‹ Étude de diverses méthodes d'hydrogénation dans leur application au phénanthrèneChapitre 19 sur 29 · M RS · texte numérisé non relu

M RS

Enfin, MM. J. Schmidt et Ernst Fischer (!),appliquant, au phénanthrène, la méthode d’hydrogénation de M. Wilstætter, au noir de platine, ont préparé le 9.10-dihydrure.

Ainsi que je l’ai longuement expliqué dans la première Partie de ce travail, je n’ai pas retrouvé les résultats de M. Schmidt et de ses élèves, ni ceux de MM. Padoa et Fabris.

Il est au moins singulier qu’en aucun cas : ni par le sodium, ni par le calcium, ni par le nickel, ni par le platine, ni par le palladium, je n’aie retiré trace de ce composé.

Cette constance dans mes échecs est remarquable.

Je ne voudrais pas induire de là que le dihydrure de phénanthrène n’existe pas. Toutefois, il est utile, avant d’examiner les propriétés attribuées au dihydrure, de rappeler combien il est difficile de purifier le phénanthrène et d’en éliminer tout le fluorène (ce dernier donnant un picrate — difficile à former, il est vrai — fusille à 810), et combien les entraînements de produits sont fréquents et faciles dans cette série.

Le dihydrure, disent MM. Schmidt et ses élèves, présente des propriétés analogues à celles du phénanthrène : il cristallise, comme ce dernier, en écailles blanches et fond à 940-950, c’est-à-dire seulement 4° plus bas que le phénanthrène.

On distingue ces deux composés au moyen de l’acide picrique : tandis que le phénanthrène forme, à froid, du picrate de phénanthrène, jaune, fusible à 1420-1439, la solution alcoolique du dihydrure ne fournit pas de picrate, même après une semaine de contact avec la solution alcoolique d'acide picrique. Il faut chauffer le mélange des solutions, la couleur passe alors du jaune au rouge, et, par refroidissement, le picrate de dihydrure se forme. Une recristallisation le purifie complètement. Point de fusion 1359-1390.

On pourrait se demander si le produit fondant à 94°-959 était suffisamment purifié, car les auteurs mentionnent : « le produit brut a été soumis à des cristallisations successives dans l’alcool éthylique jusqu’à ce que le point de fusion reste constant. Le produit ainsi obtenu est pur comme le prouve l'analyse suivante, ete. ».

(1) J. Scuminr et Ernst Fiscner, Ber. d. chem. Ges., t. XLI, 1908, P. 4225.

EURE L’analyse élémentaire est absolument impuissante à fournir cette preuve : les chiffres donnés pour la composition centésimale du produit pur sont trop voisins de ceux des produits pouvant constituer des impuretés ou des mélanges pour qu'ils puissent servir de criterium.

Voici les chiffres des analyses de M. Schmidt et de M. Ipatiew :

Calculé. M. Schmidt. M. Ipatiew.

Capo Loo) er er 93,29 93,02 93,79 FÉDOURRTOO) PERRET GTA 6,40 6,46

Le produit de M. Ipatiew a été retiré par dépôt de son mélange avec un hydrure liquide formé par hydrogénation du phénanthrène, sous pression de 100*!", à 3202,

MM. Schmidt et Metzger indiquent ensuite que le dihydrure, oxydé, donne de la phénanthrène-quinone en quantité théorique, et ne fixe pas de brome, en solution éthérée.

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