‹ Étude de diverses méthodes d'hydrogénation dans leur application au phénanthrèneChapitre 5 sur 29 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Hydrogénation par le sodium et l’alcool amylique.

MM. Bamberger et Lodter (1), par application de leur méthode d’hydrogénation au moyen du sodium et de alcool amylique aux divers carbures polyacétyléniques :naphtaline, anthracène, phénanthrène, acénaphtène, rétène, ont obtenu le dihydronaphtalène, le tétrahydronaphtalène, le dihydroanthracène, le tétrahydrophénanthrène, le tétrahydroacénaphtène, le tétrahydrorétène.

MM. J. Schmidt et R. Metzger (?) ayant, dans leur XXI Communication relative à l’Etude sur la série du phénanthrène, indiqué qu’ils avaient obtenu le dihydrure de phénanthrène par hydrogénation au moyen du sodium et de l’alcool amylique, en employant 6 de sodium, pour 101 de phénanthrène, j'ai répété. plusieurs fois les expériences de ces derniers auteurs, et je n’ai pas retrouvé les résultats annoncés.

J’ai opéré dans les mêmes conditions que MM. Schmidt et Mezger :

À une solution bouillante de 20% de phénanthrène dans 150°%° d'alcool amylique sec, placée dans un ballon de 1! surmonté d’un réfrigérant à reflux, on ajoute, peu à peu, en 3 heures, 8* de sodium coupé en petits morceaux.

Le liquide prend une coloration orangée.

La réduction terminée, le liquide chaud est versé, en agitant, dans 1l d’eau acidulée par une quantité suffisante d'acide sulfurique, Après refroidissement et repos, la solution amylique est séparée, lavée et séchée, puis distillée dans le vide en éliminant tout ce qui passe au-dessous de 1002. Le reste du liquide est dissous dans l'alcool éthylique et la solution alcoolique est distillée dans le vide, au-dessous de 1000, pour éliminer tout l’alcool amylique. Le produit obtenu est dissous dans de l'alcool éthylique bouillant, puis la solution alcoolique est précipitée par l’eau.

(1) BamserGer et Lonrer, Ber. d. chem. Ges., t. XX. p. 3075. (2) J. Scuminr et R. Merzcer, Ber. d. chem. Ges., t. XL, 1907, p. 4242:

Es A

Après repos, on obtient un magma coloré, cristallin, imprégné d’un produit liquide en suspension dans le mélange hydroalcoolique. On filtre, on essore et l’on presse, pour recueillir le produit solide qui est purifié par dissolution dans l'alcool éthylique, précipitation par l’eau et cristallisations répétées dans l’alcool éthylique.

Le produit liquide en suspension dans le mélange hydroalcoolique est extrait par l’éther éthylique. La solution éthérée, lavée, séchée, est distillée. Le résidu constitue un produit liquide (85), bouillant à 3100, donnant un picrate fusible à 1060 et un dérivé dibromé fusible à 1480,5 : c’est du tétrahydrure de phénanthrène.

Le produit solide purifié se présente en cristaux homogènes blancs, fusibles à 99°, donnant un picrate fusible à 1440 : c’est du phénanthrène.

Dans des conditions identiques, MM. J. Schmidt et Metzger ont obtenu 75,2 de dihydrure de phénanthrène et 11% de tétrahydrure.

Malgré les recherches les plus minutieuses, je n’ai pu réussir à isoler du dihydrure parmi les produits de la réaction qui ont toujours été composés exclusivement de tétrahydrure de phénanthrène et de phénanthrène.

En répétant la réaction avec 165 de sodium, au lieu de 85, pour 208 de phénanthrène, j'ai obtenu 185 de tétrahydrure, résultat conforme aux indications de MM. Bamberger et Lodter ainsi d’ailleurs qu’à celles de MM. J. Schmidt et Metzger pour ces conditions.

Aïnsi, par hydrogénation au moyen de l’alcool amylique et du sodium, j'ai obtenu les mêmes résultats qu'avec l’emploi de l’alcool éthylique et du sodium : formation de tétrahydrure en proportions variables suivant la quantité de sodium employée, et absence complète de dihydrure de phénanthrène.

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