LE PEN
fondue, puis distillé dans le vide; on recueille, après rejet d’une très petite quantité de produit de tête, un liquide bouillant entière-
ment à 1230-1240 sous 13MM, Composition. — Ce liquide, analysé par ma méthode électrothermique, a donné les résultats suivants :
Substance = 05, 152; CO2 = 0f,5791; H20 — 08,1536; » = 0%, 1926; CO? = 05,637; H20 = 0#, 1690;
Soit, en centièmes :
Trouvé. Calculé 0 Sn — pour Ji 115 CHHIÉE CRC ER URRET, Rte 90,20 90 ,23 90,31 15 SR PE En LE R EA nc 9,74 9,79 9,69 Propriétés. — Ce composé est un liquide incolore, ne cristallisant
pas à — 10°, même au bout de 2 heures; il bout à 2809-2850 sous 76oMmM, à 1230-1240 sous 13MM, Sa densité, à o°, est 1,006, et, à 15°: 0,993. L’indice de réfraction (n)» mesuré à 15° a été trouvé égal à 1,537. La réfraction moléculaire est donc 58,48; le calcul indique 59,05 pour C!*EH'8,
Je dois mentionner ici les constantes attribuées par MM. Schmidt et Metzger à divers hydrures de phénanthrène obtenus par la méthode à l’acide iodhydrique, les proportions de phosphore et d'acide iodhydrique, la durée de chauffe et la température étant les éléments variables conduisant à des produits homogènes (1) (?):
Point Point de d’ébullition Densité Indice fusion. de737n2, à 20°. à 20°.
Hexahydrure.... — 7°- 8° 289°-290° T,04) 1,5704 Octohydrure .... —r11%-12° 289° 1,012 1,5599 Décahydrure .... -18°-20° 274°-295° 0,993 1,5335 Dodécahydrure . . 268°-269° . 0,964 1,5119
L’octohydrure de phénanthrène est peu soluble dans l’alcool froid, plus soluble dans l'alcool chaud, très soluble dans l’éther, la
() La phrase, qui revient sans cesse, est la suivante : « L'analyse prouve qu'il s’agit de .… hydrure pur.» Or, précisément, les composés sont si voisins que l’analyse ne peut rien prouver,
benzine, le chloroforme, assez soluble dans l'acide acétique cristallisable. [1 ne forme pas de combinaison picrique. En solution acétique, il absorbe le brome et donne näissance à des composés bromés liquides, instables, perdant facilement de l'acide bromhydrique, même par distillation dans le vide, ou dans l’entraînement par les vapeurs d’eau.
Oxydation. — Oxydé par l’acide chromique en solution acétique, l’octohydrure de phénanthrène ne donne pas de phénanthrènequinone. Traité dans les mêmes conditions que le tétrahydrure (1), il donne, de même, l'acide orthophtalique, sans qu’il ait été possible d'isoler un produit d’oxydation moins avancé.
Formule. — La formation d’acide o.phtalique comme produit d’oxydation de l’octohydrure de phénanthrène permet de proposer la formule suivante :
H2 -H2 ou i0N He HE 7 N 2 IN Vis péri He He?
les quatre nouveaux atomes d'hydrogène se fixant en 9, 10, & et £.