^ . » Ainsi, c'est d'après Epicure que Sé-

* Plutarque, des Progrès dans la vertu. '■ » Lais, l. V. '

- Ep. XI.

* Ep. zxv.

^ Ep. LU.

nàqqe recommande le ehoix d'un directeur de conscîenoe : mais pourquoi en citant Sénèque omettre le nom du philoiopbe qu'il oite lui-même et traduit littéralement? La même remarque s'applique à oette maxime : a Initium est salutis, notitia peccati ^ » — Ce n'est pas sans surprise, ajoute-t-on, que l'on rencontre dans Sénèque une sentenoe aussi formellement biblique; puis on la rapproche de plusieurs pensées des livres saints. Pour nous, ce qui nous surprend, ce n'est pas de rencontrer dans un philosophe une maxime du sens commun, qui rappelle le y^^^^ «eocuTrfv; c'est de voir qu'on attribue à Sénèque ce qu'il déclare lui-même appartenir à autrui. "-« « Tempus est desinere, sed si prias portorium solvero. y^ a Initium est salutls notitia peecati. n Egregie hoc dixisse mïhi videtur Epicu^ rus^... » Qaantaux modèles à imiter, Sénèque propose, par une sorte d'éclectisme assez en vogue de son temps, les plus illustres sages de Rome et de la Grèce, Gaton, Lélius, Tubéron, Socrate, Zenon, Ghrysippe, Posidonius : « Les uns, dit-il, vous apprendront à mourir lorsque la nature Texige, les autres, avant même qu'elle l'exige ^. » Du reste, rien de plus vulgaire que ces préceptes et ces formules dans les écoles de philosophie, et principalement chez les stoïciens, qui, plus que toute autre secte , ont développé et approfondi la morale. Les Diodote, les Antipater, les Athénodore, les Gomutus, les Julius Ganus, les Musonius, étaient des confidents intimes, des médecins spirituels, des directeurs de consdence, attachés à la personne des plus illustres Romains, de Cicéron, de Gaton, d'Auguste, de Perse, de Plautus, de Thraséas, vivant sous 1© même

^ Ep. xxTin.

- Ep. xxvni.

* Ep. CIV, LXIV, — XI.

toit, assis à la même table, les accompagnant dans leurs voyages et leurs expéditions^ et à Theure suprême, leur prodiguant les consolations de Pamitié et de la philosophie. Sénèqae lui-même est le conseiller de Lucilius, et il a son propre directeur, Démétrius le Cynique * . Il peut paraître surprenant de rencontrer dans des moralistes profanes une science si consommée, un art si délicat et si raffiné : et cependant, parmi leurs nombreux écrits, combien peu sont parvenus jusqu^à nous*?

Mais ils ne semblent pas avoir connu la théorie du péché originel et de la transmission des fautes ; du moins elle est étrangère à Sénèque, et les textes où on prétend Pentrevoir sont pris à contre-sens. « NuUa œtas vacavit a culpa ^, » signifie non pas que la race humaine a été infectée dans sa source d'une faute primitive, mais simplement que le mal est de tous les temps. Or, autre chose est de dire qu'aucun âge n'a été exempt du péché de notre premier père, autre chose d'exprimer celte pensée fort commune : nul siècle n'est pur de désordres et de corruption. Les stoïciens répétaient comme tous les philosophes : le mal est inhérent à la nature humaine, (ru|jt.<puTov ri a[jLapTaveiv âvO p (0770 iç ^; ils ajoutaient, avec une rigueur particulière à leur secte : tous les hommes sont chargés de vices, à l'exception du sage ; et les philosophes eux-mêmes, ces aspirants à la

^ «Demetrium, virorum optimum, mecum circumfero; etrelicUs CQpchyliatis, cum illo seminudo loquor, d (Ep. lxii.)

^ Oa peat se faire une idée des ouvrages innombrables, écrits par les épicuriens et les stoïciens, et que nous n*avoi)S piqs, en lisant Iqs yiçfi ^es philosophes par Diogéne de Laërte. Kous sommes ioiii 4*ayoir Séftéque lui-même en entier.

^ 3Ep. xçvn.

^ Sopater, cité par Grotias.

sagesse, tombaient sous le coup de cet arrêt ^ Sénèque revient en plusieurs endroits sur l'opinion de son école ^. Entre la doctrine stoïcienne et le dogme chrétien la différence est bien marquée : les stoïciens attribuaient la perversité de Thomme à sa nature complexe, où deux principes contraires sont en lutte ; le christianisme enseigne que notre corruption a sa source dans une faute unique, commise par le chef de la race, et transmise par lui à ses descendants frappés à jamais de déchéance. La diversité des deux doctrines éclate surtout dans les conséquences : rhomme, suivant le stoïcisme, peut vaincre en lui-même l'énergie du mal par Ténergie du bien, et atteindre par sa vertu propre à la perfection. Suivant le christianisme, un Dieu médiateur pouvait seul relever rhumanité de sa dégradation. De même, on a dit de tout temps : les hommes sans exception sont sujets à la mort; mais aucun philosophe, avant saint Paul, n'avait dit : ic la mort est le châtiment du péché ; c'est le p^hé qui a introduit la mort dans le monde^. » L^axiome banal : Nous mourrons tous, nous sommes nés pour mourir, n'est pas l'équivalent de la sentence apostolique : (( Tous les hommes meurent parce qu'Adam a péché. » Or, Sénèque sur ce point n'est pas plus chrétien que l'antiquité; lorsque son sujet l'amène à parler de la mort, il se contente de dire comme tout le monde qu'il faut mourir, tôt ou tard, et que le moment n'y fait rien. Et de même que les poètes et les philosophes en répétant ce lieu commun cherchent à le rajeunir par quelque comparaison, ou quelque métaphore, Sénèque nous com-

' Voyez J. Lipse, Jfanud.» m, 20.

' De clementia, i, 6. « Peccavimus omnes, etc.*. » — De Ira, n, 27, 28. « Neminem nostram esse sine culpa. •

* « Stipendiam peccati mon. » (Rom. ▼!> 23.) — a In Adam omnes moriuntar. y> (I. Corinth. zv, 32.)

pare à des condamnés qui attendent Tappel^ et il taxe de lâcheté pelui qui demande à périr le dernier. C'est dans un endroit des Questions naturelles où il veut prémunir les esprits craintifs contre la peur du tonnerre. Il use des raisons suivantes : « Après tout, puisqu'il faut mourir un jour, qu'importe que ce soit par la foudre? Est-il quelqu'un qui puisse se dérober à cette loi? Eh bien! n'est-ce pas le comble de la démence et de la lâcheté que d'implorer si instamment un délai? » « Nonne » contemneres enm, qui inter perituros constitutus, be- » neficii loco peteret, ut ultimus cervioem praeberet? » Idem facimus. Magno œstimamus, mon tardius. In D omnes constitutum est capitale supplicium, et quidem )> constitutione justissima. Nam, quod maximum solet » esse solatium extrema passuris, quorum eadem causa, » sors eadem. Sequeremur traditi a judice aut magis- » tratu, et camifici nostro praestaremus . obsequium : » quid interest , utrnm ad mortem jussi eamus , an ul- » tronei? te dementem... si tune mortem times cum i) tonat ^ ! » On voit clairement le sens et la portée de ces expressions. Sénèque n'a pas eu recours à saint Paul pour prouver qu'il est insensé de craindre la foudre, et il n'a pas saisi cette occasion d'exposer la théorie du péché originel : cette loi si équitable , dont il parle , c'est la commune nécessité de mourir, et ce supplice capital est un terme métaphorique, pareil à l'urne ou à la barque des poètes. Sans doute saint Paul a dit qu'un décret condamne les hommes à la mort , Statutum est homimbus semel morij mais cette sentence, ainsi détachée ^ , n*est pas particulière à l'Apôtre, et jamais on

* Q. n,f 1. Il, ch. ux«

' Hebr. xx, 27. — Cette sentence n*a. Tien de banal,'. dans Pèildroit où elle est placée ; car elle fait partie d'ane argumentation de saint Pvul qui lui donne un sens particulier et théologique. C'est donc en fausser la

270 DES ÉCRITS DE Sfiti^OUE.

n'a songé à rapprocher Qcéron S Horace» Properoe^ et tant d'autres» de TEpltre Aux Hébrm&y parce qu'ik ont dit que Thomme était né mortel.

Ce n'est pas que la philosophie ancienne ait entièrement ignoré la tradition d'une faute originelle et d^une déchéance du genre humain. Ce souvenir» perpétué en Orient, fut recueilli par les pythagoriciens, placés sur les confins des deux mondes^ et passa même dans les écrits de Platon» mais vague et affaibli. Empédocle, Philolaûs» et Técole de Pyttiagore» pensaient que l'âme est ensevelie dans le corps comme dans un tombeau» en punition de quelque faute; cette vie, selon eux, est une expiation, au sortir de laquelle Tàme purifiée s^unira intimement à Dieu ^. a II y a longtemps, disait Cranter, que des philosophes éclairés ont déploré la condition humaine. Ils regardaient la vie comme un châtiment et la naissance comme le plus grand des malheurs ^ » Platon admet un état antérieur, parfait et plein de béatitude» où rame contemplait dans une vive et éblouissante lumière les essences divines; cet état a cessé parce que les âmes» incapables de soutenir ce vol élevé

▼raie signification qae de la détacher de TEpttre où elle se trouYe. C'est tue |>reavé de plus de la faasseté de ces prétendus rapprochements qui altèrent les pensées en les séparant de ce qui les entoure et les explique. Saint Paal dit x a Et qnemadmodum statutam est hominibns semel mori, post hoc autem Judiclum ; sic et Christus semel oblatus est ad multoram exhaurienda peccata; secundo sine peccato apparebit expectantibus se, in salutem. st -» Ainsi placée, cette maxime n*est point un lien commua philosophique» mais un argument théologique sons forme de comparaison.

* Cicéron se sert du même terme que Sénèque t « Eo tameft simas animo, ut horribilem illum diem aliis, nos foustum putemus, nihilqae in mails ducamus, quod sit yel a dlls immortalibus, Tel a natura parente omnium eonstitutum. » {Tusc, i, 49.) — Voyez les citations recueillies sur ce sqjet dans les anciens par Stobée, titre ctsx, Sur ta moH.

^ Saint Clément, Siram., I. m, cité par M. Rhohrbacher, 1. 1.— Rîtt«r, L rv, eh. n, vt»

? Platarque, Oons. à Apollonius.

qui les emportait au sommet des deux, sont tombées sur la terre ^ Là, elles sont Miprisonnées dans le corps comme dans un tombeau^.

* Phèdre, dise, de Socrate.

' Ibid, — PlatoD ne semble pas éloigné d'admettre la transmission des litttai i 4c J6 Serai puni aux enfers, dâtts ma personne où dans celte de m«f descendatatS) pour le mal que f aurai Mi «tti «nferié i» A^», L U, p. 8i (édlt. de M. Cousin}.

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