CHAPITRE [I
Purification du phénanthrène.
Le phénanthrène le plus pur qu’on trouve dans le commerce contient encore diverses impuretés, bien que fondant à 96° (non corrigé) et donnant un picrate fusible à 1439-1440.
J’ai eu la curiosité d'examiner les points de fusion de 30 fractions provenant de la précipitation de 100$ de phénanthrène très pur du commerce.
Les points de fusion indiqués sont des points de fusion non corrigés, pris sur bain de mercure, à température ascendante.
Les fractions ont été obtenues de la manière suivante : 100$ de phénanthrène ont été dissous dans 6! d’alcool à 95°, la solution, faite à chaud, demeure limpide à froid, puisque 1! d’alcool à 95° retient 255 de phénanthrène en dissolution saturée à 180.
La dissolution alcoolique à été additionnée d’eau par fractions de 100°"° jusqu’à cessation de précipité. Chaque fraction de carbure a été recueillie, essorée, puis séchée sur l’acide sulfurique.
Numéro Poids Point Numéro l'oids Point de la de la de de la de la de fraction. fraction. fusion. fraction. fraction. fusion.
Part ï 96! ae 3,5 “95 D 5 HOT Se 2 id. LE de 1835 95 SICLE STADE 2 id Serie 3 94À ARE eee à D) id HE ot e 3 944 Dre DO id DOS Ra tee 3 94 CFE 3 96 Ds sr ae D40 id TLossiatae ae 3 id DO 280) id.
See oies 4,9 id DS es 2P0 93% De 60 id DANCE ‘ D 92?
RÉ SOPRS ER 5 id DOTE 2 921 i AEAPER MEANS 5 90% AOC TARrTAR 2 g1+ 1 ECS 5 id PAST TE 0 01e 2 901 ie onto 1,0 951 DST ERA 1,9 90 AA 4 id. DOTE 1,5 id. LUE. st 95% IFR 1,5 id
re VE
Ce Tableau montre qu’il est de toute nécessité de purifier le produit pur du commerce.
J'ai essayé de purifier le phénanthrène par eristallisations successives dans l'alcool à 05°. Le produit m'avait paru pur, car, après cinq cristallisations successives, le point de fusion s'était montré constant pour un échantillon fractionné par cristallisation dans l’éther éthylique. Il n’en était rien.
J'ai done dû passer par la combinaison picrique du phénanthrène déjà relativement pur :
‘Dans 11,5 d'alcool à 95° bouillant, on dissout 100$ de phénanthrène préalablement purifñié par einq eristallisations successives dans l’alcool à 05°, et l’on ajoute 150$ d’acide picrique dissous dans l'alcool bouillant. Après refroidissement, on essore le picrate formé, on le lave avec un peu d'alcool, puis on le décompose, à chaud, avec de l’eau contenant un excès d’ammoniaque. Le phénanthrène est séparé, lavé un grand nombre de fois en le délayant avec de l’eau bouillante, essoré, puis cristallisé plusieurs fois dans l'alcook à 950. Il est alors très blanc et exempt d’acide pierique.
Les ouvrages adoptent comme point de fusion du phénanthrène tantôt 900-1002 indiqué par M. Grœbe, tantôt 96° indiqué par M. Ostermayer pour un phénanthrène régénéré d’un bibromure par l’action de la potasse alcoolique.
J'ai pris, avec soin, le point de fusion du phénanthrène purifié dans les conditions que j'ai indiquées :
En employant le bloc de M. Maquenne, j'ai obtenu, en température ascendante : 960,5 et, en température descendante (point où le produit cesse de fondre, point de fusion instantanée) : 1002.
Sur le bain de mercure, j'ai obtenu, toutes corrections faites : en température ascendante, 079,7 et, en température descendante, 1009,3.
Enfin, avec le tube capillaire et au bain de vaseline, j’ai obtenu 99° (point corrigé).
Il y a donc lieu, dans l'indication des points de fusion, de spécifier la manière de ils ont été pris, de petites différences dans les observations pouvant en découler pour certains produits.