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effet, que le contact permanent avec une atmosphère d'hydrogène détermine une absorption plus rapide que le passage d’un courant de gaz et que l'agitation continue de la solution favorise cette absorption.
Je me sers d'hydrogène électrolytique que je fais passer sur du cuivre chauffé au rouge sombre et que je sèche sur de la potasse caustique. Un petit compteur de bulles, contenant quelques centimètres cubes de solution de potasse (D — 1,33) sert à observer la marche de l'absorption; il est intercalé entre le cuivre et la potasse.
L’absorption étant devenue nulle, on sépare, par décantation, la solution du noir de palladium qu’on lave, toujours par décantation, avec du cyclohexane. Il faut prendre soin de ne pas amener du noir sec au contact de l’air sur un fragment de papier : le noir s’échaufferait à l’incandescence, ce qui pourrait déterminer l’inflammation du dissolvant ou du papier. De plus, le noir serait devenu inactif.
La solution, séparée du palladium, est distillée. Le résidu est constitué par un hydrure liquide, bouillant sous point fixe et formé exclusivement par du tétrahydrure de phénanthrène caractérisé par son picrate et son dérivé bromé (1).
L’odeur du produit recueilli n’est pas aussi aromatique que celle des produits obtenus par les méthodes au sodium, au calcium, au nickel.
À aucun moment il n’a été possible d’entrevoir la formation de dihydrure. En prélevant des prises d’essais de solution et en les évaporant, on obtient des produits dont les points de fusion s’abaissent graduellement : la réaction du picrate ne permet pas de constater la disparition complète du phénanthrène avant l'apparition de tétrahydrure par suite de la formation d’un dihydrure comme stade intermédiaire.
Cette hydrogénation du phénanthrène au moyen de noir de palladium ne laissé pas que d’être intéressante. C’est le premier exemple connu d’hydrogénation, dans ces conditions, d’un carbure aussi condensé. Cela est d’autant plus remarquable que, d’après M. S. Fokin (?), l'absorption de l'hydrogène au moyen du palladium
(HVoirep 40; (2) S. Foxin, Zeit. f. ang. Ch., t. XXII, p. 1451-1459.
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est bien moins rapide qu'avec le platine par suite, selon lui, de la stabilité plus grande de l’hydrure (?). Il n’est pas inutile d’ajouter, toujours d’après M. Fokin, que les composés cycliques ne paraissent pas susceptibles d’hydrogénation en présence de platine, même à 1000; c’est le cas pour le phénanthrène.
L’hydrogénation de la phénanthrène-quinone dans les mêmes conditions donne lieu à la production d’eau et à plusieurs dérivés complexes qui n’ont pu être caractérisés. En tous cas, 1l n’y a pas de dihydrure de phénanthrène.
La très faible solubilité de la phénanthrène-quinone dans les dissolvants utilisables est, ici, un obstacle. Mais cette application, à la phénanthrène-quinone, de l’hydrogénation au moyen du noir de palladium, sera reprise ultérieurement.