DE LÀ TROISIEME PARTIE
posait, ainsi que tous les autres^ et les confia à des dépositaires fidèles, de pear qu'ils ne fussent détruits par Néron, s'ils tombaient en son pouvoir. » Mais, même avec le secours de cette interpolation, on n'obtient pas le sens désiré, car la traduction qui précède est inexacte, et suppose un mot important, un verbe qui n'est pas dans le texte, et qu'on n'ose y insérer. Ainsi corrigé, le passage n'offre littéralement aucun sens, et ne peut être construit grammaticalement*.
Sur cette base on édifie une conjecture: Sénèque corrigeait ses écrits ! Ah ! sans doute il y ajoutait des idées chrétiennes qui lui avaient été révélées sur la fin de ses jours dans son commerce avec l'Apôtre! « Il profitait de cette révision pour insérer ça et là quelques-unes des idées nouvelles dont son esprit, en dernier lieu, venait de s'illuminer, sous l'influence des livres mystérieux que les circonstances lui avaient procurés. » Il glissait dans les premières productions de sa verve philosophique des amendements chrétiens , des adoucissements aux impiétés et aux erreurs de sa jeunesse ; il y cousait des lambeaux de maximes évangéliques, non pas dans leur simplicité hardie, mais mitigées, voilées, presque méconnaissables! Aussi craignait-il que ses écrits, ainsi épurés et augmentés, ne vinssent au pouvoir de Néron, du persécuteur des chrétiens !
C'est ainsi qu'on raisonne, et les conséquences répondent aux prémisses.
simple lettre donne, sans la moindre ambiguïté , le sens que j'indique , en môme temps qu'elle remédie à la confusion du passage, en le rendant plus logique. » M. Fleury, 1. 1 , pag. 267, note 1.
* Nous reproduisons ce passage avec Tinterpolation : « Où (xevToi irpo- TepGv éauT^; (iauTcO) ii^cf.ro -Trptv to t6 PtêXiov, 8 ouve-Ypaçev, èiravcpdcâoai , xal ToXXa, â (gîs'^si 'yàp ulti xat èç tov NÉpfâva èXÔc'vTa «pdàpti) irotpoxa- OéoOai Ttot. »
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