‹ Étude De Certains Métallo-Stérols Synioniques Et De Leur Valeur Dans Le Traitement Des Affections TuberculeusesChapitre 10 sur 27 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LES MÉTALLO-STÉROLS

IDÈE D'UNE METALLOTHÉRAPIE POLYVALENTE

Il suffit de se rappeler maintenant l'efficacité plus ou moins étendue, mais dans certains cas, indéniable, de chacune des médications en particulier : cuivre, cérium, molybdène, pour qu’apparaissent justifiés les essais de thérapeutique antituberculeuse par un complexe polymétallique qui réunirait ces divers éléments.

C’est ce qui a été tenté.

Cependant, nous ne sommes pas partis de l’idée à priori que puisque les constituants étaient efficaces, leur somme le serait aussi.

C’est à la faveur d’une expérimentation bactériologique et d’un rigoureux contrôle sur l’animal que E. CHARRON a pu, en étudiant systématiquement les métallo-stérols, isoler d’une manière sélective, le cupro-stérol, le cério-stérol et le molybdo-stérol, comme étant les plus actifs vis-à-vis de l’agent tuberculeux.

Que chacun de ces éléments ait déjà sa place dans l’histoire de la thérapeutique antituberculeuse, c’est pour nous un heureux recoupement scientifique.

On doit attirer l’attention sur cet autre point de vue, à savoir que les activités des constituants se complètent sans s’exclure.

Il nous paraît, d’ailleurs, difficile d'admettre des interactions qui seraient négativantes pour l’un d’eux; et l’expérience physio-

logique, pas plus que l’expérience clinique, ne permet de soulever

ol

semblable hypothèse. Pratiquement, on peut donc totaliser ces différentes activités.

Or, précisément, si le cuivre, le cérium et le molybdène sont bien des éléments actifs contre la tuberculose et son bacille, et s’ils ont les uns et les autres une action catalytique différente et limitée, il nous semble que l’erreur fut de demander à l’un seul d’entre eux, ce que leur synergie pourrait donner.

D'autre part, il n’est que de jeter un coup d’œil sur l’ensemble des travaux relatifs aux différentes métallothérapies pour constater combien vite, après une période d’engouement plus ou moins intense, on a été amené à formuler des restrictions et des réserves, quand ce n'étaient pas des appels à la prudence. Et ceci n’incitait-il pas à penser que ces combinaisons minérales et organiques gagneraient à être revues.

D'où deux indications précises pour le chercheur :

1° Mettre au point des métailo-molécules actives et non toxiques;

2° Coordonner dans une même formule les actions catalytiques nécessaires à la destruction du bacille tuberculeux et de ses toxines, et à la modification du terrain infecté.

Or, au cours de longues recherches consacrées à ces questions, E. CHARRON a pu constater ceci

« Les métaux et les métalloides forment, avec les stérols, des combinaisons stables, maniables, non toxiques et spécifiquement actives.

Certaines influences lumineuses et électriques, en particulier l'irradiation et l’effluvation, sont susceptibles d’augmenter considérablement la spécificité de ces combinaisons en les transformant en composés synioniques, c’est-à-dire avec ion activé.

Parmi ces composés, il n’y en a pas un qui puisse à lui seul être considéré comme un spécifique-type de la tuberculose.

Toutefois, de leur étude thérapeutique méthodiquement poursuivie, on a pu conclure :

1° Que le cupro-stérol, le cério-stérol et le molybdo-stérol doivent, parmi les autres métallo-stérols, être retenus, le premier

— 32 — | pour son action antivégétative très nette sur le germe tuber- | culeux, les deux autres pour l’action destructive qu’ils exercent | en association sur les éléments cireux et les nucléo-toxines bacillaires ;

2° Que ces trois métallo-stérols sont dépourvus de toute toxicité immédiate ou tardive et que leur utilisation ne provoque aucune réaction locale, focale ou générale;

3° Que leur réunion dans une même formule de solution hui- | leuse a semblé réaliser, au moins théoriquement, une synergie |

ae spécificité maximale, vis-à-vis de la tuberculose.

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CUPRO-STEROL

Le Cupro-Stérol ou dicupro-cholestéryline est une combinaison organique de cuivre et de cholestéryline qui répond à la formule globale: C2 HS Cu.

Propriétés. —- Le Cupro-Stérol est une poudre brune à reflets mordorés. Il est insoluble dans l’eau et dans l’acétone, mais, par contre, facilement soluble dans l’alcool éthylique, l’éther, le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, la ligroïne, les huiles et les COrps gras.

Analyse. — 1° Dosage du cuivre :

Le dosage du cuivre a été effectué, après minéralisation, soit par volumétrie, soit par gravimétrie :

a) Par volumétrie, en utilisant la méthode à l’iode basée sur la réduction du Cu CE par IK;

b) Par gravimétrie : à l’état de Cu S.

Il a été trouvé de 14,4 à 14,5 p. 100 de cuivre.

2° Support organique :

Le Cupro-Stérol pur est soumis à l’ébullition prolongée avec une solution saturée de carbonate de sodium. La matière organique extraite est différenciée par l’acétone en :

a) Un insoluble qui représente le Cupro-Stérol non attaqué;

b) Une partie soluble.

La solution acétonique est évaporée à sec après filtration, puis on reprend par le chloroforme :

SO* H? rouge.

Réaction de Salkowsky CH CB orangé.

Réaction de Liebermann : Coloration rouge bleu vert.

ni SUIS

Ces deux réactions sont exactement superposables à celles fournies par la gamma cholestéryline en solution chlorofor-

mique.

Constitution du Cupro-Stérol :

14 gr. 4 à 14 gr. 5 de cuivre.

80 gr. 6 à 80 gr. 5 de gamma cholestéryline.

100 grammes de produit correspondent à

ce qui donne un rapport moléculaire de — et démontre que deux

atomes de Cu sont combinés à une molécule de çamma cholestéryline.

CHOLESTÉERYLINES

Il existe trois cholestènes qui se différencient les uns des autres par l'emplacement de leur double liaison.

Exemples : Cholestène normal :

Po

EE

Un, : |

Be CH2 | T rois cholestérols qui dérivent de ces trois cholestènes :

Cholestérol normal :

Allo-cholestérol (a) :

Allo-cholestérol (b) :

XGA Ke |

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