‹ Étude dans la série hydronaphtaléniqueChapitre 38 sur 44 · C19H16 — N — OH · texte numérisé non relu

C19H16 — N — OH

— La naphtanoxime se prépare en ajoutant l’acétate d’hydroxylamine, dissous dans l’eau, à la solution alcoolique

de naphtanone. La réaction s’effectue à froid et est totale au bout de quelques heures. Après évaporation à sec, on épuise par l’éther de pétrole bouillant. L’oxime cristallise, pendant le refroidissement, en pelits prismes incolores fusibles à 96°. Très soluble dans l’alcool et l’éther, elle est moins soluble dans l’éther de pétrole. Par ébullition avec de l’eau acidulée par l’acide sulfurique, elle donne facilement la naphtanone-B; ce procédé peut être utilisé pour obtenir rapidement la cétone tout à fait pure. L'analyse a fourni les résultats suivants :

Combustion.

Substance — 10 28516 002 T0 7 MH AIOE=T0 2607

Dosage d'azote.

Substance — 0,3320; volume d'azote — 25°n°; Température — 16°; pression barométrique = 558".

soil, en cenlièmes :

Calculé pour

Trouvé. C? H!NO.

CRETE ee 71,40 71,85 HS Re 10,34 10,18 NE ere ne 8,66 8,40

Naphtanone-$-semicarbazone :

C10 HI6=N — NH —CO —NH2.

— Ce produit se forme quand on ajoute une solution d’acétate de semi-carbazide, à une solution alcoolique de naphtanone-B. Cristallisé dans l'alcool, il constitue de petites aiguilles fusibles à 195°; il se dissout bien dans l’éther, l’éther acétique, la ligroïne.

Le dosage d’azote a fourni le résultat suivant :

Substance — 0,1431; volume d’azote — 25cm:

Température — 15°,5; pression barométrique — 738";

soit, en centièmes :

Calculé pour Trouvé, COHENSO® NE ea nn 20,21 20,08

Avec la phénylhydrazine, la naphtanone fournit un composé cristallisé incolore, peu soluble dans l’alcool, mais s’altérant très rapidement à l'air, comme le fait son isomère &.

Hydrogénation de la naphtanone-B. — L'hydrogénation de la naphtanone-$ à été effectuée dans le but d’isoler les deux naphtanols-B cis et cés-trans, dont on peut prévoir l'existence. On sait, par exemple, qu’une opération semblable pratiquée dans des conditions bien définies par M. Haller (t), sur le camphre naturel, fournit le bornéol droit et son stéréoisomère, l’isobornéol gauche.

108 de naphtanone pure sont dissous dans 150°"* d'alcool absolu ; dans la liqueur on ajoute peu à peu 10% de sodium coupé en morceaux. La réaction est modérée en refroidissant légèrement. Quand tout le métal a disparu, on ajoute au mélange un grand volume d’eau, et la liqueur est épuisée par l’éther. La solution éthérée, après dessiccation, par contact avec du sulfate de sodium anhydre, est distillée. Le résidu est repris par l’éther de pétrole. La solution, par évaporation spontanée, fournit de gros prismes de naphtanol-$ fusibles à 75°. On recueille environ 85 de cristaux de naphtanol-B, dont une partie, transformée en éther benzoïque, a fourni un benzoate fusible à 48°, en tous points semblable au benzoate de naphtanyle-$ étudié plus haut.

Un peu moins de 18 d’un corps huileux a été obtenu par évaporation des eaux mères de cristallisation du com-

(*) A. HALLER, Comptes rendus, t. CV, p. 229.

posé précédent. Comme il ne présentait aucane des propriétés de la naphtanone-B, il a été également traité par le chlorure de benzoyle en présence de pyridine, mais le produit de la réaction n’a pu être amené à cristallisation.

Dans le but de soustraire le naphtanol-$ formé par hydrogénation de la naphtanone à l’action isomérisante de la soude, suivant une propriété souvent observée, une réduction de la cétone a été pratiquée en milieu acide.

55 de naphtanone-6 sont additionnés de 60% d’acide iodhydrique (D 1,8) ; le mélange, refroidi à o°, est agité mécaniquement. On y ajoute, par très pelites quantités à la fois, 10$ de poudre de zinc. Après une journée de contact, la liqueur est filtrée, puis neutralisée par de la soude, enfin extraite à l’éther. Le liquide éthéré est disullé et le résida est agité avec une solution concentrée de bisulfite de sodium. Après séparation, à l’état de composé bisulfitique, de la cétone non transformée, on recueille, par agitation de la solution bisulfitique avec de l’éther, le naphtanol formé. La solution éthérée, d’abord lavée à l’eau alcaline, puis à l’eau, est desséchée ; après distillauon, elle fournit un résidu solide. Ce dernier est repris par l’éther de pétrole chaud; par refroidissement, la liqueur abandonne des cristaux de naphtanol-$, fusibles à 55°.

L'hydrogénation de la naphtanone pratiquée par ces procédés conduit au naphtanol-B originel. La production d’un stéréoisomère n’a pas été observée.

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